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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2601805

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2601805

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2601805
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantASSADOLLAHI

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la délivrance de l'attestation par l'administration, et rejette les autres conclusions. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais irrépétibles).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 février 2026, Mme B..., représentée par Me Assadollahi, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai d’une semaine à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2026, le préfet du Val-de-Marne, représenté par la SELARL Actis Avocats, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :
il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de l’instance, Mme A..., ressortissante iranienne née le 24 août 1962, qui a déposé le 21 octobre 2025, au moyen du téléservice « ANEF », une demande de renouvellement de son dernier titre de séjour, à savoir une carte de séjour temporaire portant la mention « visiteur » valable du 2 janvier 2025 au 1er janvier 2026, s’est vu délivrer une attestation de prolongation de l’instruction de cette demande, valable du 4 février au 3 mai 2026. Par suite, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte qu’elle a présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a par ailleurs pas lieu de mettre à la charge de l’État la somme que la requérante demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par Mme A... au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 :
Les conclusions de la requête de Mme A... sont rejetées pour le surplus.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Val-de-Marne.


Fait à Melun, le 4 mars 2026.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLA
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

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