LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2100213

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2100213

lundi 19 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2100213
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème chambre
Avocat requérantPIERSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 janvier 2021, 23 février, 1er mars et 17 avril 2023, Mme A B, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures, de condamner l'établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre à lui verser la somme de

1 540 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de sa chute au niveau de la rue du Pont supérieur à Juvisy sur Orge en rentrant de son travail.

Elle soutient que :

- le trottoir sur lequel elle a chuté comportait de nombreux trous, notamment une fissure de 20 centimètres, dans une zone obscure et sans signalisation ;

- compte tenu de l'absence d'éclairage et de balisage lumineux, le motif tiré du caractère minime de l'excavation ne saurait même être pris en compte ;

- cet accident lui a occasionné une entorse à la cheville gauche, un important

hématome au genou droit, et des lésions sur la main gauche et droite dont les douleurs ont persisté durant trois semaines;

- elle estime ses préjudices à 250 euros pour les dommages

matériels subis (écran du téléphone portable et talon de chaussure), 150 euros pour des frais de garde d'enfants, 240 euros au titre de l'incapacité temporaire de travail, et 900 euros pour le préjudice moral ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2023 et un mémoire non communiqué enregistré le 18 avril 2023, l'Etablissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre, représenté par Me Pierson, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire à son rejet au fond.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable pour absence de conclusions et de présentation d'une demande indemnitaire préalable;

- la responsabilité de la commune de Juvisy est engagée en raison d'un défaut d'éclairage suffisant à l'origine de la chute ;

- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 7 avril 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne, a déclaré ne pas intervenir dans l'instance.

La requête a été communiquée à la commune de Juvisy qui, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 8 novembre 2022, n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rivet,

- les conclusions de Mme Ghiandoni, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B déclare avoir, le 8 novembre 2018 vers 20h fait une chute sur la voie publique au niveau de la rue du Pont supérieur à Juvisy sur Orge en sortant de la gare de RER. Elle doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner l'établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre à lui verser la somme de 1 540 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis au décours de cette chute.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage, des dommages qu'il a subis, l'usager de l'ouvrage public doit démontrer, d'une part, la réalité de son préjudice et, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur elle, il incombe à la personne publique maître de l'ouvrage, soit d'établir qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage, soit de démontrer la faute de la victime ou l'existence d'un évènement de force majeure.

3. En l'espèce, Mme B soutient avoir chuté le 8 novembre 2018 en raison de la présence d'un trou d'environ 20 centimètres sur un trottoir endommagé par l'usure et les travaux après que son talon se soit bloqué dans une excavation. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'elle ne produit qu'un témoignage d'une personne qui n'a pas assistée directement à sa chute. Il résulte en particulier des photographies produites par la requérante que la déformation incriminée était minime et n'excédait ni par sa profondeur, ni par son étendue les obstacles contre lesquels un usager de la voie publique doit se prémunir et qui doivent alors être signalés. Il résulte également de l'instruction que la requérante connaissait les lieux puisqu'elle les empruntait régulièrement, ceux-ci se situant sur son trajet habituel travail/domicile. Enfin, si la requérante produit des photographies pour établir l'absence d'éclairage des lieux, les photographies ne sont pas datées et ne permettent donc pas d'établir l'absence d'éclairage d'autant plus que le témoin indirect de sa chute indique seulement que la rue était sombre et peu éclairée. Il résulte donc de ce qui vient d'être dit que la défectuosité en cause de la chaussée était minime et pouvait être franchie sans risque par un piéton normalement attentif et prudent. La requérante n'est donc pas fondée à rechercher la responsabilité de l'établissement public.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à l'Etablissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre, à la Commune de Juvisy et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mégret, présidente,

Mme Rivet, première conseillère,

M. Gibelin, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition du greffe le 19 juin 2023.

La rapporteure,

signé

S. Rivet

La présidente,

signé

S. Mégret

La greffière,

signé

Y. Bouakkaz

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions