LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2603238

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2603238

lundi 9 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2603238
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantATIAS-ROUSSEAU-HAYOUN AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision ministérielle constatant la perte de validité du permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant, par ses infractions répétées au code de la route, s'était lui-même placé dans cette situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions du référé-suspension.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 février 2026, M. B... A... représentée par Me Hayoun, demande au tribunal, en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 25 décembre 2025 du ministre de l’intérieur, constatant la perte de validité de son permis de conduire ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 400 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- il dirige une société de restauration rapide, son permis de conduite lui étant indispensable pour exercer cette activité, notamment les livraisons de nuit ;
- il y a urgence à suspendre, la décision portant une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle et risque de la mettre en péril ;
- elle porte atteinte à son droit d’aller et de venir ;
- sa résidence est peu desservie par les transports en commun ;
- les infractions en cause sont antérieures à 2024 ;
- l’administration ne démontre pas lui avoir notifié les pertes de points successifs ;
- il n’a pas obtenu la restitution des points liés à des infractions pour lesquels un seul point était retiré.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Dewailly, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. L’urgence ne justifie que soit prononcée la suspension de l’exécution d’une décision administrative que pour autant que celle-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande tendant à la suspension d’une telle décision, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue.

3. Au soutien de sa demande de suspension de l’exécution de la décision « 48SI » du ministre de l’intérieur portant notification globale de retrait de l’ensemble des points de son permis, interdiction de conduire et injonction de restitution de son permis de conduire M. A... fait valoir qu’elle fait obstacle à l’exercice des fonctions de gérant de la société Woodiz, dont l’activité de « restauration rapide sur place et à emporter et pizzeria », a commencé en novembre 2025, et qu’effectuant des livraisons, son permis de conduire est indispensable. Toutefois, ces allégations relatives aux livraisons qu’ils effectueraient lui-même, ne sont assorties d’aucun élément permettant d’en apprécier la réalité ou le bien-fondé. Le requérant se bornant à produire l’immatriculation de cette société au registre du commerce et des sociétés. Il ne ressort par ailleurs d’aucune pièce du dossier qu’il exerce cette activité seul et que le retrait de son permis de conduire mettrait en péril son activité professionnelle. A supposer même que ce soit le cas, il ressort des pièces du dossier que M. A... a commis entre juin 2020 et juin 2025, neuf infractions au code de la route ayant entraîné le retrait total de 21 points de son permis de conduire, révélant ainsi, contrairement à ce qu’il soutient, des actes répétés et contraires aux exigences de protection et de sécurité routière et à des heures globalement difficilement compatibles avec son affirmation selon laquelle il ferait des livraisons de nuit pour les besoins de son activité. A cet égard, à supposer même qu’il ait dû être tenu compte de la restitution de cinq points, M. A... ne disposait, en tout état de cause, plus des douze points permettant de considérer que son permis de conduire était encore valide. Ainsi, M. A... qui, par un comportement récurrent, s’est placé de lui-même dans la situation d’urgence qu’il invoque, ne peut être regardé comme justifiant sérieusement l’existence d’une telle situation d’urgence, laquelle doit s’apprécier objectivement et globalement, au sens des dispositions précitées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, la requête de M. A... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 susvisé du même code.




O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie pour information sera transmise au préfet de Seine-et-Marne et au ministre de l’intérieur et des outre-mer.


Fait à Melun le 9 mars 2026.

Le juge des référés,



Signé : S. DEWAILLY

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions