vendredi 9 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200591 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ADJAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 janvier 2022 et le 8 février 2022, Mme B A, représentée par Me Adjas, demande au juge des référés :
1°) de désigner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, un expert chargé de se prononcer la date de consolidation des lésions dont elle est atteinte et d'évaluer l'ensemble des préjudices subis ;
2°) de mettre solidairement à la charge des défendeurs la somme de 3 000 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- dans son rapport déposé le 6 mai 2021, M. C, expert désigné par ordonnance du tribunal du 20 avril 2020, précisait que l'état de Mme A n'étant pas consolidé, une nouvelle évaluation de ses lésions devra être effectuée à la consolidation ;
- la mesures d'expertise demandée présente un caractère utile, dans la mesure où elle permettrait ainsi de déterminer la date de consolidation de son état de santé, ainsi que de réévaluer les différents préjudices subis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2022, le centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux, représenté par Me Budet, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la mesure d'expertise sollicitée est inutile.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris, qui n'a pas produit d'observations en réponse.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'expertise :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. Par une ordonnance n° 1908683 du 20 avril 2020, M. C été désigné en qualité d'expert et, dans son rapport déposé le 6 mai 2021, s'est prononcé sur les conditions de la prise en charge de Mme A par l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, le centre hospitalier de Meulan-les-Mureaux, l'hôpital Georges Pompidou et l'hôpital Antoine Béclère. Une nouvelle expertise sur ce point n'apparait donc pas utile. En revanche, M. C a relevé dans son rapport que " les préjudices en rapport avec la pathologie lombaire et les suites des différentes interventions subies par Mme A seront évalués à la consolidation " et qu'une " nouvelle expertise est à réaliser six mois après la cure d'éventration ". Une nouvelle expertise présente ainsi un caractère utile pour déterminer la date de consolidation et procéder à une nouvelle évaluation des préjudices subis par Mme A.
3. Il résulte de ce qui précède que la mesure d'expertise demandée par Mme A, qui présente un caractère utile, entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
4. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions par lesquelles Mme A demande, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des défendeurs.
6. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce que la somme demandée par le centre hospitalier intercommunal de Meulan-les-Mureaux soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Le docteur D C est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1°) se faire communiquer les documents médicaux utiles à sa mission, examiner Mme A et décrire son état actuel ;
2°) déterminer la date de consolidation de l'état de santé de Mme A ; dire si l'état de l'intéressée est susceptible d'aggravation ou d'amélioration ;
3°) donner tous les éléments de fait permettant d'évaluer l'ensemble des préjudices en rapport avec la pathologie lombaire et les suites des différentes interventions subies par Mme A.
En présence :
- de Mme A,
- du centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux,
- de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris,
- de la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L'expert notifiera son rapport en deux exemplaires dont une version électronique au greffe dans un délai de 6 mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux, à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris et au docteur D C, expert.
Fait à Versailles, le 9 septembre 202La première vice-présidente,
signé
Isabelle Dely
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 4
N°2200591
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026