jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2106325 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre - Juge unique |
| Avocat requérant | NOEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 juillet 2021 et 19 novembre 2021, M. A B et Mme C B, représentés par Me Noël et Me Quertier, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de prononcer la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2019 et 2020 à raison d'une maison d'habitation située au 25 rue Moreau à Beynes (Yvelines) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les bases de calcul de la valeur locative de leur bien doivent être revues en ce qui concerne la superficie totale, la prise en compte de pièces mansardées et le correctif d'ensemble ;
- le coefficient de pondération, fixé à 0,4 par le service, doit prendre en compte l'état brut de ces dépendances et être ramené à 0,2 conformément à la doctrine administrative exprimée au BOI-IF-TFB-20-10-20-50§ n°280 ;
- la valeur locative des pièces mansardées doit être réduite à hauteur de 6 m², en raison de leur habitabilité réduite et de l'absence de comparaison avec un local de référence, conformément à la doctrine administrative exprimée au BOI-IF-TFB-20-10-20-50§ n°220 ;
- afin de tenir compte de la situation de proximité avec le site industriel de stockage de gaz classé Seveso III, le coefficient de situation doit être modifié et passé de 0 à -0,10, conformément à la doctrine administrative exprimée au BOI-IF-TFB-20-10-20-50§ n°390 ;
- si l'administration a retenu, après modification en cours d'instance, un coefficient d'entretien de 1,1 celui-ci ne peut cependant être supérieur à 1 compte tenu de l'état de vétusté et des défauts présentés par leur bien ;
- l'équivalence en superficie des équipements doit être maintenue à 58 m² et non portée à 61 m² comme effectué par le service ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2021, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. de Miguel, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Miguel,
- et les observations de M. et Mme B, présents à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B et Mme C B ont été imposés à la taxe foncière sur les propriétés bâties, au titre des années 2019 et 2020, à raison d'une maison d'habitation dont ils sont propriétaires, située au 25 rue Moreau à Beynes (Yvelines). Ils ont déposé une réclamation contentieuse le 29 décembre 2020 sollicitant la révision des bases de calcul de ces impositions, en ce qui concerne la superficie, la prise en compte de pièces mansardées et l'abaissement des coefficients d'entretien et de situation. Si l'administration n'a pas répondu dans le délai de six mois prévu au livre des procédures fiscales, elle a toutefois demandé à M. et Mme B de déposer une nouvelle déclaration H1, ce qui a été fait le 24 avril 2021 et pris en compte dans une nouvelle fiche d'évaluation du 27 avril 2021, prenant en compte en partie les modifications déclarées par les propriétaires. L'administration fiscale a ainsi prononcé, avant introduction de la requête, des dégrèvements partiels de taxe foncière au titre des années 2019 et 2020, pour des montants respectifs de 114 euros et 112 euros. M. et Mme B, dans le dernier état de leurs écritures, demandent au tribunal de prononcer une réduction des cotisations de taxes foncières restant à leur charge au titre des années 2019 et 2020.
Sur les conclusions en réduction de cotisations foncières :
2. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1388 du même code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties est établie d'après la valeur locative cadastrale de ces propriétés, déterminée conformément aux principes définis par les articles 1494 à 1508 () ". Aux termes de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation. () ".
En ce qui concerne le coefficient de situation générale :
3. Aux termes de l'article 324 R de l'annexe III du code général des impôts : " Le coefficient de situation est égal à la somme algébrique de deux coefficients destinés à traduire, le premier, la situation générale dans la commune, le second, l'emplacement particulier : () / Situation ordinaire, n'offrant ni avantages ni inconvénients ou dont les uns et les autres se compensent : coefficient de situation générale = 0 / coefficient de situation particulière = 0 ; / Situation médiocre, présentant des inconvénients notoires en partie compensés par certains avantages : - 0,05 / Situation mauvaise, présentant des inconvénients notoires sans avantages particuliers : - 0,10. / Le coefficient de situation particulière tient compte notamment de la présence ou de l'absence de dépendances non bâties ".
4. Pour soutenir que le coefficient de situation générale de 0 retenu par l'administration pour fixer la valeur locative du bien pendant les années en cause aurait dû être abaissé à -0,10, M. et Mme B soutiennent que leur maison est située à proximité de Storengy, site industriel de stockage de gaz classé " Seveso III seuil Haut " d'une part et que, d'autre part, leur propriété se situe en zone inondable, tels qu'identifiés au plan de prévention des risques technologiques (PPRT) et au plan de prévention des risques d'inondation (PPRI).
5. Il résulte toutefois de l'instruction que d'une part, le classement contesté résulte du procès-verbal d'appréciation de la situation générale de la commune datant de 1972 inchangé depuis, d'autre part que l'implantation du site de stockage de gaz est antérieure à la construction de la maison des requérants, qui est intervenue en 1990, tandis qu'enfin le classement du secteur en zone inondable, inscrite lors de l'adoption du PPRI en février 2006 était identifiée dès 1992 au plan de prévention des risques naturels, ces éléments ayant été pris en compte lors des évaluations qui ont été établies, en particulier la dernière en avril 2021. Aucun autre élément de l'instance n'établit une modification de ce risque à un niveau tel que le coefficient de situation générale de ce bien devrait être revu à la baisse, les inconvénients résultant des classements susmentionnés étant compensés en partie par la tranquillité du cadre de vie et le caractère naturel et boisé du secteur. Si les requérants soutiennent que la proximité du site les expose aux émissions polluantes et à des nuisances olfactives et sonores, ils ne le justifient pas. Dans ces conditions, en fixant à 0 le coefficient de situation générale prévu à l'article 324 R de l'annexe III au code général des impôts, correspondant à une " situation ordinaire, n'offrant ni avantages ni inconvénients ou dont les uns et les autres se compensent ", l'administration fiscale n'a pas fait une évaluation inexacte de ce coefficient pour la maison imposée.
En ce qui concerne le coefficient d'entretien :
6. Aux termes de l'article 324 Q de la même annexe : " Le coefficient d'entretien est déterminé conformément au barème ci-dessous : () Assez bon - Construction n'ayant besoin que de petites réparations = 1,10 ; / Passable - Construction présentant, malgré un entretien régulier, des défauts permanents dus à la vétusté, sans que ceux-ci compromettent les conditions élémentaires d'habitabilité = 1 () ". Il résulte de ces dispositions que le coefficient d'entretien est déterminé d'après l'état d'entretien du bâtiment.
7. En l'espèce, le coefficient d'entretien retenu pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2019 et 2020, initialement fixé à 1,20, a été ramené, avant l'introduction de la requête, à 1,10 à la suite de la déclaration H1 déposée en avril 2021 par les requérants. Comme cela a été indiqué au point 1, l'administration fiscale a accordé les dégrèvements correspondants. Le coefficient de 1,10, qui a été appliqué en l'espèce par l'administration, est prévu pour un état d'entretien assez bon correspondant à une " construction n'ayant besoin que de petites réparations ". Les requérants revendiquent l'application d'un coefficient de 1 prévu pour un état d'entretien passable, c'est-à-dire pour une " construction présentant, malgré un entretien régulier, des défauts permanents dus à la vétusté, sans que ceux-ci compromettent les conditions élémentaires d'habitabilité ".
8. Toutefois, si les requérants se prévalent d'un constat d'huissier dressé le 19 juin 2019, ce document ne relève que des défauts liés à l'usage du logement, tenant aux peintures et papiers peints défraichis et à l'ancienneté des équipements, sans faire état de problèmes de structure ou d'impossibilité d'habiter. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que les défauts évoqués par les requérants augmenteraient les difficultés d'entretien de leur logement, réduiraient l'agrément des locaux, ou compromettraient l'habitabilité des lieux ni que ces défauts ne puissent être palliés par de simples réparations. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à revendiquer le bénéfice d'un coefficient d'entretien égal à 1.
En ce qui concerne la décote pour pièces mansardées :
9. Aux termes de l'article 324 M de l'annexe III du code général des impôts : " La surface pondérée des locaux de référence est déterminée en appliquant à leur surface réelle, mesurée au sol entre murs ou séparations et arrondie au mètre carré inférieur, les correctifs prévus aux articles 324 N à 324 S. / Lorsque le local est affecté à la fois à l'habitation et à usage professionnel, la surface est calculée distinctement en fonction de l'affectation. / Il est fait application des règles mentionnées au quatrième alinéa du I de l'article 324 L pour le calcul de la surface affectée à l'usage professionnel. ". Aux termes de l'article 324 N de la même annexe : " La surface des éléments de la maison, visés au b du I de l'article 324 L et celle des éléments, autres que les pièces et leurs annexes, visés au II du même article sont affectées d'un coefficient de pondération variable de 0,2 à 0,6 pour tenir compte du service rendu par chaque élément dans le cadre de la valeur d'usage du local. / La surface pondérée brute ainsi obtenue est arrondie au mètre carré inférieur. / Toutefois cette disposition ne s'applique pas aux éléments sus-indiqués qui relèvent de la classification spéciale prévue au II de l'article 324 H. ".
10. Il résulte de ces dispositions que la valeur locative servant de base à la taxe est obtenue en multipliant la surface pondérée totale du logement par le tarif unitaire fixé pour la catégorie dans laquelle le local à évaluer a été classé. Cette surface pondérée est déterminée en affectant à la surface réelle, qui s'entend de la surface au sol, mesurée entre murs et séparations et arrondie au mètre carré inférieur, des correctifs fixés par décret et destinés à tenir compte de la nature des différentes parties du local ainsi que de sa situation, de son importance, de son état et de son équipement. Il en résulte que la surface des pièces mansardées est déterminée selon cette procédure et n'a pas à être affectée du coefficient de pondération prévu à l'article 324 N de l'annexe III du code général des impôts, ni d'une décote, dès lors que ces surfaces sont affectées à l'habitation. En l'espèce, il n'est pas contesté que les pièces mansardées sont affectées à l'habitation et ont dès lors été retenues à bon droit pour le calcul de la valeur locative. Il s'ensuit que leur valeur locative a été régulièrement calculée en application des dispositions du code général des impôts et que M. et Mme B ne sont pas fondés à contester la surface retenue en demandant l'application d'une décote de 6 m² sur les surfaces correspondant aux pièces mansardées.
11. Les intéressés ne peuvent davantage se prévaloir de la réponse ministérielle Vouillot, n°65487 JO AN du 8 juillet 1985, reprise dans l'interprétation administrative de la loi fiscale exprimée au BOI-IF-TFB-20-10-20-50§ n°220, laquelle indique que la valeur locative d'une habitation comportant des pièces mansardées doit être diminuée afin de tenir compte de l'habitabilité réduite qui en résulte si le local de référence ayant servi à déterminer ladite valeur locative ne dispose pas lui-même de pièces mansardées afin de tenir compte de cette conception spécifique, dès lors que cette doctrine, qui ne peut être invoquée sur le fondement des dispositions des articles L. 80 A qu'à l'encontre du rehaussement d'une imposition primitive et non à l'encontre d'une imposition primitive comme en l'espèce, prévoit seulement qu'il convient de procéder à un ajustement de la valeur locative pour tenir compte des différences existant entre le local de comparaison considéré et le local à évaluer, lorsque cela est nécessaire. De plus, l'interprétation administrative ne donne pas une interprétation qui diffère du sens et de la portée de la loi fiscale dont il est fait application en l'espèce.
En ce qui concerne les équivalences superficielles :
12. Aux termes de l'article 324 T de cette annexe : " I. - La surface pondérée totale de la partie principale est obtenue en ajoutant à sa surface pondérée nette les surfaces représentatives des éléments d'équipement en état de fonctionnement. Ces équivalences superficielles sont déterminées conformément au barème suivant : Eau courante : 4 mètres carrés ; Gaz (en cas d'installation fixe) : 2 mètres carrés ; Electricité (par installation quelle que soit l'utilisation du courant) : 2 mètres carrés ; Installation sanitaire (éviers et w.-c. exclus) ; Par baignoire : 5 mètres carrés ; Par receveur de douches ou bac à laver : 4 mètres carrés ; Par lavabo et autre appareil sanitaire : 3 mètres carrés ; W.-C. particulier (par unité) : 3 mètres carrés ; Egout (raccordement au réseau d') par local : 3 mètres carrés ; Vide-ordures (que celui-ci soit particulier au local ou commun à l'étage) : 3 mètres carrés ; Chauffage central, par pièce et annexe d'hygiène (que l'installation soit particulière au local ou commune aux différents locaux de l'immeuble) : 2 mètres carrés () ".
13. M. et Mme B soutiennent que les équivalences superficielles devraient être ramenées à 58 m², comme antérieurement, alors qu'elles ont été portées à 61 m² par la fiche d'évaluation revue en avril 2021. Il résulte toutefois du formulaire H1 déposé en avril 2021 qu'ils ont déclaré quatre lavabos alors que la précédente fiche d'évaluation n'en mentionnait que trois, les 3 m² supplémentaires provenant de cet équipement supplémentaire déclaré. En l'absence d'autres éléments produits par les requérants, tels que des plans détaillés, des photographies de l'intérieur de leur habitation de nature à remettre en cause l'appréciation de l'administration fiscale, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :
14. Enfin, aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente () ".
15. Si M. et Mme B se prévalent de la doctrine administrative, il résulte de l'instruction que les impositions litigieuses ne résultent pas du rehaussement d'impositions antérieures au sens des dispositions précitées de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. En outre et en tout état de cause, la doctrine administrative exprimée au BOI-IF-TFB-20-10-20-50 n°220, n°280 et n°390, ne comporte aucune interprétation formelle de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application dans le cadre du présent jugement.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties assignées au titre de l'année 2019 et de l'année 2020 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C B et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
F-X de Miguel
Le greffier,
Signé
A. DelpierreLa République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026