LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2000972

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2000972

lundi 17 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2000972
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème chambre
Avocat requérantATHON-PEREZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement avant dire droit du 28 juin 2022, avant de statuer sur la requête de Mme B G, enregistrée sous le n° 2000972, tendant à la condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à lui verser une somme de 297 200 euros, assortie de intérêts au taux légal et de la capitalisation, en réparation des préjudices subis du fait de trois pathologies dont elle est atteinte, le tribunal administratif a ordonné une expertise médicale en vue de lui permettre d'évaluer la nature et l'étendue de tous les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, tant temporaires que permanents subis par Mme B G, directement et exclusivement liés aux pathologies imputables à son service et à ses conditions de travail, à l'exclusion de ceux résultant de son état antérieur, ainsi que de l'évolution et des conséquences prévisibles de celui-ci, et plus généralement de toute autre cause étrangère et de décrire et d'évaluer les préjudices de toutes natures en lien avec ces pathologies.

Les experts nommés par le tribunal ont rendu leur rapport le 29 janvier 2024.

Par un courrier du 7 février 2024, les parties ont été invitées à produire leurs observations.

Les parties n'ont pas produit d'observations complémentaires.

Vu :

- l'ordonnance en date du 22 août 2022 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné le Dr C A, oto-rhino-laryngologue et le docteur E F, rhumatologue, en qualité d'experts ;

- l'ordonnance en date du 14 septembre 2022 par laquelle le tribunal a procédé au remplacement du docteur C A par le docteur D H ;

- l'ordonnance du 20 octobre 2022 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a accordé au docteur F une allocation provisionnelle de 2 592 euros à valoir sur le montant des honoraires et débours devant être ultérieurement taxés ;

- l'ordonnance du 7 novembre 2022 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a accordé au docteur H une allocation provisionnelle de 2 000 euros à valoir sur le montant des honoraires et débours devant être ultérieurement taxés ;

- l'ordonnance, du 14 mai 2024 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a liquidé et taxé les frais et honoraires du Dr F à la somme de 2760 euros T.T.C. qui comprend le montant des allocations provisionnelles accordées par ordonnances du 20 octobre 2022 à la charge du centre hospitalier Sud Francilien ;

- l'ordonnance, du 14 mai 2024 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a liquidé et taxé les frais et honoraires du Dr H à la somme de 2340 euros T.T.C. qui comprend le montant des allocations provisionnelles accordées par ordonnances du 7 novembre 2022 à la charge du centre hospitalier Sud Francilien ;

- le rapport déposé par les experts enregistré le 29 janvier 2024 ;

Vu :

- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le code des pensions civiles et militaires ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rivet ;

- les conclusions de M. Nicolas Chavet, rapporteur public ;

- les observations de Me Athon-Perez représentant Mme G et de Me Boileau représentant le centre hospitalier Sud Francilien ;

Une note en délibéré, enregistrée le 31 mai 2024 pour le centre hospitalier Sud Francilien, n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le courant de l'année 2010, Mme B G, née le 14 septembre 1962, infirmière affectée au pôle de consultation oto-rhino-laryngologique du centre hospitalier Sud Francilien (CHSF), a rencontré des gênes respiratoires, qui se sont aggravées en 2012 lorsque son service a changé de locaux. A la suite de son hospitalisation pendant quinze jours en juin 2012 pour une crise d'asthme sévère, le diagnostic d'un asthme bronchique a été posé. Elle a été placée en congé maladie puis réintégrée à temps partiel thérapeutique à partir du 4 novembre 2013 et pour six mois, avant que son état de santé ne fasse l'objet d'une rechute et que ne survienne une deuxième crise d'asthme sévère en décembre 2013. Son état a nécessité un nouvel arrêt de travail du 5 mars 2014 au 8 juin 2015. Durant cette période, Mme G a été hospitalisée en avril 2014 pour l'exploration d'une masse surrénalienne révélant un incidentalome surrénalien. Le 6 août 2014 a été réalisée une ablation de sa glande surrénale gauche. Elle a été de nouveau hospitalisée en août et en septembre 2014 pour une insuffisance et une décompensation surrénales. A la fin de l'année 2015, sont apparues des coxalgies accompagnées, au début de l'année 2016, d'un diagnostic de nécrose de la tête fémorale de sa hanche gauche et d'une coxarthrose. Dans le courant de l'année, deux prothèses de hanche lui ont été posées. Malgré une reprise de son travail à temps partiel le 17 décembre 2018, son état a justifié un nouvel arrêt de travail en avril 2019. Par une décision du 26 janvier 2021, Mme G a été admise à la retraite pour invalidité à partir du 1er février 2021, ainsi qu'au bénéfice d'une rente viagère d'invalidité.

2. Par une requête et des mémoires enregistrés le 6 février 2020, le 7 septembre 2020, le 10 février 2021 et le 24 décembre 2021, Mme G a saisi le tribunal afin de condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à l'indemniser des préjudices découlant de ses différentes pathologies pour une somme totale de 326 600 euros assortie des intérêts et de leur capitalisation. Par le jugement avant dire droit du 28 juin 2022, le tribunal de Versailles, après avoir écarté l'exception de prescription quadriennale opposée en défense par le centre hospitalier Sud Francilien, a considéré que Mme G était fondée à soutenir que ses pathologies respiratoire, endocrinienne et rhumatologique étaient imputables au service et à demander la réparation, par le centre hospitalier Sud Francilien, des préjudices en résultant sur le fondement de sa responsabilité sans faute. Toutefois, avant de statuer sur la demande indemnitaire de Mme G, le tribunal administratif a ordonné une expertise médicale en vue d'évaluer la nature et l'étendue de tous les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, tant temporaires que permanents subis par Mme B G, directement et exclusivement liés aux pathologies imputables à son service et à ses conditions de travail, à l'exclusion de ceux résultant de son état antérieur, ainsi que de l'évolution et des conséquences prévisibles de celui-ci, et plus généralement de toute autre cause étrangère et de décrire et d'évaluer les préjudices de toutes natures en lien avec ces pathologies.

3. Les experts désignés ont rendu leur rapport le 24 janvier 2024. Ils ont estimé que la question centrale expertale n'était pas le fait de savoir si la pathologie présentée par Mme G était en lien avec son travail et l'exposition aux ammoniums quaternaires dès lors que son asthme avait déjà été reconnu en pathologie professionnelle le 1er octobre 2010, mais plutôt de savoir quel était le taux de déficit fonctionnel permanent, présenté par l'intéressée au vu de sa pathologie bronchique et des conséquences rhumatologique et endocrinologiques qu'a pu avoir la prise de corticoïdes oraux au long cours qui ont été prescris pour son asthme. En l'espèce, les experts ont estimé que Mme G n'avait aucun état antérieur qui aurait pu expliquer son asthme et les pathologies rhumatologique et endocrinienne survenue suite à la prise de corticoïdes oraux de façon prolongée pour son asthme. Il résulte par ailleurs de l'instruction que la date de consolidation sur le plan rhumatologique est déterminée à 3 mois de la dernière intervention chirurgicale de mise en place de la deuxième prothèse de hanche, soit le 21 février 2017. La date de consolidation de la pathologie endocrinienne est fixée au 24 février 2017, date à laquelle la substitution par hydrocortisone entraine un état stable. Enfin, sur le plan pulmonaire, la date de consolidation de l'état de santé de Mme G est fixée au 11 Janvier 2024. Les experts ont par ailleurs estimé que le taux de déficit fonctionnel permanent, en incluant les trois pathologies décrites et développées suite à l'exposition aux ammoniums quaternaires, devait être fixé à 50%.

Sur les fondements de la responsabilité :

4. Les dispositions des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et 65 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité, doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font, en revanche, obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre cette personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.

5. En application de ces dispositions, Mme G est donc fondée à demander la condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à l'indemniser, sur le fondement de la responsabilité sans faute, des préjudices patrimoniaux autres que les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par sa maladie professionnelle et pris en charge par la rente viagère d'invalidité ainsi que l'ensemble des autres préjudices extrapatrimoniaux en lien avec sa maladie professionnelle.

Sur les préjudices indemnisables :

En ce qui concerne les préjudices extra patrimoniaux temporaires :

S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :

6. Il résulte de l'instruction que Mme G a subi un déficit fonctionnel temporaire total de soixante-sept jours lors d'hospitalisations sur les années 2012 à 2018, et un déficit fonctionnel temporaire de 15 % sur l'ensemble des périodes correspondant à ses arrêts de travail. Il sera fait une juste appréciation de l'ensemble du déficit fonctionnel temporaire subi par Mme G en lien avec sa pathologie professionnelle en condamnant le centre hospitalier Sud Francilien à lui verser la somme de 6 480 euros.

S'agissant des souffrances endurées

7. Les souffrances endurées par Mme G pendant toute la période antérieure à la consolidation de son état de santé ont été évaluée par les experts à 4 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en condamnant le centre hospitalier Sud Francilien à verser à Mme G la somme de 7 200 euros.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux permanents :

S'agissant du déficit fonctionnel permanent :

8. Mme G était âgée de 62 ans à la date de consolidation fixée par les experts au 11 janvier 2024. Il sera fait une juste appréciation de son déficit fonctionnel permanent fixé à 50% par les experts en lui allouant la somme de 100 000 euros.

S'agissant des souffrances endurées :

9. La somme de 100 000 euros allouée par le tribunal administratif à Mme G au titre du déficit fonctionnel permanent, répare les troubles dans les conditions d'existence afférents à l'incapacité permanente partielle dont elle est atteinte et notamment les douleurs séquellaires et le préjudice moral. Par suite, la demande indemnitaire tendant à la réparation de préjudices de cette nature doit être rejetée.

S'agissant des troubles dans les conditions d'existence :

10. Mme G demande au tribunal que lui soit allouée la somme de 30 000 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence post consolidation, en précisant que " les rendez-vous médicaux à répétition, les arrêts maladies, mais aussi plus globalement les impacts des maladies sur tous les aspects de sa vie privée et professionnelle " perdureront. Toutefois, les troubles ainsi définis par la requérante ne constituent pas un préjudice distinct de ceux indemnisés au titre du déficit fonctionnel permanent. Dans ces conditions, et faute pour Mme G d'assortir sa demande de plus amples précisions, ses conclusions à fin d'indemnisation de troubles permanents dans ces conditions d'existence doivent être rejetées.

11. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner le centre hospitalier Sud Francilien à verser à Mme G la somme totale de 113 680 euros en réparation de l'ensemble de ses préjudices.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

12. Mme G a droit, conformément à sa demande, aux intérêts au taux légal sur la somme totale allouée en réparation de ses préjudices à compter de la date de sa demande indemnitaire préalable, soit le 6 février 2020.

13. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 6 février 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 6 février 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les dépens :

14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".

15. Les dépens constitués des frais d'expertise, liquidés et taxés par les ordonnances susvisées de la présidente du présent tribunal à une somme totale de 5 100 euros sont mis à la charge définitive du centre hospitalier Sud Francilien

Sur les frais de l'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme G, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier Sud Francilien demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier Sud Francilien une somme de 1 800 euros à verser à la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1 : Le centre hospitalier Sud francilien est condamné à verser à Mme G la somme de 113 680 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 février 2020. Les intérêts échus à la date du 6 février 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : Le centre hospitalier Sud francilien versera à Mme G la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 5 100 euros par les ordonnances susvisées de la présidente du tribunal en date du 14 mai 2024 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier Sud francilien.

Article 4 : Les conclusions de centre hospitalier Sud francilien tendant à la mise à la charge de Mme G d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B G, et au centre hospitalier Sud francilien.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Féral, président,

Mme Rivet, première conseillère,

M. Gibelin, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 17 juin 2024.

La rapporteure,

signé

S. Rivet

Le président,

signé

R. Féral

La greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions