Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2600260
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2600260 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VI VAN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Vi Van, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental a refusé de prolonger a prise en charge au-delà de sa majorité dans le cadre d’un contrat jeune majeur ;
3°) d’enjoindre au département de Seine-et-Marne de lui accorder le bénéfice d’une prise en charge jusqu’à ce qu’il accède à l’autonomie et ce, dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, étant précisé que cette prise en charge sera globale et répondra à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d’emploi et de ressources ;
4°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, au département de Seine-et-Marne de réexaminer sa demande de prise en charge en qualité de jeune majeur dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du département de Seine-et-Marne le versement de la somme de 1 500 euros à son conseil, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle, ou, si l’aide juridictionnelle ne lui est pas attribuée, de lui verser directement cette somme.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux ;
- elle méconnait les articles L. 221-1 et L. 221-5 du code de l'action sociale et des familles et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation dès lors qu’il est dépourvu de soutien familial, de ressources, de titre de séjour et de solution d’hébergement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2026, le département de Seine-et-Marne, représenté par le président de son conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la formalisation d’un contrat jeune majeur avec le requérant le 21 janvier 2026 a implicitement retiré la décision attaquée ;
- les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Par décision du 15 juillet 2026, M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
La présidente du tribunal a désigné Mme Issard, première conseillère, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer selon la procédure prévue par cet article.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / ... / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :
2. Il résulte de l’instruction que M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 juillet 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
3. Aux termes de l’article L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles : « La protection de l'enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l'enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, dans le respect de ses droits. (…) Ces interventions peuvent également être destinées à des majeurs de moins de vingt et un ans connaissant des difficultés susceptibles de compromettre gravement leur équilibre (…) ». Aux termes de l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre (…) ». Aux termes de l’article L. 222- 5 du même code : « Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / … / 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. / Peuvent être également pris en charge à titre temporaire par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui éprouvent des difficultés d'insertion sociale faute de ressources ou d'un soutien familial suffisants. / Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ».
4. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant une prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance ou mettant fin à une telle prise en charge, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner la situation de l’intéressé, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l’article R. 772-8 du code de justice administrative.
5. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. B... a bénéficié de plusieurs contrats jeunes majeurs, le dernier se prolongeant jusqu’au 7 novembre 2026. Dans ces conditions et eu égard à l’office du juge défini au point précédent, consistant à examiner la situation de l’intéressé à la date où il statue, les conclusions de M. B... dirigées contre la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire formé le 30 décembre 2025 qui confirme la décision initiale du 12 décembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé de prolonger sa prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance dans le cadre d’un contrat jeune majeure au-delà du 20 janvier 2026 sont devenues sans objet après l’introduction de sa demande devant le tribunal. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête.
Sur les frais liés à l’instance :
6. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B..., à l’exception des conclusions présentées au titre des frais liés à l’instance.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au département de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée
C. ISSARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Vi Van, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental a refusé de prolonger a prise en charge au-delà de sa majorité dans le cadre d’un contrat jeune majeur ;
3°) d’enjoindre au département de Seine-et-Marne de lui accorder le bénéfice d’une prise en charge jusqu’à ce qu’il accède à l’autonomie et ce, dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, étant précisé que cette prise en charge sera globale et répondra à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d’emploi et de ressources ;
4°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, au département de Seine-et-Marne de réexaminer sa demande de prise en charge en qualité de jeune majeur dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du département de Seine-et-Marne le versement de la somme de 1 500 euros à son conseil, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle, ou, si l’aide juridictionnelle ne lui est pas attribuée, de lui verser directement cette somme.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen réel et sérieux ;
- elle méconnait les articles L. 221-1 et L. 221-5 du code de l'action sociale et des familles et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation dès lors qu’il est dépourvu de soutien familial, de ressources, de titre de séjour et de solution d’hébergement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2026, le département de Seine-et-Marne, représenté par le président de son conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la formalisation d’un contrat jeune majeur avec le requérant le 21 janvier 2026 a implicitement retiré la décision attaquée ;
- les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Par décision du 15 juillet 2026, M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
La présidente du tribunal a désigné Mme Issard, première conseillère, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer selon la procédure prévue par cet article.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / ... / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :
2. Il résulte de l’instruction que M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 juillet 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
3. Aux termes de l’article L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles : « La protection de l'enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l'enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, dans le respect de ses droits. (…) Ces interventions peuvent également être destinées à des majeurs de moins de vingt et un ans connaissant des difficultés susceptibles de compromettre gravement leur équilibre (…) ». Aux termes de l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre (…) ». Aux termes de l’article L. 222- 5 du même code : « Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / … / 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. / Peuvent être également pris en charge à titre temporaire par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui éprouvent des difficultés d'insertion sociale faute de ressources ou d'un soutien familial suffisants. / Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ».
4. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant une prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance ou mettant fin à une telle prise en charge, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner la situation de l’intéressé, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l’article R. 772-8 du code de justice administrative.
5. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. B... a bénéficié de plusieurs contrats jeunes majeurs, le dernier se prolongeant jusqu’au 7 novembre 2026. Dans ces conditions et eu égard à l’office du juge défini au point précédent, consistant à examiner la situation de l’intéressé à la date où il statue, les conclusions de M. B... dirigées contre la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire formé le 30 décembre 2025 qui confirme la décision initiale du 12 décembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé de prolonger sa prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance dans le cadre d’un contrat jeune majeure au-delà du 20 janvier 2026 sont devenues sans objet après l’introduction de sa demande devant le tribunal. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête.
Sur les frais liés à l’instance :
6. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B..., à l’exception des conclusions présentées au titre des frais liés à l’instance.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au département de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée
C. ISSARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Décisions similaires
TA95Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026