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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2517318

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2517318

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2517318
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, se prononce sur un recours en excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement. Il constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car le requérant, après avoir été libéré, n'a pas fourni d'adresse de domiciliation permettant la notification des actes de procédure, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La juridiction prononce donc un non-lieu à statuer en l'état.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 novembre 2025, M. C... B... A... demande au tribunal d’annuler les décisions du 24 novembre 2025 par lesquelles le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d’un an.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».

3. M. B... A... demande au tribunal d’annuler les décisions du 24 novembre 2025 par lesquelles le préfet de police l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d’un an. Toutefois, la requête de M. B... A..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas de domiciliation. Par ailleurs, M. B... A... a été remis en liberté en application d’une ordonnance du 2 décembre 2025 de la Cour d’appel de Paris, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. B... A....



ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a plus lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. C... B... A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de police de Paris.


Fait à Melun, le 13 mars 2026.


La présidente




F. DEMURGER


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,




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