Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement. La juridiction retient cette solution car le requérant, initialement en rétention, n'a pas indiqué son domicile dans sa requête et n'a fourni aucune adresse de notification après sa libération, méconnaissant ainsi les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 décembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler les décisions du 19 décembre 2025 par lesquelles le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2026, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».
3. M. B... demande au tribunal d’annuler les arrêtés du 19 décembre 2025 par lesquels le préfet de police de Paris, d’une part, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination et, d’autre part, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Toutefois, la requête de M. B..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas son domicile. Par ailleurs, M. B... a été remis en liberté en application d’une ordonnance du 26 décembre 2025 de la Cour d’appel de Paris, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. B....
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ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. A... B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de police de Paris.
Fait à Melun, le 13 mars 2026.
La présidente,
F. DEMURGER
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,