jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2102017 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CORNET VINCENT SEGUREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 mars 2021, 29 septembre et 28 octobre 2022, M. C E, représenté par Me Bernier, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres de recette émis à son encontre le 13 mars 2019 et le 8 septembre 2020 en vue du recouvrement des sommes respectives de 3 881,49 euros et 3 396,59 euros correspondant à des trop-perçus de rémunération ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer ces sommes ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les titres de recette attaqués sont entachés d'un vice d'incompétence ;
- ils ont été pris en méconnaissance des droits de la défense, faute d'avoir été précédés d'une procédure contradictoire ;
- ils sont insuffisamment motivés ;
- la créance résultant des indus de rémunération correspondant à la période comprise entre les mois de février et septembre 2018 était prescrite à la date de l'émission du titre de recette du 8 septembre 2020 ;
- les créances mises à sa charge par les titres de recette contestés ne sont pas fondées dans leur montant.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juillet et 14 octobre 2022, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, représenté par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation du titre de recette du 13 mars 2019 sont irrecevables, faute d'avoir été précédées d'un recours administratif obligatoire ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 octobre 2022, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 17 octobre 2022, a été reportée au 31 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Connin, conseiller ;
- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E a été recruté du 19 mars 2014 au 18 mars 2019 par deux contrats à durée déterminée successifs pour exercer, au sein de la direction générale de l'aviation civile (DGAC), les fonctions de technicien de maintenance informatique au domaine de production exploitation des systèmes d'information et de la modernisation à Athis Mons (91200). Au vu de l'avis émis le 19 septembre 2019 par le comité médical de l'Essonne, il a été placé rétroactivement, par un arrêté du 17 février 2020 de la ministre de la transition écologique et solidaire, en congé de grave maladie à compter du 25 août 2017, à plein traitement jusqu'au 24 août 2018, puis à demi-traitement du 25 août 2018 au 18 mars 2019, sur le fondement de l'article 13 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'État. Deux titres de recettes ont été émis à son encontre, le 13 mars 2019 et le 8 septembre 2020, en vue du recouvrement des sommes respectives de 3 881,49 euros et 3 396,59 euros correspondant à des trop-perçus de rémunération. M. E demande au tribunal l'annulation de ces titres de recettes et la décharge de l'obligation de payer les sommes ainsi mises à sa charge.
Sur la fin de non-recevoir opposée aux conclusions à fin d'annulation du titre de recette du 13 mars 2019 :
2. Aux termes de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er janvier 2019 : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. / La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent. ".
3. Il résulte de l'instruction que, par son courrier du 7 mai 2019, reçu le 17 mai 2019, M. E s'est borné à demander à la secrétaire générale de la DGAC une remise gracieuse de la somme mise à sa charge par le titre de recette du 13 mars 2019, régulièrement notifié le 23 mars 2019, sans contester le bien-fondé de cette créance. Une telle demande de remise gracieuse ne peut être regardée comme une contestation au sens des dispositions précitées de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012. Si le requérant a adressé à la secrétaire générale de la DGAC un second courrier le 19 octobre 2020 contestant les titres de recette émis à son encontre, cette contestation a été reçue le 20 octobre 2020, soit après l'expiration du délai de deux mois à compter de la notification du titre émis le 13 mars 2019. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires aux conclusions tendant à l'annulation du titre de recette du 13 mars 2019 doit être accueillie.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre de recette du 8 septembre 2020 :
4. En premier lieu, le titre de recette du 8 septembre 2020 a été signé par Mme A D, attachée principale d'administration de l'État, cheffe du bureau de la gestion intégrée des ressources humaines, qui a reçu délégation de signature, par un arrêté du 5 juin 2020 du directeur général de l'aviation civile, régulièrement publié au Journal Officiel de la République française du 13 juin 2020, à l'effet de signer, au nom du ministre chargé des transports, tous actes et décisions, à l'exclusion des décrets, pour " les affaires relatives à la gestion statutaire et indemnitaire des personnels de la DGAC () et les opérations relatives à la paie des agents de la DGAC ". Si, par le même arrêté, le directeur général de l'aviation civil a donné à Mme F B, attachée d'administration de l'État affectée au sein du même bureau, délégation pour signer, au nom du ministre chargé des transports, tous actes et décisions, à l'exclusion des décrets, relatifs à " la gestion des trop-perçus de paie, notamment pour l'émission de tout acte emportant ordre de reversement de trop-perçus de paie ", cette délégation n'a ni pour objet, ni pour effet d'exclure ces actes et décisions du champ de la délégation de signature consentie au profit de Mme D, cheffe du bureau de la gestion intégrée des ressources humaines. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire du titre de recette attaqué du 8 septembre 2020 manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire ne prévoit une procédure contradictoire avant l'émission d'un titre de recette en vue du recouvrement d'un trop-perçu de rémunération. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'émission du titre de recette du 8 septembre 2020 n'aurait pas été précédé d'une procédure contradictoire est inopérant et doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Il résulte de ces dispositions que tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
7. Il résulte de l'instruction que le titre de recette attaqué du 8 septembre 2020 indique qu'il correspond à un trop-perçu de rémunération sur la période du 17 février 2018 au 17 mars 2019 " suite à régularisation d'indemnités journalières de sécurité sociale (42,33 euros journalier) pour congé grave maladie (arrêté [] du 17/02/2020) pris en compte sur paie de juin 2020 ". En outre, il fait référence à un document, joint au titre attaqué, intitulé " décompte détaillé des sommes indûment perçues " qui précise les sommes que M. E a perçues entre le 17 février 2018 et le 17 mars 2019 et qu'il n'aurait, selon l'administration, pas dû percevoir, mentionne le rappel de rémunération versé à l'intéressé en juin 2020 et détaille le calcul du montant du trop-perçu restant à recouvrer. Le titre de recette contesté est ainsi suffisamment motivé au regard des exigences du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive. ".
9. Il résulte de ces dispositions qu'une somme indûment versée par une personne publique à l'un de ses agents au titre de sa rémunération peut, en principe, être répétée dans un délai de deux ans à compter du premier jour du mois suivant celui de sa date de mise en paiement sans que puisse y faire obstacle la circonstance que la décision créatrice de droits qui en constitue le fondement ne peut plus être retirée. Sauf dispositions spéciales, les règles fixées par l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 sont applicables à l'ensemble des sommes indûment versées par des personnes publiques à leurs agents à titre de rémunération, y compris les avances et, faute d'avoir été précomptées sur la rémunération, les contributions ou cotisations sociales. En l'absence de toute autre disposition applicable, les causes d'interruption et de suspension de la prescription biennale instituée par les dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 sont régies par les principes dont s'inspirent les dispositions du titre XX du livre III du code civil. Il en résulte que tant la lettre par laquelle l'administration informe un agent public de son intention de répéter une somme versée indûment qu'un ordre de reversement ou un titre exécutoire interrompent la prescription à la date de leur notification. La preuve de celle-ci incombe à l'administration.
10. Aux termes de l'article 2 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'État, dans sa rédaction applicable au présent litige : " La réglementation du régime général de sécurité sociale ainsi que celle relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles sont applicables, sauf dispositions contraires, aux agents contractuels visés à l'article 1er du présent décret. / Les agents contractuels : / 1° Sont, dans tous les cas, affiliés aux caisses primaires d'assurance maladie pour bénéficier des assurances maladie, maternité, invalidité et décès et de la couverture du congé de paternité ; () / Les prestations en espèces versées par les caisses de sécurité sociale en matière de maladie, maternité, paternité, adoption, invalidité, accidents du travail et maladies professionnelles ainsi que les pensions de vieillesse allouées en cas d'inaptitude au travail sont déduites du plein ou du demi-traitement maintenu par l'administration durant les congés prévus aux articles 12 à 15. () ". L'article 13 du même décret, dans sa rédaction applicable au présent litige, énonce que : " L'agent non titulaire en activité employé de manière continue et comptant au moins trois années de service, atteint d'une affection dûment constatée, le mettant dans l'impossibilité d'exercer son activité, nécessitant un traitement et des soins prolongés et présentant un caractère invalidant et de gravité confirmée bénéficie d'un congé de grave maladie pendant une période maximale de trois ans. / Dans cette situation, l'intéressé conserve l'intégralité de son traitement pendant une durée de douze mois. Le traitement est réduit de moitié pendant les vingt-quatre mois suivants. () ".
11. Il résulte de l'instruction que le titre de recette attaqué du 8 septembre 2020 a pour objet le recouvrement d'indus de rémunération résultant du cumul, au titre de la période du 17 février 2018 au 17 mars 2019, des indemnités journalières servies à M. E par l'organisme d'assurance maladie et des traitements et demi-traitements auxquels son placement en congé de grave maladie lui ouvrait droit en vertu des dispositions de l'article 13 du décret du 17 janvier 1986. Il résulte de l'instruction que la régularisation de la situation du requérant, faisant suite à son placement en congé de grave maladie du 25 août 2017 au 18 mars 2019 par un arrêté du 17 février 2020, a donné lieu à un rappel de rémunération mis en paiement au mois de juin 2020. Ainsi, la créance faisant l'objet du titre de recettes du 8 septembre 2020 n'était pas prescrite à la date de sa notification le 3 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré de la prescription de cette créance doit être écarté.
12. En dernier lieu, si M. E fait valoir que des sommes respectives de 502,32 euros et de 1 989,51 euros ont été retenues de sa rémunération des mois de juin 2017 et février 2018 au titre des indemnités journalières de sécurité sociale qui lui ont été versées du 25 août au 8 septembre 2017 et du 1er janvier au 16 février 2018, les périodes en cause se rapportent à la créance faisant l'objet du titre de recette du 13 mars 2019 et non à celle faisant l'objet du titre de recette du 8 septembre 2020. En outre, il ressort du tableau récapitulatif annexé au titre de recette du 13 mars 2019 que les sommes respectives de 72,06 euros et de 740 euros retenues de sa rémunération des mois de février et mars 2018 ont été déduites du montant de la créance faisant l'objet du titre de recette du 13 mars 2019 et, ainsi, ne se rapportent pas non plus au titre de recette du 8 septembre 2020. Enfin, le seul tableau établi par le requérant lui-même, et qui n'est assorti d'aucune pièce justificative, n'est pas de nature à établir que le montant total des indus de rémunération s'élèverait à 4 963,04 euros et non à 7 278,08 euros.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des titres de recettes émis à son encontre les 13 mars 2019 et 8 septembre 2020. Ses conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes doivent, par voie de conséquences, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires présentées sur le fondement des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré après l'audience publique du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Virginie Caron, première conseillère,
M. Nicolas Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
N. CONNIN
La présidente,
signé
C. GRENIER
La greffière,
signé
G. LE PRÉ
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N° 1901371
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026