Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par M. C... contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Cette décision est motivée par le défaut de domiciliation du requérant dans sa requête, empêchant la notification des actes de procédure, après sa remise en liberté. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 décembre 2025, M. C... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 9 décembre 2025 par lequel la préfète de l’Essonne l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».
M. A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 9 décembre 2025 par lequel la préfète de l’Essonne l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Toutefois, la requête de M. A..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas de domiciliation. Par ailleurs, M. A... a été remis en liberté en application d’une ordonnance du 14 décembre 2025 du tribunal judiciaire de Meaux, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. A....
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Melun, le 13 mars 2026.
La présidente
Signé : F. DEMURGER
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,