Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait que l'État lui attribue un logement adapté à ses besoins sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le tribunal avait déjà ordonné au préfet de Seine-et-Marne d'assurer le logement de l'intéressée par un jugement du 31 juillet 2025. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes sans instruction complémentaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’ordonner à l’Etat de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités en application du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Vu :
- le jugement n°2500014 du tribunal administratif de Melun en date du 31 juillet 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. C... premier vice-président, pour statuer sur les litiges visés à cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative que : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance: /(…) ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…). ».
2. Par un jugement en date du 31 juillet 2025, antérieur à la présente requête, le tribunal a déjà ordonné au préfet du Seine-et-Marne d’assurer le logement de Mme B... en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Le premier vice-président,
O. C...
La République mande et ordonne au ministre chargé du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,