vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2100357 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LAPLAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 janvier 2021, 4 avril 2022, 18 septembre 2022, 23 février 2023, 28 février 2023, 14 avril 2023, 19 mai 2023, 9 août 2023, 4 septembre 2023 et 2 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Laplagne, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de donner acte de son désistement de ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre des armées a refusé d'abroger son brevet de pension ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire du 19 octobre 2020 et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 133 109 euros, assortie des intérêts au taux légal, ainsi qu'une rente de 336 euros mensuels à compter du 1er janvier 2023 en réparation des préjudices qu'il a subis ;
3°) d'enjoindre au ministre des armées, d'une part, de recalculer ses droits à pension et de régulariser sa situation à compter du 30 décembre 2003 et, d'autre part, d'abroger son brevet de pension et d'accueillir une nouvelle demande de liquidation, le tout dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Versailles est territorialement compétent ;
- sa pension de retraite a été établie sur la base d'une erreur de calcul dès lors qu'a été retenu un salaire maximum d'activité ne prenant en considération une indemnité différentielle que de 16 % alors qu'elle aurait dû être prise en compte à son taux maximum soit 32% en application de la loi n° 59-1459 du 28 décembre 1959 ;
- sa pension comme ses traitements doivent être regardés comme des biens au sens de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont les stipulations ont été méconnues par le ministre en refusant d'abroger son brevet de pension ;
- ses conclusions à fin d'indemnisation sont recevables ;
- en refusant d'abroger son brevet de pension le ministre des armées a entaché sa décision d'illégalité, par ailleurs au motif d'une rupture de l'égalité de traitement avec les autres fonctionnaires, et ainsi commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- son droit à rémunération entre 1986 et 2003 a été sous-évalué par le ministre qui l'a ainsi privé d'une garantie, ce qu'il n'appartenait qu'à la loi de faire en vertu de l'article 34 de la constitution ;
- sa pension de retraite a fait l'objet d'une sous-évaluation en raison de celle de sa rémunération, ce qui a conduit à le sanctionner deux fois ;
- ses conclusions à fin d'annulation de la lettre du 15 avril 2004 sont recevables ;
- la lettre du 15 avril 2004 est entachée d'une illégalité particulièrement grave de sorte qu'elle a le caractère de décision nulle et de nul effet ;
- elle est illégale dès lors que les modalités de calcul de sa pension le sont ;
- elle est illégale dès lors que les conditions dans lesquelles sa pension de retraite a été liquidée traduisent une discrimination au sens de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983, une rupture de l'égalité de traitement, en matière de rémunération, au sens du droit de l'Union européenne et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une méconnaissance des articles 1er, 13 et 17 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, des articles 2 et 34 de la constitution du 4 octobre 1958 et du principe d'intangibilité des pensions ;
- ses conclusions à fin d'indemnisation sont recevables ;
- ses créances tenant à ses moins-perçus de rémunération et de pension ne sont pas prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968 ;
- la faute commise par le ministre des armées dans le calcul de sa rémunération et le versement moindre de celle-ci, la communication de sa part d'informations erronées sur le calcul de ses droits à pension et la violation des principes de légalité et d'égalité engagent la responsabilité pour faute de l'Etat ;
- par la lettre du 15 avril 2004 et l'avis de situation joint à son brevet de pension, le ministre des armées lui a communiqué de fausses informations sur le calcul de ses droits à pension dans des conditions méconnaissant les principes d'intelligibilité de la norme, de sécurité juridique et de confiance légitime, traduisant une discrimination au sens de la loi de 1983 et une inégalité de traitement au sens du droit de l'Union européenne et violant les articles 1er, 13 et 17 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les articles 2 et 34 de la constitution du 4 octobre 1958, le principe d'intangibilité des pension, l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de confiance légitime, l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 a été méconnue ; l'article 40 du décret 2004-1056 méconnait l'article 22 de la loi n° 49-1097 du 2 février 1949 et doit être écarté ; le droit à un recours effectif garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est méconnu ; sa pension peut être révisée à tout moment en cas d'erreur ou d'omission ;
- l'application des dispositions du décret du 24 septembre 1965 méconnait les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- ces fautes sont à l'origine de préjudices qui peuvent être fixés comme suit :
- un préjudice financier comprenant un moins-perçu de salaire et de pension de retraite pouvant être évalué à la somme totale de 133 109 ;
- un préjudice tenant à la perte de chance de voir sa pension de retraite mensuelle augmentée, pouvant être indemnisé sous la forme d'une rente de 336 euros par mois ;
- un préjudice moral et de troubles dans les conditions d'existence pouvant être évalué à la somme totale de 10 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 août 2022, 15 février 2023, 4 juillet 2023 et 2 octobre 2023, le ministre des armées conclut à ce que la caisse des dépôts et consignations de Bordeaux soit appelée dans la cause, à l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Versailles ou, à défaut, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- en application de l'article R. 312-13 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Bordeaux est compétent pour statuer sur les conclusions à fin de révision de la pension de M. A ;
- les conclusions à fin d'indemnisation sont irrecevables car dès lors que le brevet de pension du 21 juin 2004 constitue une décision a objet purement pécuniaire n'ayant pas été contestée dans le délai de recours de deux mois déclenché à l'égard de M. A ;
- les conclusions à fin d'annulation de la lettre du 15 avril 2004 sont irrecevables ;
- il se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la demande de révision de la pension de M. A ;
- la créance invoquée au titre d'un moins-perçu de rémunération de 1986 à 2003 est prescrite ;
- les moyens invoqués par M. A sont infondés.
La caisse des dépôts et consignations de Bordeaux, à qui la requête a été communiquée en qualité d'observateur, a produit des observations par trois mémoires enregistrés les 28 novembre 2022, 26 avril 2023 et 13 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mauny,
- et les conclusions de Mme Chong-Thierry, rapporteure publique,
Une note en délibéré, présentée pour M. A, a été enregistrée le 19 juillet 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, entré comme apprenti en 1970 au ministère de la défense avant de devenir ouvrier d'Etat puis technicien supérieur d'études et de fabrication (TSEF), a été, sur sa demande, admis à faire valoir ses droits à la retraite et radié des cadres à compter du 31 décembre 2003 par une décision du 29 octobre 2003. Par une déclaration d'option signée le 20 avril 2004 par M. A et visée le 23 avril 2004 par le Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, il a exercé son droit d'option au profit d'une pension de retraite ouvrière. La caisse des dépôts et consignations de Bordeaux dont dépend le fonds précité, par un courrier du 21 juin 2004 notifié par remise en mains propres le 17 août 2004, lui a délivré un brevet de pension accompagné d'un avis de situation mentionnant les éléments de calcul de sa pension et fixant la date de sa liquidation au 1er février 2004. Par un courrier du 19 octobre 2020 notifié le 22 octobre 2020, M. A a demandé au ministre des armées d'abroger son brevet de pension et de l'indemniser des préjudices qu'il a subis du fait de moins-perçus de traitement et de pension de retraite, qu'il impute à une information erronée sur les bases de liquidation de sa pension. Le ministre a gardé le silence sur ces demandes. M. A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre a rejeté ces demandes et de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices qu'il a subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre des armées a refusé d'abroger son brevet de pension :
2. Aux termes de l'article R. 312-13 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux pensions des agents des collectivités locales relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel est situé le siège de la personne publique dont l'agent intéressé relevait au moment de sa mise à la retraite./Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises en application du livre Ier et des titres Ier à III du livre II du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel est situé le domicile du demandeur lors de l'introduction de sa requête./Pour les autres pensions dont le contentieux relève de la juridiction des tribunaux administratifs, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu d'assignation du paiement de la pension ou, à défaut, soit qu'il n'y ait pas de lieu d'assignation, soit que la décision attaquée comporte refus de pension, la résidence du demandeur lors de l'introduction de sa réclamation. ". Aux termes de l'article L. 351-4 du même code: " Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat relève de la compétence d'une de ces juridictions administratives, le tribunal administratif, la cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, pour constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions ou pour rejeter la requête en se fondant sur l'irrecevabilité manifeste de la demande de première instance ".
3. Par son mémoire du 18 septembre 2022, et ceux enregistrés postérieurement, M. A demande au tribunal de donner acte de son désistement de ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre des armées a refusé d'abroger son brevet de pension. Ce désistement est pur et simple et, au regard des dispositions de l'article L. 351-4 précité, rien ne s'oppose à ce que le tribunal en donne acte.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. M. A demande au tribunal de l'indemniser des préjudices résultant des informations erronées transmises par le ministère de la défense avant qu'il n'exerce son droit d'option. Il soutient que le taux à 32% de la prime de rendement n'a pas été pris en compte dans le calcul de son indemnité différentielle du 1er octobre 1986 au 30 décembre 2003 et que l'indemnité en cause n'a donc pas été prise en compte dans le calcul du coefficient de revalorisation servant au calcul de sa pension de retraite.
5. Aux termes de l'article 25 du décret du 24 septembre 1965 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, applicable à M. A qui a été admis à la retraite à compter du 31 décembre 2003 : " La pension est définitivement acquise et ne peut être révisée, ou supprimée à l'initiative de l'Administration ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes : / A tout moment en cas d'erreur matérielle ; / Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession initiale de la pension, en cas d'erreur de droit. () ".
6. Il résulte de ces dispositions, applicables à M. A eu égard à la date de sa radiation des cadres, le 31 décembre 2003, que la pension de retraite qui lui a été concédée en 2004 est devenue définitive avec toutes les conséquences pécuniaires qui en sont inséparables. Il s'ensuit que l'intéressé n'est pas recevable à demander la réparation des préjudices financiers qu'il estime avoir subis du fait de la non-prise en compte par l'administration, pour le calcul de sa pension de retraite, de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux maximum de 32 %.
7. Par ailleurs, aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis () ". Aux termes de l'article 3 de la même loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
8. Lorsqu'un litige oppose un agent public à son administration sur le montant des rémunérations auxquelles il a droit, le fait générateur de la créance se trouve en principe dans les services accomplis par l'intéressé. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à ces services court, sous réserve des cas prévus à l'article 3 de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, à compter du 1er janvier de l'année suivant celle au titre de laquelle ils auraient dû être rémunérés.
9. Si M. A demande le versement d'une somme de 123 109 euros en réparation de la perte de revenus qu'il aurait subie jusqu'au au 31 décembre 2003 du fait de l'application d'une prime de rendement de 16 % en lieu et place du taux maximum de 32 %, en e se prévalant d'une faute commise dans la liquidation de sa rémunération, une telle demande , ainsi que le fait valoir le ministre en défense, est atteinte par la prescription quadriennale prévue à l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
10. Par ailleurs, si M. A se prévaut de l'existence d'un préjudice moral et de troubles dans les conditions d'existence, en évoquant notamment une situation de déclassement, il n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir la réalité de ces chefs de préjudice.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas recevable ni fondé à demander l'engagement de la responsabilité de l'Etat à raison des faits générateurs qu'il a invoqués. Ses conclusions principales à fin d'indemnisation doivent, par suite, être rejetées, ainsi, en tout état de cause, que ses conclusions à fin d'annulation de la décision portant rejet de sa demande indemnitaire.
Sur les frais du litige :
12. Le ministre des armées n'étant pas la partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. A sur ce fondement soit mise à la charge de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre des armées a refusé d'abroger son brevet de pension.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre des armées et à la caisse des dépôts et consignations de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Mauny, président,
- M. Bélot, premier conseiller,
- M. Perez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
signé
O. MaunyL'assesseur le plus ancien,
signé
S. Bélot
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026