mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2101770 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | REILLAC |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, des mémoires et des pièces, enregistrés sous le n° 2101770 les 1er mars, 5 novembre et 13 décembre 2021 ainsi que le 12 octobre 2022, Mme C A, représentée par Me Reillac, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge en droits, intérêts et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2008 et 2009 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la proposition de rectification n'est pas motivée s'agissant de la prescription prévue par l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, l'administration ne précisant pas notamment quelle est la décision qui a clos l'instance au sens de ces dispositions ;
- l'interruption de la prescription ne peut être opposée dès lors qu'il n'est pas établi par l'administration que la proposition de rectification lui aurait été régulièrement notifiée ;
- l'application du délai spécial de l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales n'est pas applicable à défaut pour l'administration de préciser la décision qui aurait pu clore l'instance ;
- les dispositions de l'article 155 A du code général des impôts ne sont pas applicables car elle n'était pas résident français mais résident fiscal en Suisse en 2008 et 2009 et que les services n'ont pas été rendus en France ; l'administration ne précise pas par ailleurs quel est le siège social de la société bénéficiaire des prestations ; enfin, la réalité des services est indiscutable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2021 et une pièce enregistrée le 28 septembre 2022 en réponse à la mesure d'instruction diligentée en ce sens par le tribunal, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par la requérante sont infondés.
Par une ordonnance du 13 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 octobre 2022.
Mme A a produit un mémoire le 10 novembre 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction.
II- Par une requête, enregistrée sous le n° 2200140 le 7 janvier 2022, Mme C A, représentée par Me Reillac, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge en droits, intérêts et pénalités, des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2008 et 2009 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soulève les mêmes moyens que sous la requête n° 2101770.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2022 et des pièces enregistrées le 17 octobre 2022 en réponse à la mesure d'instruction diligentée en ce sens par le tribunal, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par la requérante sont infondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A a fait l'objet au cours de l'année 2018 d'un contrôle sur pièces de son dossier fiscal au terme duquel l'administration fiscale, qui avait été autorisée par les autorités judiciaires à consulter les pièces relatives à une procédure judiciaire portant le numéro de parquet P 11 203 9204/8 en application des dispositions des articles L. 81, L. 82 C et L. 101 du livre des procédures fiscales, a considéré que le bénéfice de la société Soyta Limited, détenue entièrement par Mme A, était imposable au nom de celle-ci dans la catégorie des bénéfices non commerciaux au titre des années 2008 et 2009, sur le fondement des dispositions des articles 155 A et 92-1 du code général des impôts. Après avoir adressé à Mme A une proposition de rectification le 14 décembre 2018 restée sans réponse, l'administration fiscale a émis deux rôles supplémentaires au titre des années 2008 et 2009 en mars 2019 pour un montant total de 97 349 euros. Les impositions correspondantes en matière de prélèvements sociaux au titre des années 2008 et 2009 ont été mises en recouvrement pour leur part en juillet 2019 et octobre 2020. Par les présentes requêtes n° 2101770 et 2200140, qu'il convient de joindre pour statuer par un seul jugement dès lors qu'elles concernent la même contribuable et présentent à juger des questions semblables, Mme A demande au tribunal la décharge de ces impositions supplémentaires.
En ce qui concerne la prescription :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due ". Aux termes de l'article L. 188 C du même livre : " Même si les délais de reprise sont écoulés, les omissions ou insuffisances d'imposition révélées par une instance devant les tribunaux ou par une réclamation contentieuse peuvent être réparées par l'administration des impôts jusqu'à la fin de l'année suivant celle de la décision qui a clos l'instance et, au plus tard, jusqu'à la fin de la dixième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due. ".
S'agissant de la motivation de la proposition de rectification relative à la prolongation du délai de reprise de l'administration :
3. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. "
4. Mme A soutient que l'action de reprise de l'administration est prescrite faute de motivation suffisante de la proposition de rectification concernant l'application des dispositions de l'article 188 C du livre des procédures fiscales. Il résulte toutefois de l'instruction que la proposition de rectification en cause cite les dispositions de l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales et précise que sa rectification est fondée sur les éléments dont elle a eu connaissance à la suite de la consultation des pièces d'une procédure judiciaire concernant la société Soyta Limited. Ces éléments étaient de nature à permettre à Mme A de formuler utilement ses observations sur la prolongation du délai de reprise, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la proposition de rectification ne cite pas précisément la date de la décision ayant clos la procédure judiciaire.
S'agissant de l'interruption de la prescription par la notification de la proposition de rectification :
5. Aux termes de l'article 189 du livre des procédures fiscales : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, de même que par tout acte comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous les autres actes interruptifs de droit commun. "
6. La preuve de la notification régulière d'une décision peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal, conformément à la réglementation postale en vigueur, d'un avis d'instance prévenant le destinataire de ce que le pli était à sa disposition au bureau de poste.
7. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'accusé de réception produit au dossier comporte une date de vaine présentation au " 20/12 " sur la vignette indiquant par ailleurs l'adresse où le pli est mis en instance et la mention " pli avisé et non réclamé ". Saisis par la direction des finances publiques, les services de la poste ont certifié par ailleurs dès le 14 janvier 2019 que " selon le suivi informatique en [leur possession], la lettre recommandée en cause a été présentée le 19 décembre 2018 puis représentée le 20 décembre 2018 et mise en instance au bureau de Port Marly " avant d'être retournée à l'administration le 4 janvier 2019 au motif que le pli n'avait pas été réclamé. Il résulte de ces mentions suffisamment concordantes que bien que l'accusé de réception ne comporte pas la mention " avisé ", un avis de mise en instance a été délivré à l'adresse de Mme A informant l'intéressée du bureau de poste où retirer son pli. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la proposition de rectification n'a pu interrompre la prescription prévue à l'article 188 C du livre des procédures fiscales à défaut de notification régulière avant le 31 décembre 2018.
Sur l'applicabilité du délai spécial de reprise en l'absence de décision de clôture de l'instance judiciaire :
8. Il résulte de l'instruction que la procédure judiciaire portant le numéro de parquet P 11 203 9204/8 a fait l'objet de deux jugements du tribunal correctionnel les 6 juillet et 19 octobre 2017. Dès lors, la proposition de rectification notifiée ainsi qu'il a été dit précédemment le 20 décembre 2018, soit avant la fin de l'année suivant celle de la décision qui a clos l'instance judiciaire, est intervenue dans le délai de reprise prévu à l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales.
En ce qui concerne l'application de l'article 155 A du code général des impôts :
9. Aux termes de l'article 155 A du code général des impôts : " I. Les sommes perçues par une personne domiciliée ou établie hors de France en rémunération de services rendus par une ou plusieurs personnes domiciliées ou établies en France sont imposables au nom de ces dernières : / - soit, lorsque celles-ci contrôlent directement ou indirectement la personne qui perçoit la rémunération des services ; / - soit, lorsqu'elles n'établissent pas que cette personne exerce, de manière prépondérante, une activité industrielle ou commerciale, autre que la prestation de services ; / - soit, en tout état de cause, lorsque la personne qui perçoit la rémunération des services est domiciliée ou établie dans un Etat étranger ou un territoire situé hors de France où elle est soumise à un régime fiscal privilégié au sens mentionné à l'article 238 A. / II. Les règles prévues au I ci-dessus sont également applicables aux personnes domiciliées hors de France pour les services rendus en France. / III. La personne qui perçoit la rémunération des services est solidairement responsable, à hauteur de cette rémunération, des impositions dues par la personne qui les rend ". Les prestations dont la rémunération est ainsi susceptible d'être imposée entre les mains de la personne qui les a effectuées correspondent à un service rendu pour l'essentiel par elle et pour lequel la facturation par une personne domiciliée ou établie hors de France ne trouve aucune contrepartie réelle dans une intervention propre de cette dernière, permettant de regarder ce service comme ayant été rendu pour son compte. Toutefois, dans le cas où la personne domiciliée ou établie à l'étranger reverse en France au contribuable tout ou partie des sommes rémunérant les prestations réalisées par ce dernier, la disposition contestée ne saurait conduire à ce que ce contribuable soit assujetti à une double imposition au titre d'un même impôt.
10. L'administration fiscale apporte la preuve que des sommes perçues par une personne domiciliée ou établie hors de France en rémunération de services rendus par une ou plusieurs personnes domiciliées ou établies en France sont imposables au nom de ces dernières en vertu du I de l'article 155 A du code général des impôts par la production d'éléments attestant de ce que ces personnes ont réalisé les prestations de services en cause et de ce qu'elles contrôlent la personne qui perçoit la rémunération de ces services. Dans l'hypothèse où l'administration s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au contribuable d'apporter des éléments permettant d'établir que la facturation de ces prestations par la société établie hors de France aurait trouvé une contrepartie réelle dans une intervention qui lui aurait été propre et de regarder le service ainsi rendu comme l'ayant été pour son compte.
11. En l'espèce, l'administration fiscale a relevé, à la suite du droit de communication effectué auprès de l'autorité judiciaire, que sur les années d'imposition litigieuses, Mme A, unique propriétaire des titres de la société Soyta Limited basée à Gibraltar créée le 11 décembre 2007, et disposant de l'ensemble des pouvoirs d'administration de la société pour la période du 23 janvier 2008 au 17 mars 2010, avait ouvert un compte bancaire en Lettonie sur lequel plusieurs virements de la société Specialist computer centres avaient été relevés entre le 26 février 2008 et le 4 mai 2009, pour un montant total de 145 140 euros, et rémunérant les prestations de consultant de Mme A. Estimant que la société Soyta Limited n'avait vocation à exercer aucune activité économique autre que la perception des honoraires de Mme A au titre de son activité de consultant, l'administration fiscale a décidé d'imposer les honoraires versés à la société entre les mains de M. A dans la catégorie des bénéfices non commerciaux sur le fondement du I de l'article 155 A du code général des impôts.
12. En premier lieu, aux termes de l'article 4 B du code général des impôts : " 1. Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 A : / a. Les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ; () " Mme A conteste avoir eu sa résidence fiscale en France au titre des années imposées et soutient qu'à cette époque, elle résidait en Suisse. L'administration établit toutefois que l'intéressée avait souscrit en France des déclarations d'impôt sur le revenu au titre des années 2008 et 2009 auprès du service des impôts des particuliers de Saint-Germain-En-Laye Sud en indiquant être domiciliée à sa résidence actuelle sise 33 route de Versailles à Le Port-Marly et avait déclaré sa fille à charge en 2008 avant de la rattacher à son foyer au titre des années 2009 à 2011. L'administration fait valoir que les documents consultés dans le cadre de la procédure judiciaire corroborent sa domiciliation en France dès lors que le contrat d'ouverture du compte de la société Soyat Limited daté du 22 janvier 2008 indique la France comme son pays de résidence et l'annexe relative à la désignation du titulaire de la carte bancaire mentionne également son adresse en France. Les documents produits par Mme A, constitués d'une attestation d'hébergement établie postérieurement à la vérification et d'un courrier rédigé en anglais de la société Nissan International qui certifie le 4 février 2011 avoir employé Mme A du 1er janvier 2009 au 30 novembre 2010 sans préciser ni le lieu ni les modalités d'exercice de l'activité de la contribuable au sein de la société, sont insuffisants pour remettre en cause la domiciliation fiscale en France de Mme A.
13. En deuxième lieu, Mme A soutient que les services facturés ont été rendus auprès d'une société dont le siège est situé au Royaume-Uni et qu'il n'est pas établi par l'administration que l'activité était imposée en France au cours des années 2008-2009. Ainsi qu'il a été dit au point 11 toutefois, l'administration fiscale a imposé Mme A sur le fondement du I de l'article 155 A du code général des impôts, lequel n'impose aucunement que les services soient réalisés en France. Or hormis le critère de la résidence fiscale en France dont il a été démontré ci-dessus qu'il était rempli, Mme A ne conteste pas que les autres conditions du I de l'article 155 A du code général des impôts étaient remplies. Il est constant en particulier que Mme A contrôlait directement la société Soyta Limited et que l'adresse précise du siège social de cette société est indiquée dans la proposition de rectification, contrairement à ce qu'allègue Mme A.
14. Dans ces conditions et dès lors que Mme A n'apporte aucun élément permettant d'établir que la facturation de ces prestations par la société établie hors de France aurait trouvé une contrepartie réelle dans une intervention qui lui aurait été propre et de regarder le service ainsi rendu comme l'ayant été pour son compte, c'est à bon droit que l'administration a décidé d'imposer le bénéfice de la société Soyta Limited entre les mains de Mme A sur le fondement de l'article 155 A du code général des impôts.
15. Enfin, Mme A ne saurait se prévaloir de la doctrine exprimée sous la référence BOI-IR-DOMIC-30 paragraphe 140 selon laquelle : " Par mesure de tempérament, il n'y a pas lieu en principe d'appliquer le texte de l'article 155 A du CGI lorsque la réalité des services rendus par une personne morale étrangère est établie de façon indiscutable, notamment dans le cadre d'une activité de cabinet (expertise comptable, ingénieur conseil, conseil juridique ou comptable, courtage d'assurances, etc.). Cette mesure de tempérament doit cependant être refusée aux personnes morales : / établies dans un pays à régime fiscal privilégié ; / ou qui sont contrôlées par le prestataire de services lorsque ce dernier est domicilié en France. " En effet, il est en tout état de cause constant que la société Soyta Limited est établie dans un pays à régime fiscal privilégié et est entièrement contrôlée, ainsi qu'il a déjà été dit, par Mme A, domiciliée en France.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également les conclusions présentées par la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Delage, président ;
- Mme Florent, première conseillère ;
- M. Thivolle, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
J. BLe président,
Signé
Ph. Delage
La greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-2200140
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026