LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2200072

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2200072

jeudi 8 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2200072
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7éme chambre
Avocat requérantC/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 janvier 2022 et 7 juillet 2022, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Kontron transportation France, représentée par Me Benois et Me Benichou, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la restitution du reliquat du montant du crédit d'impôt recherche dont elle estime avoir droit au titre de l'année 2017, à hauteur de 29 044 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que :

- c'est à tort que le service a considéré que les justificatifs apportés ne permettaient pas de déterminer individuellement, pour chaque immobilisation, sa part réelle d'utilisation à des fins de recherche, et a ainsi rejeté sa demande de restitution du reliquat du montant du crédit d'impôt recherche dont elle estime avoir droit au titre de l'année 2017 sur le fondement des dispositions du a) du II de l'article 244 quater B du code général des impôts ; elle était fondée à appliquer un pourcentage de 42% aux dotations aux amortissements des immobilisations affectées de manière partielle aux activités de recherche, calculé à partir du nombre d'heures d'intervention du personnel éligible sur des projets et des matériels validés par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation rapportées sur le nombre total d'heures travaillées par l'ensemble du personnel composant la section recherche et développement, dont le principe a été implicitement admis dans la jurisprudence ; le fait d'exiger de justifier individuellement la part réelle d'utilisation de chaque immobilisation à des fins de recherche aboutirait à requérir du requérant une preuve impossible, et le service ne précise d'ailleurs pas quel mode de preuve aurait été considéré comme satisfaisant ; la méthodologie utilisée permet de rendre compte de la part réelle d'affectation aux opérations de recherche des immobilisations éligibles, même si elle ne permet pas de déterminer une utilisation individualisée de chaque immobilisation ; le service a validé les modalités de calcul de ce ratio pour les créances de crédit d'impôt recherche des années 2013 à 2015 ;

- elle se prévaut des paragraphes n°1, n°30 et n°50 de l'instruction publiée au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-10-10-20-10.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2022, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mathé, rapporteure,

- les conclusions de M. Armand, rapporteur public,

- et les observations de Me Benichou, représentant la SASU Kontron transportation France

Considérant ce qui suit :

1. Le 17 mai 2021, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Kontron transportation France a déposé une demande de remboursement portant sur un crédit d'impôt recherche pour l'année 2017, d'un montant de 1 066 159 euros. Par une décision du 6 novembre 2021, le service a fait droit à sa demande à hauteur de 1 037 115 euros, et a rejeté le surplus de la demande pour un montant de 29 044 euros. Par sa requête, la SASU Kontron transportation France demande au tribunal de prononcer la restitution du reliquat du montant du crédit d'impôt recherche dont elle estime avoir droit au titre de l'année 2017, à hauteur de 29 044 euros.

Sur l'application de la loi fiscale :

2. Aux termes de l'article 244 quater B du code général des impôts : " I. Les entreprises industrielles et commerciales () imposées d'après leur bénéfice réel () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de recherche qu'elles exposent au cours de l'année. () / II. Les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt sont : / a) Les dotations aux amortissements des immobilisations, créées ou acquises à l'état neuf et affectées directement à la réalisation d'opérations de recherche scientifique et technique, y compris la réalisation de prototypes ou d'installations pilotes. () "

3. Il appartient au juge de l'impôt de constater, au vu de l'instruction dont le litige qui lui est soumis a fait l'objet, qu'une entreprise remplit ou non les conditions lui permettant de se prévaloir de l'avantage fiscal institué par l'article 244 quater B du code général des impôts. S'il se prononce au vu des éléments avancés par l'une et l'autre partie, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci.

4. Il résulte de l'instruction que le service a exclu des bases du calcul du crédit d'impôt recherche prévu par l'article 244 quater B du code général des impôts au titre de l'année 2017 les dotations aux amortissements des immobilisations qui sont affectées de manière partielle aux activités de recherche de la SASU Kontron transportation France, au motif que le pourcentage de 42%, qui est appliqué pour l'ensemble des immobilisations faisant l'objet d'un usage mixte, et qui est calculé à partir du nombre d'heures d'intervention du personnel éligible sur des projets et des matériels rapporté sur le nombre total d'heures travaillées par l'ensemble du personnel composant la section recherche et développement de la société, ne permettait pas de déterminer individuellement, pour chaque immobilisation, sa part réelle d'utilisation à des fins de recherche. Le service a ainsi retenu un montant de 206 447 euros au lieu de celui de 261 770 euros déclaré par la société pour les dotations aux amortissements des immobilisations affectées à la recherche, un montant de 2 039 026 euros pour les dépenses de personnel relatives aux chercheurs et techniciens de recherche, un montant de 1 174 348 euros au lieu de celui de 1 215 841 euros déclaré par la société pour les autres dépenses de fonctionnement, ce qui l'a conduit à fixer le montant des dépenses de recherche à 3 457 049 euros au lieu de 3 553 865 euros, et de celui du crédit d'impôt en cause à 1 037 115 euros au lieu de 1 066 159 euros, après avoir appliqué un taux de 30% au montant net des dépenses de recherche.

5. L'application d'un pourcentage unique pour l'ensemble des immobilisations faisant l'objet d'un usage mixte, ne permet pas de déterminer pour chaque immobilisation concernée, de manière individuelle, sa part réelle d'utilisation pour la réalisation d'opérations de recherche scientifique et technique ouvrant droit au crédit d'impôt en cause, ce que reconnaît d'ailleurs la société requérante, alors que les dispositions du a) du II de l'article 244 quater B du code général des impôts prévoient expressément que les immobilisations dont les dotations aux amortissements constituent des dépenses de personnel ouvrant droit au crédit d'impôt, sont uniquement celles qui sont directement affectées à la réalisation d'opérations de recherche scientifique et technique. En outre, les pièces produites par la société requérante ne permettent pas de déterminer, de manière suffisamment précise et individualisée, la part réelle d'utilisation des immobilisations faisant l'objet d'un usage mixte ouvrant droit au crédit d'impôt recherche en litige, alors qu'elle est en l'espèce la seule en mesure de détenir de tels éléments de preuve, laquelle ne saurait être assimilée à une preuve impossible. Par ailleurs, le fait que le service ait accepté l'utilisation d'un pourcentage unique déterminé à partir des mêmes modalités de calcul pour les créances de crédit d'impôt recherche des années 2013 à 2015 ne lui interdit pas de remettre en cause une telle solution pour les années postérieures et est ainsi sans incidence sur le présent litige, qui concerne l'année 2017.

Sur l'interprétation administrative de la loi fiscale :

6. La décision refusant de rembourser un crédit d'impôt ne constituant ni un rehaussement d'imposition ni un redressement, la société requérante ne peut utilement se prévaloir du paragraphe n°30 de l'instruction publiée au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-10-10-20-10, ni, à supposer qu'elle ait également entendu s'en prévaloir, des paragraphes n°1 et n°50 de cette même instruction.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la société SASU Kontron transportation France n'est pas fondée à demander la restitution du crédit d'impôt recherche dont elle estime avoir droit au titre de l'année 2017, à hauteur de 29 044 euros. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SASU Kontron transportation France est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Kontron transportation France et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Ouardes, président,

- M. de Miguel, premier conseiller,

- Mme Mathé, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

C. Mathé

Le président,

Signé

P. OuardesLa greffière,

Signé

C. Benoit-Lamaitrie

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions