lundi 24 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2002559 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | LEGRANDGERARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 avril 2020, M. A E D, représenté par Me Clavier, demande au tribunal :
1°) de condamner l'établissement du Grand Paris Aménagement à lui verser une somme de 25 699, 55 euros assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation à compter de la date d'introduction de la requête, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'accident dont il a été victime le 25 août 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'établissement du Grand Paris Aménagement une somme de 3000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le lien de causalité entre ses préjudices et son accident de la voie publique est établi ;
- la responsabilité de l'établissement Grand Paris doit être engagée pour défaut d'entretien normal de la chaussée;
- ses préjudices se décomposent comme suit :
- une gêne temporaire totale de deux jours, pour un montant de 70 euros;
- une gêne temporaire de 50% sur une période de 82 jours pour un montant total de 1 435 euros ;
- une gêne temporaire de 10% sur une période de 159 jours pour un montant total de 559,50 euros ;
- une incapacité permanente partielle de 4% pour un montant de 7 200 euros ;
- des souffrances endurées évaluée à 3 sur une échelle de 7 pour un montant de 7 200 euros ;
- un préjudice esthétique temporaire évalué à 250 euros ;
- un préjudice esthétique définitif évalué à 2 sur une échelle de 7 pour un montant de 4000 euros ;
- le recours à l'aide par une tierce personne pour un montant de 1 845 euros ;
- une perte de gain professionnel à hauteur de 1840, 05 euros ;
- des frais d'expertise pour un montant de 300 euros et des frais irrépétibles pour un montant de 1200 euros ;
Par des mémoires enregistrés le 11 mai 2021 et le 4 juin 2021, la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines (CPAM), représentée par Me Legrandgerard, conclut à ce que l'établissement du Grand Paris Aménagement soit condamné à lui verser la somme de 3 944,14 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la date du jugement à intervenir ainsi que la somme de 1 098 euros en application des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et la somme de 1200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle produit l'attestation définitive des débours par elle exposés accompagnée de l'attestation d'imputabilité des prestations servies suite à l'accident dont a été victime M. E D, établie par le médecin conseil.
La requête a été communiquée à l'établissement du Grand Paris Aménagement qui n'a pas produit d'observations, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 9 avril 2021, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 30 novembre 2021, la clôture immédiate de l'instruction a été prononcée, en application des articles R. 613-1 et R. 611-11-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif à l'indemnité forfaitaire de gestion ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Ghiandoni, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. M. A E D, chauffeur livreur né le 25 mars 1988, a été victime le 25 août 2016 à 19h25 d'un accident sur la voie publique alors qu'il circulait en scooter avenue Fritz Lang à Bois d'Arcy (78). Après avoir procédé au dépassement d'un véhicule, et alors qu'il tentait de se rabattre, il a perdu l'équilibre en roulant dans une déformation de la chaussée type " nid de poule " et est tombé de son véhicule. Souffrant d'une fracture ouverte de la malléole externe gauche avec perte de substance, d'une plaie de la face postero interne du coude gauche et de multiples dermabrasions des pieds, genoux et mains, M. E D a été transporté par les pompiers aux urgences du centre hospitalier de Versailles où il est resté hospitalisé jusqu'au 28 août. Il a subi une intervention de suture au niveau de la cheville gauche et de la main droite et une immobilisation dans une attelle cruro-pédieuse de 45 jours lui a été prescrite ainsi que de la rééducation fonctionnelle jusqu'à la fin de l'année 2016. Informé de cet accident par les services du commissariat d'agglomération, l'établissement du Grand Paris Aménagement, propriétaire et gestionnaire de la voirie de l'avenue Fritz Lang, a orienté M. E D vers son assureur, la Compagnie Allianz par courrier du 28 mars 2017. Par un courrier du 10 décembre 2019, la compagnie Allianz déclinait sa compétence en faisant savoir à M. E D que le contrat qui la liait à l'établissement défendeur avait été résilié au 1er janvier 2017 soit une date antérieure à la demande formée par le requérant, le 22 février 2017. Par un courrier du 7 janvier 2020, M. E D a alors présenté à l'établissement Grand Paris Aménagement, une demande indemnitaire préalable tendant à la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis pour défaut d'entretien normal de cette voirie. L'établissement n'a pas fait suite à cette demande. Par la présente requête, M. E D demande au tribunal de condamner l'établissement Grand Paris Aménagement à l'indemniser de ses préjudices.
Sur la responsabilité de l'établissement public Grand Paris Aménagement :
2. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage, des dommages qu'il a subis, l'usager de l'ouvrage public doit démontrer, d'une part, la réalité de son préjudice et, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur elle, il incombe à la personne publique maître de l'ouvrage, soit d'établir qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage, soit de démontrer la faute de la victime ou l'existence d'un évènement de force majeure.
En ce qui concerne le lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public :
3. Il résulte de l'instruction, notamment du certificat médical du service des urgences et de celui du médecin de l'unité médico judicaire des Yvelines établi le 20 octobre 2016 que l'ensemble des blessures constatées chez M. E D résultent de l'accident de scooter survenu sur la voie publique le 26 août 2016 avenue Fritz Lang à Bois d'Arcy. Il résulte également des déclarations du témoin présent sur place et du procès-verbal de police établi le 18 octobre 2016, éléments non contestés par le défendeur qui n'a pas produit de mémoire en défense en dépit de la mise en demeure qui lui a été faite par le tribunal, que la chute de scooter de M. D a été directement causée par le passage dans un nid de poule d'un encaissement particulièrement profond sur une longueur de deux mètres. Ainsi, l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ouvrage et le dommage est établi.
En ce qui concerne le défaut d'entretien normal de l'ouvrage :
4. Il ressort de la convention publique d'aménagement signée avec la commune de Bois d'Arcy pour la réalisation de la ZAC de la Croix Bonnet, de la voirie de l'Avenue Fritz Lang que l'établissement Grand Paris Aménagement en est propriétaire et gestionnaire. Il résulte de l'instruction et notamment des déclarations de l'adjoint au maire le 23 janvier 2017 que les déformations de la chaussée avaient été signalées dès le mois de juin 2016 à l'établissement. Par ailleurs, il résulte également du procès-verbal d'audition de la directrice adjointe de l'établissement public, entendue le 16 février 2017, que les travaux nécessaires à la réfection de la chaussée avaient été différés en attendant le passage d'un expert. Enfin, il n'est pas établi qu'au moment de l'accident une signalisation indiquant " trous en formation " avait été mise en place. Dans ces conditions, il est constant que Grand Paris Aménagement n'a pas normalement entretenu l'ouvrage à l'origine du dommage.
5. Il résulte de ce qui précède que M. E D est fondé à soutenir que la responsabilité de l'établissement du Grand Paris Aménagement, qui n'a pas produit d'observations, est engagée du fait de l'accident qu'il a subi le 26 août 2016. Par suite, il est également fondé à demander réparation de l'entier dommage résultant de cet accident.
Sur l'indemnisation des préjudices de M. E D :
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux temporaires :
S'agissant des frais de santé :
6. La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Yvelines dernière justifie avoir engagé des frais et débours pour le compte de son assuré, justifiés par l'attestation définitives d'imputabilité datée du 19 mai 2021 produite au dossier pour des montants de 869, 87 euros au titre des frais médicaux, 306,34 euros au titre des frais pharmaceutiques, 38,34 euros au titre des frais d'appareillage et 51,73 euros au titre de frais de transport. Par suite, il y a lieu de condamner l'établissement public du Grand Paris Aménagement à verser à la CPAM des Yvelines la somme de 1 266,28 euros en remboursement des frais de santé occasionnés par l'accident dont a été victime M. E D.
S'agissant des frais divers :
7. Il résulte de l'instruction que M. E D a eu recours aux services d'un expert médical pour évaluer les préjudices dont il demande réparation. Il produit à l'appui de son recours une note d'honoraires de 300 euros. Il y a lieu de condamner l'établissement du Grand Paris Aménagement à lui verser cette somme de 300 euros au titre de l'indemnisation des frais divers.
8. En revanche, il y a lieu de rejeter la demande de M. E D tendant au remboursement d'une somme de 1 200 euros au titre de frais irrépétibles dès lors qu'il n'établit pas avoir engagé ces frais dans le cadre d'une procédure antérieure à la présente instance.
S'agissant de la perte de gains professionnels actuels :
9. M. E D expose qu'avant la consolidation de son état de santé, il a été placé en arrêt de travail notamment du 28 août au 20 novembre 2016 et qu'il a subi de ce fait une perte de revenus égale à la différence entre ses salaires et les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Il produit au dossier les fiches de paye d'un salaire moyen de 1 613 euros. La CPAM des Yvelines justifie de son côté, par son attestation définitive des débours, avoir versé à M. E D des indemnités journalières sur la période du 30 octobre 2016 au 18 novembre 2016 pour un montant total de 2 677,86 euros. Il résulte de l'instruction que le requérant a effectivement subi une perte de revenu de 1 840 euros. Dans ces conditions, il y a lieu de mettre à la charge de Grand Paris une somme de 1 840 euros à verser à M. E D et une somme 2 677,86 euros à verser à la CPAM des Yvelines.
S'agissant de l'assistance par tierce-personne :
10. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire déterminé, au vu des pièces du dossier, par référence, soit au montant des salaires des personnes à employer augmentés des cotisations sociales dues par l'employeur, soit aux tarifs des organismes offrant de telles prestations, en permettant le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat et sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.
11. L'expert a évalué le besoin en assistance par une tierce-personne de M. E D à 1 heure et demi par jour, pendant toute la période de déficit fonctionnel partiel de 50% soit du 29 août 2016 au 18 novembre 2016 sur une période de 82 jours. En tenant compte du nombre de jours et de semaines concernées rapportées à une année de 412 jours comprenant les congés payés et jours fériés et du montant du SMIC horaire brut augmenté des charges sociales de l'époque, fixé à 13,50 euros, s'agissant en l'espèce d'une assistance non spécialisée, ce préjudice peut être évalué à la somme totale de 1 873 euros, qu'il y a lieu mettre à la charge de l'établissement public du Grand Paris Aménagement.
En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux temporaires :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
12. Il résulte du rapport d'expertise du Dr C que M. E D a subi un déficit fonctionnel temporaire total du 26 au 28 août 2016, puis un déficit fonctionnel temporaire partiel de 50 % du 29 août 2016 au 18 novembre 2016 et de 10 % du 19 novembre 2016 au 26 avril 2017. Il en sera fait une juste appréciation en mettant à la charge de Grand Paris Aménagement une somme de 765 euros à verser à M. E D.
S'agissant des souffrances endurées :
13. L'expert a évalué à 3 sur une échelle de 7 les souffrances endurées par M. E D. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 3 600 euros.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire :
14. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant, conformément à la demande du requérant, à la somme de 250 euros.
En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux permanents :
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
15. Le déficit fonctionnel permanent subi par M. E D qui consiste notamment en une légère boiterie, a été évalué par l'expert à 4 %. Par suite, il y a lieu d'en faire une juste évaluation, compte tenu de l'âge du requérant à la date de consolidation fixée par l'expert au 26 avril 2017, en mettant à la charge de l'établissement public responsable une somme de 5 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
16. Le préjudice esthétique permanent a été évalué par les experts à 2 sur une échelle de 1 à 7 en raison de multiples cicatrices. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 1 800 euros.
17. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner Grand Paris Aménagement à verser à M. E D la somme totale de 15 428 euros en réparation des préjudices subis suite à l'accident de scooter du 26 août 2016, et à la CPAM des Yvelines, la somme totale de 3 944,14 euros en remboursement des débours qu'elle a exposé suite à cet accident.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
18. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ". Aux termes de l'article 1343-2 du même code : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise ". Il résulte de ces dispositions que, d'une part, lorsqu'ils sont demandés, et quelle que soit la date de la demande, les intérêts des indemnités allouées sont dus à compter du jour où la demande de réclamation de la somme principale est parvenue à la partie débitrice ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité, et que, d'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière.
19. Conformément à la demande de la caisse, les indemnités allouées à la CPAM des Yvelines en remboursement de ses débours seront assorties des intérêts au taux légal à compter de la date de notification du présent jugement.
20. M. E D demande que les indemnités qui lui sont allouées soient assorties des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. Il y a lieu de faire droit à cette demande d'intérêts à compter, comme il le demande, de la date d'introduction de sa requête soit le 16 avril 2020. La capitalisation s'accomplit ensuite de nouveau à chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande. Il y a lieu, dès lors, de faire droit à la demande de capitalisation du requérant à compter du 16 avril 2021 et à chaque échéance annuelle.
Sur l'indemnité forfaire de gestion :
21. L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale permet aux caisses d'assurance maladie exerçant leur recours subrogatoire de recouvrer une indemnité forfaitaire de gestion égale au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans des limites fixées par arrêté. L'article 1er de l'arrêté susvisé du 14 décembre 2021 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2022 fixe les montants minimum et maximum de cette indemnité forfaitaire de gestion à respectivement 110 euros et 1 114 euros. Eu égard au montant des sommes accordées à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines, il y a lieu de condamner l'établissement du Grand Paris Aménagement à lui verser la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Il y a lieu de mettre à la charge de l'établissement du Grand Paris Aménagement la somme de 1 500 euros à verser à M. E D et une somme de 1000 euros à verser à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : L'établissement du Grand Paris Aménagement versera à M. E D la somme de 15 428 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 16 avril 2020. Les intérêts échus à la date du 16 avril 2021, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : L'établissement du Grand Paris Aménagement versera à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines une somme de 3 944,14 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : L'établissement du Grand Paris Aménagement versera à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 4 : L'établissement du Grand Paris Aménagement versera, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros à M. E D et la somme de 1000 euros à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A E D, à l'établissement de Grand Paris Aménagement et à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition du greffe le 24 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
S. B
La présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026