jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2006023 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2020, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur sa demande indemnitaire du 4 juin 2020 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 20 000 euros en réparation des préjudices matériel et moral qu'il a subis ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- faute de saisir la commission de réforme pour avis avant de fixer la date de consolidation de son état de santé par le courrier du 30 août 2019 le mettant en demeure de reprendre ses fonctions ou de justifier de son absence, à défaut de quoi il sera radié des cadres pour abandon de poste, l'administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- l'administration a également commis une faute en procédant à des retenues sur ses traitements avant d'avoir saisi l'instance médicale compétente pour apprécier son aptitude à reprendre ses fonctions ;
- les retenues sur ses traitements sont illégales, dès lors que son état de santé n'est pas consolidé et qu'il a justifié de l'impossibilité de reprendre ses fonctions en adressant à l'administration des pièces faisant état de l'aggravation de son état de santé ;
- en procédant à des retenues sur ses traitements dans l'attente de l'avis de la commission de réforme, l'administration a méconnu les articles 24 et 25 du décret du 14 mars 1986, ce qui est de nature à engager sa responsabilité ;
- il a subi des préjudices directs et certains en raison des illégalités commises dans la gestion de son accident de service ;
- il subit un préjudice matériel en raison des retenues sur ses traitements, ce qui le place dans une situation financière précaire, ce préjudice pouvant être évalué à 5 000 euros ;
- il a subi un préjudice moral à hauteur de 15 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la décision fixant la date de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019 n'est entachée d'aucune illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- sa situation ne relève d'aucun des cas de saisine obligatoire du comité médical s'agissant d'une reprise d'activité à la suite d'une contre-visite du médecin agréé ;
- les retenues sur traitement pour absence de service fait ont un caractère purement comptable et il était en situation de compétence liée en l'absence de service fait par M. D et en tout état de cause, il n'a pas commis d'illégalité, dès lors que M. D n'a pas produit d'éléments de nature à remettre en cause les conclusions de l'expertise médicale ;
- M. D ne justifie ni de la réalité des préjudices subis, ni de leur montant, ni de l'existence d'un lien de causalité avec les fautes invoquées ;
- à titre subsidiaire, ses demandes doivent être ramenées à de plus justes proportions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 61-825 du 29 juillet 1961 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique,
- et les observations de Me Beaulac pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, alors surveillant pénitentiaire stagiaire à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine a été victime, le 7 novembre 2015, d'un accident de travail, qui a été reconnu imputable au service. Le 2 juin 2020, il a adressé une demande indemnitaire préalable au garde des sceaux, ministre de la justice tendant à l'indemnisation des préjudices matériel et moral qu'il a subis en raison des retenues sur traitement pour absence de service fait qui lui ont été notifiées depuis le 7 octobre 2019 et de l'absence de saisine de la commission de réforme et du comité médical. Le silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur cette demande, reçue le 4 juin 2020, a fait naître une décision implicite de rejet, le 4 août 2020. M. D demande l'annulation de cette décision ainsi que la condamnation de l'Etat à lui verser la somme totale de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire préalable de M. D :
2. M. D, en demandant la réparation des préjudices subis, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein-contentieux. La décision implicite de rejet née du silence du garde des sceaux, ministre de la justice sur la demande indemnitaire préalable que lui a adressée M. D, le 2 juin 2020 a pour seul effet de lier le contentieux, sans que son annulation puisse être utilement demandée.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa rédaction alors en vigueur : " La commission de réforme est consultée notamment sur : / 1. L'octroi du congé de maladie ou de longue maladie susceptible d'être accordé en application des dispositions du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () / 5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () ".
4. Il résulte de l'instruction que la commission de réforme s'est prononcée, le 30 juin 2020, sur l'accident de service de M. D, son aptitude à reprendre ses fonctions et la date de consolidation de son état de santé. Par une décision du 16 juillet 2020, la directrice de la maison centrale des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019 en se fondant sur les conclusions de l'expertise médicale réalisée par le Dr B qui a examiné M. D le 28 mai 2019. Ainsi, alors même que le courrier du 30 août 2019, par lequel le directeur de la maison centrale des Hauts-de-Seine mettait M. D en demeure de reprendre son service dans un délai de 48 heures à compter de la notification de ce courrier, énonçait que l'expert avait conclu à la consolidation de son état de santé à compter du 2 juin 2019, ce courrier n'avait ni pour objet, ni pour effet de fixer la date de consolidation de l'état de santé de M. D. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'Etat aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en fixant la date de consolidation de son état de santé dès le 30 août 2019 avant d'avoir saisi la commission de réforme.
5. En deuxième lieu, l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, énonce que : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire () ". Selon l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961 de finances rectificative pour 1961, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " () L'absence de service fait, pendant une fraction quelconque de la journée, donne lieu à une retenue dont le montant est égal à la fraction du traitement frappée d'indivisibilité () / II n'y a pas service fait : / 1° Lorsque l'agent s'abstient d'effectuer tout ou partie de ses heures de services ; / 2° Lorsque l'agent, bien qu'effectuant ses heures de service, n'exécute pas tout ou partie des obligations de service qui s'attachent à sa fonction telles qu'elles sont définies dans leur nature et leurs modalités par l'autorité compétente dans le cadre des lois et règlements () ". Aux termes de l'article 41 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le bénéficiaire d'un congé de longue maladie ou de longue durée ne peut reprendre ses fonctions à l'expiration ou au cours dudit congé que s'il est reconnu apte, après examen par un spécialiste agréé et avis favorable du comité médical compétent. / Cet examen peut être demandé soit par le fonctionnaire, soit par l'administration dont il relève () ". L'article 24 du même décret énonce que : " Sous réserve des dispositions de l'article 27 ci-dessous, en cas de maladie dûment constatée et mettant le fonctionnaire dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, celui-ci est de droit mis en congé de maladie. ". En vertu de l'article 25 du même décret dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Pour obtenir un congé de maladie ainsi que le renouvellement du congé initialement accordé, le fonctionnaire adresse à l'administration dont il relève, dans un délai de quarante-huit heures suivant son établissement, un avis d'interruption de travail. Cet avis indique, d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail () / L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite. / Le comité médical compétent peut être saisi, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. ".
6. En vertu de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 le fonctionnaire, placé de plein droit en congé de maladie dès la demande qu'il a formulée sur le fondement d'un certificat médical prescrivant un arrêt de travail, demeure en situation régulière tant que l'administration n'a pas contesté le bien-fondé de ce congé. Les dispositions ci-dessus rappelées de l'article 25 du décret du 14 mars 1986 ont seulement pour objet de permettre à l'administration, saisie d'une demande de congé de maladie, de vérifier, pour l'avenir, le bien-fondé de celle-ci en faisant procéder, le cas échéant, à une contre-visite du demandeur par un médecin agréé. Lorsque le médecin agréé qui a procédé à la contre-visite du fonctionnaire placé en congé maladie conclut à l'aptitude de celui-ci à reprendre l'exercice de ses fonctions, il appartient à l'intéressé de saisir le comité médical compétent s'il conteste ces conclusions. Si, sans contester ces conclusions, une aggravation de son état ou une nouvelle affection, survenue l'une ou l'autre postérieurement à la contre-visite, le met dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, il lui appartient de faire parvenir à l'autorité administrative un nouveau certificat médical attestant l'existence de ces circonstances nouvelles.
7. Il résulte de l'instruction que le Dr B, médecin agréé, qui a rédigé les conclusions de son expertise le 19 août 2019 après avoir examiné M. D le 28 mai 2019, a estimé qu'il était apte à reprendre ses fonctions à compter du 2 juin 2019 avec des aménagements. Il résulte de ce qui est dit au point précédent qu'il appartenait à M. D, s'il entendait contester les conclusions de l'expertise, de saisir le comité médical compétent. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que le garde des sceaux, ministre de la justice aurait dû saisir le comité médical compétent avant de procéder à des retenues sur ses traitements et qu'en ne saisissant pas cette instance, il a commis une illégalité de nature à engager sa responsabilité.
8. En troisième lieu, d'une part, il résulte de l'instruction que, le 19 août 2019, le Dr B a estimé que M. D était apte à la reprise des fonctions de surveillant pénitentiaire à compter du 2 juin 2019 " avec ménagement, sans port de charge supérieure à 8 kg et sans marche prolongée ". A la suite de cette expertise, M. D a adressé un certificat médical de son médecin traitant prescrivant un arrêt de travail pour la période du 26 septembre 2019 au 17 janvier 2020 pour une " lombosciatique x2 chronique ". Ce nouveau certificat médical, qui confirme la pathologie dont M. D est atteint, ne permet pas d'estimer que son état de santé se serait aggravé et qu'ainsi, il ferait état de circonstances nouvelles relatives à son état de santé le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions au sens des principes rappelés au point 6.
9. D'autre part, il résulte de l'instruction que M. D a adressé à l'administration un certificat du 9 janvier 2020 de son médecin traitant, selon lequel il subit " de plus en plus d'accès aigus douloureux " de sa sciatique le contraignant à prendre des antalgiques plus forts provoquant une somnolence qui l'empêche de reprendre ses fonctions ainsi qu'un compte-rendu du 5 février 2020 d'un chirurgien indiquant que, si " les lésions compressives restent stables ", la symptomatologie semble s'aggraver et la gêne fonctionnelle reste " sévère ". Ce médecin préconise une intervention chirurgicale lourde. Le certificat du 9 janvier 2020 relève, par ailleurs, que l'état de santé de M. D n'est pas stabilisé. Il résulte également de l'instruction que M. D a demandé la saisine du comité médical afin de contester les conclusions du rapport d'expertise du Dr B, par un courrier du 21 janvier 2020 adressé à la directrice de la maison centrale de Poissy. Cette dernière l'a informé, le 25 février 2020, que sa demande était en cours de traitement. De plus, par un courriel du 4 mai 2020, le médecin de prévention de la maison centrale de Poissy relève la discordance entre l'avis de l'expert et celui des médecins de M. D pour estimer qu'une saisine de la commission de réforme est indispensable ainsi qu'une nouvelle expertise compte-tenu du caractère ancien de la précédente.
10. Il résulte de ce qui précède que M. D est fondé à soutenir, par application des principes rappelés au point 6, que, dès lors qu'il a demandé la saisine du comité médial et produit des pièces médicales faisant état de l'aggravation de son état de santé, la directrice de la maison centrale de Poissy ne pouvait regarder son absence pendant la période du 9 janvier au 16 juillet 2020 comme irrégulière et suspendre son traitement pour absence de service fait pendant cette période. La responsabilité de l'administration est, en conséquence, de nature à être engagée pour la période du 9 janvier au 16 juillet 2020.
En ce qui concerne l'indemnisation :
11. En premier lieu, M. D demande la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros au titre du préjudice matériel qu'il a subi en raison des retenues sur ses traitements, qui l'ont placé dans une situation financière précaire. Il a toutefois contesté les décisions portant retenues sur ses traitements par des requêtes auxquelles le tribunal a fait droit pour la période postérieure au 9 janvier 2020 par des jugements du 1er décembre 2022 et enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice de procéder à la régularisation de ces traitements dans un délai de quatre mois à compter de la notification de ces jugements. M. D n'établit pas avoir subi un préjudice matériel autre que celui résultant des retenues opérées illégalement sur ses traitements à compter du 9 janvier 2020. Par suite, la réalité du préjudice matériel, qui ne serait pas intégralement réparé par la régularisation de ses traitements, n'est pas établie. La demande de M. D au titre de ce chef de préjudice doit, en conséquence, être rejetée.
12. En second lieu, M. D demande la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 15 000 euros au titre du préjudice moral qu'il estime avoir subi en raison du refus du chef d'établissement de la maison d'arrêt de Poissy de reconnaître la réalité de son état de santé et son incapacité à reprendre ses fonctions et de son sentiment d'angoisse d'être dans l'incapacité de faire face aux charges de la vie quotidienne. Eu égard aux retenues illégales sur les traitements de M. D pendant plusieurs mois à compter du 9 janvier 2020, seules de nature à lui ouvrir droit à une indemnisation ainsi qu'il est dit au point 10 du présent jugement, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par M. D en l'évaluant à la somme de 2 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
13. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. D de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. D la somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral qu'il a subi.
Article 2 : L'Etat versera à M. D une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 5 janvier 2023.
La présidente-rapporteure,
signé
C. C L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
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