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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2601201

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2601201

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2601201
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de la commune d’Étrépilly, qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de la dégradation de la toiture et de la cheminée d’une propriété, mais n’a produit aucun document permettant d’établir l’état réel de l’immeuble. En l’absence d’éléments suffisants pour démontrer que le bien entre dans le champ d’application de cet article, le juge des référés estime que la requête n’est pas fondée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2026, la commune d’Etrépilly, représentée par son maire en exercice, demande au tribunal de nommer un expert en application des dispositions de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation aux fins d’examiner l’état de la propriété située au 12 rue du Pont Verard sur le territoire de sa commune.

Elle soutient que :

- la propriété située sur la parcelle cadastrée B 424, au 12 rue du Pont Verard à Etrépilly (77139), n’offre plus les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique ;
- elle a notamment constaté une dégradation de la toiture et de la cheminée et des chutes de tuiles sur le domaine public et dans les propriétés voisines ;
- dans ces conditions, elle demande au juge des référés de désigner, en application des dispositions de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, un expert chargé d’examiner l’état du bâtiment, de dresser constat de son état et de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger éventuellement constaté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B..., premier vice-président, comme juge des référés.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation : « Préalablement à l’adoption de l’arrêté de mise en sécurité, l’autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d’un expert afin qu’il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L’expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l’expert conclut à l’existence d’un danger imminent, l’autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 556-1 du code de justice administrative : « Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, d’une demande tendant à la désignation d’un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l’article R. 531-1. ». Aux termes de l’article R. 531-1 du même code : « S’il n’est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d’avocat et même en l’absence d’une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. /(...) ».

Par la présente requête, la commune d’Etrépilly soutient que la propriété située sur la parcelle cadastrée B 424, au 12 rue du Pont Verard à Etrépilly (77139), présente un danger pour la sécurité publique. Toutefois, en raison de l’absence de tout document sur l’état de l’immeuble en cause, permettant au tribunal de s’assurer que celui-ci entre bien dans le champ de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, la commune d’Etrépilly n’établit pas le bien-fondé de sa demande. Par suite, en l’état de l’instruction, la requête de la commune d’Etrépilly relative à la demande de désignation d’un expert doit être rejetée.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la commune d’Etrépilly est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d’Etrépilly et à M. et Mme A..., propriétaires désignés.

Fait à Melun, le 28 janvier 2026.

Le juge des référés,





Signé : O. B...

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
le greffier,


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