jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2008628 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | SCP DUBAULT BIRI & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 décembre 2020, la société à responsabilité limitée (SARL) Imparator, représentée par Me Dumont, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et en pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie pour les exercices clos en 2013, 2014 et 2015 ;
2°) de lui accorder le bénéfice du sursis de paiement prévu par les dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la proposition de rectification est insuffisamment motivée concernant la rectification opérée en matière d'insuffisance d'actif, dès lors qu'elle ne contient aucun fondement légal et juridique ni aucune référence au code général des impôts ; elle se prévaut sur ce point de la doctrine administrative exprimée au bulletin officiel des impôts référencé BOI-CF-IOR-10-40 publié le 4 octobre 2017 ;
- c'est à tort que le service a procédé à une rectification relative au profit sur le Trésor au titre de l'exercice clos en 2014, d'un montant de 20 323 euros, en considérant que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée n'étaient pas implicitement comptabilisés dans les résultats, alors que ces rectifications conduisent au contraire à lui faire supporter une double imposition ; tout rappel de taxe sur la valeur ajoutée n'est pas générateur d'un profit égal au montant du rappel effectué et cela est le cas pour une opération intracommunautaire générant une taxe sur la valeur collectée et déductible ; le service en a refusé la déduction au motif que la société n'avait pas fourni le justificatif relatif à cette opération intracommunautaire, mais cela impliquerait, qu'à défaut, l'opération n'aurait pas le caractère d'opération intracommunautaire, qu'il n'y aurait pas de taxe sur la valeur ajoutée collectée ni de taxe sur la valeur ajoutée déductible, et ainsi qu'aucun rappel n'aurait dû être notifié ;
- c'est à tort que le service a procédé à une rectification relative à des charges non justifiées ; elle reconnaît avoir comptabilisé à tort sur les exercices clos en 2013 et 2014 des charges à hauteur de 91 874,09 euros et de 52 014,12 euros mais, s'étant aperçue de son erreur, elle a procédé à la régularisation de cette écriture passée en doublon en date du 1er juillet 2015, correspondant à l'exercice clos en 2016 ; elle ne peut ainsi être imposée deux fois sur ces mêmes montants, une fois au titre de la rectification proposée et une fois au titre des produits enregistrés au titre de l'exercice clos en 2016 ;
- c'est à tort que le service a procédé à une rectification relative à la perte exceptionnelle d'un montant de 24 000 euros qu'elle a comptabilisée au titre de l'exercice clos en 2013 ; si, en principe, les provisions doivent être calculées à partir d'éléments réels et non selon des procédés forfaitaires, la jurisprudence admet toutefois la déduction d'une provision pour dépréciation de stocks évaluée sur la base d'observations statistiques dès lors qu'elles permettent d'obtenir une approximation suffisante dans l'évaluation de la dépréciation ; en l'espèce, étant une société de petite taille où il est relativement compliqué de déterminer de façon très précise le montant total des produits frais perdus et ayant dû être jetés, elle a essayé de " faire au plus juste " concernant cette perte ; le montant de 24 000 euros correspond à 2% des marchandises vendues, ce chiffre ne pouvant ainsi être considéré comme anormal ; la comptabilisation de la perte de marchandises dans le compte " pertes exceptionnelles " relève d'un choix de gestion qui n'a pas d'impact sur le résultat fiscal de la société et qui est ainsi opposable à l'administration fiscale qui ne doit pas s'immiscer dans sa gestion ; par ailleurs, il est surprenant que l'administration fiscale admette qu'elle-même a comptabilisé, en débit du compte " 67 ", une charge exceptionnelle d'un montant de 36 150 euros au titre de l'exercice clos en 2015, mais a compensé ce montant par une écriture au crédit du compte " 607 " pour le même montant, ces écritures n'ayant pas d'impact sur le résultat, tout en procédant à un rehaussement afférent à ces pertes de marchandises ; elle se prévaut de la doctrine administrative exprimée au paragraphe n°90 du bulletin officiel des impôts référencé BOI-BIC-PDSTK-20-20-10-20 publié le 23 septembre 2013.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 mai 2021, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mathé, rapporteure,
- et les conclusions de M. Armand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Imparator, qui exerce une activité d'alimentation générale, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er janvier 2012 au 30 juin 2015. Par une proposition de rectification du 19 décembre 2016, le service vérificateur l'a informée qu'il envisageait de mettre à sa charge, selon la procédure de rectification contradictoire, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015, assortis d'intérêts de retard, de l'amende prévue par l'article 1788 du code général des impôts pour les rappels de taxe sur la valeur ajoutée, et la majoration de 10% pour les suppléments d'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2014. Par une décision du 6 mars 2017, le service a partiellement maintenu les rectifications envisagées à la suite des observations de la société. Par une décision prise sur recours hiérarchique du 25 avril 2017, une partie de ces rectifications a été abandonnée. Par une décision du 28 octobre 2020, le service a partiellement fait droit à la réclamation d'assiette présentée par la SARL Imparator le 8 juillet 2016. La SARL Imparator demande la décharge des impositions, intérêts de retard, pénalités et amendes laissés à sa charge.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / Sur demande du contribuable reçu par l'administration avant l'expiration du délai mentionné à l'article L. 11, ce délai est prorogé de trente jours () ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même code : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée ". Il résulte de ces dispositions que, dans la proposition de rectification, l'administration doit indiquer au contribuable les motifs et le montant des rehaussements envisagés, la catégorie de revenus dans laquelle ils sont opérés, ainsi que les années d'imposition concernées. En revanche, elle n'est pas tenue en toute circonstance, sous peine d'irrégularité, de mentionner dans la proposition de rectification les articles du code général des impôts dont il est fait application.
3. Il résulte des mentions de la proposition de rectification du 19 décembre 2016 qu'elle comprend l'ensemble des éléments mentionnés au point 2, y compris le montant des droits, taxes et pénalités résultant de ces rectifications. Dans ces conditions, et alors même qu'elle n'indique pas les articles du code général des impôts dont la mention n'était pas indispensable à la bonne intelligibilité des rectifications, la proposition de rectification était suffisamment motivée pour permettre à la SARL Imparator de présenter utilement ses observations.
4. En second lieu, la société requérante ne peut utilement invoquer la doctrine administrative exprimée au bulletin officiel des impôts référencé BOI-CF-IOR-10-40 publié le 4 octobre 2017, relative à la procédure d'imposition, qui est exclue du champ d'application de la garantie contre les changements de doctrine figurant à l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
5. Aux termes de l'article de l'article 38 du code général des impôts : " () 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. () ". Aux termes de l'article 39 du même code : " I. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : / 1° les frais généraux de toute nature () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 de ce code que de la correction de leur inscription en comptabilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
S'agissant du profit sur le Trésor :
6. Il résulte de l'instruction, notamment des mentions non contestées de la proposition de rectification du 19 décembre 2016, que le service vérificateur a procédé à un rappel de taxe sur la valeur ajoutée déduite à raison d'achats effectués auprès de la société Malatyapazari pour un montant de 20 322 euros, faute de présentation de pièces justificatives. Dès lors qu'il n'est pas établi que la SARL Imparator aurait comptabilisé une taxe sur la valeur ajoutée collectée d'un même montant, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'opération réalisée aurait donné lieu à une taxe sur la valeur ajoutée collectée et à une taxe sur la valeur ajoutée déductible qui s'annuleraient, et que ce rappel de taxe sur la valeur ajoutée déductible n'aurait ainsi généré aucun profit sur le Trésor. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a considéré que ce rappel avait donné lieu pour la SARL Imparator à un profit qui n'avait pas été implicitement comptabilisé par celle-ci.
S'agissant des charges doublement comptabilisées :
7. Il est constant que la SARL Imparator a comptabilisé en charges déductibles au titre des exercices clos en 2013 et en 2014, les sommes de 91 874,09 euros et de 52 014,12 euros, qui constituent des doublons ne pouvant être admis en déduction du résultat imposable. En outre, ces charges, qui concernent des marchandises livrées au cours de l'exercice clos en 2013, auraient dû être déduites au titre de cet exercice, ce qui n'est d'ailleurs pas contesté. Si la société requérante soutient avoir corrigé cette erreur le 1er juillet 2015 en comptabilisant des produits pour un même montant au titre de l'exercice clos en 2016, cette circonstance qui est postérieure à l'exercice clos en 2014 est ainsi sans incidence sur le bien-fondé de ce chef de rectification. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a réintégré la somme de 143 888 euros au bénéfice imposable de la SARL Imparator au titre de l'exercice clos en 2014.
S'agissant de la perte exceptionnelle :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la SARL Imparator a comptabilisé, au titre de l'exercice clos en 2013, une perte exceptionnelle d'un montant de 2 000 euros par mois, soit 24 000 euros au titre de cet exercice et qu'elle a indiqué, au cours des procédures de contrôle et de rectification, que cette perte exceptionnelle correspondait à la perte de produits frais, que le montant était évalué forfaitairement et qu'elle ne disposait pas d'éléments précis pour justifier de cette somme. La SARL Imparator ayant comptabilisé cette somme en perte exceptionnelle et non en provision pour dépréciation de stocks, et sans qu'il résulte de l'instruction que l'administration fiscale se serait immiscée dans ses choix de gestion, elle ne peut utilement se prévaloir de ce que la jurisprudence admet la déduction d'une provision pour dépréciation de stocks évaluée sur la base d'observations statistiques dès lors qu'elles permettent d'obtenir une approximation suffisante dans l'évaluation de la dépréciation, et soutenir qu'il lui est difficile, en tant que petite entreprise, de déterminer de façon très précise le montant total des produits frais perdus qu'elle a évalué à 2% des marchandises vendues. Au demeurant, la société requérante n'apporte pas le moindre élément de nature à justifier de la déductibilité d'une telle charge. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a réintégré la somme de 24 000 euros dans le résultat imposable de la SARL Imparator au titre de l'exercice clos en 2013.
9. En deuxième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration fiscale aurait mis à la charge de la SARL Imparator des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2015 à la suite de la réintégration, dans son résultat imposable, d'une perte exceptionnelle comptabilisée à hauteur de 36 150 euros. Par suite, et en tout état de cause, ce moyen doit être écarté.
10. En dernier lieu, la société requérante, qui n'invoque d'ailleurs pas les dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, ne saurait, en tout état de cause, se prévaloir de la doctrine administrative exprimée au paragraphe n°90 du bulletin officiel des impôts référencé BOI-BIC-PDSTK-20-20-10-20 publié le 23 septembre 2013, qui concerne uniquement les provisions pour dépréciation de stocks et non les charges ou pertes exceptionnelles.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL Imparator n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et en pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie pour les exercices clos en 2013, 2014 et 2015.
Sur les conclusions tendant au bénéfice du sursis de paiement :
12. Le présent jugement tranchant le litige au fond, les conclusions aux fins de sursis de paiement sont sans objet.
Sur les frais du litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société requérante à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SARL Imparator tendant au bénéfice du sursis de paiement.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Imparator, et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 13 octobre, à laquelle siégeaient :
- M. Ouardes, président,
- M. de Miguel, premier conseiller,
- Mme Mathé, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
C. MathéLe président,
signé
P. Ouardes
La greffière,
signé
A. Gateau
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026