vendredi 22 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201782 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Magistrat Crandal |
| Avocat requérant | CISSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés au tribunal administratif de Versailles le 7 mars, le 19 avril 2022, le 30 juin et le 10 août 2023, Mme C B, représentée par Me Cissé, demande l'annulation de la décision du 17 décembre 2021 de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne rejetant son recours administratif préalable obligatoire et confirmant la décision refusant l'attribution de l'aide personnalisée au logement à compter du 1er mars 2021. Elle demande que la caisse d'allocations familiales de l'Essonne soit condamnée à lui régler les allocations suspendues depuis mars 2021.
Elle soutient que :
- la résiliation de bail alléguée ne résulte d'aucune décision de justice définitive ;
- elle continue à payer son loyer ;
- en tant que handicapée, elle doit bénéficier d'une protection ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2022, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que dès lors que le propriétaire du logement occupé par la requérante affirme qu'elle est une occupante sans droit ni titre depuis la résiliation du bail, la décision contestée est fondée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Crandal a été entendu au cours de l'audience publique.
En l'absence des parties, ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B était allocataire de l'aide au logement depuis 2000 pour un logement qu'elle occupait à Viry-Châtillon dans l'Essonne. Le 20 janvier 2021, le propriétaire de ce logement a annoté un formulaire de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne de la mention manuscrite : " occupante sans droit ni titre depuis le 15 décembre 2020 ". Par un courriel du 15 juin 2021, la caisse d'allocations familiales a adressé la réponse suivante à la requérante : " Je fais suite à la réclamation du 20 mai 2021 concernant votre aide au logement. Votre bailleur nous a informé que vous occupiez sans droit ni titre votre logement depuis le 15 décembre 2020. Pour cela nous avons suspendu votre aide depuis 03/2021. Veuillez nous fournir un nouveau bail pour que nous puissions lever la suspension. " Mme B a introduit un recours administratif contre cette décision dans lequel elle mentionnait que le juge compétent était saisi du litige sur les conditions de résiliation du bail. Le 17 décembre 2021, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne a informé Mme B du rejet de son recours administratif après avis de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne, conformément à l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de cette décision. Le 17 janvier 2022, le tribunal de proximité de Juvisy-sur-Orge a jugé que le congé donné pour le 14 décembre 2020 par la propriétaire de la requérante était régulier, a ordonné l'expulsion de la requérante en la déboutant de sa demande de suppression des délais d'expulsion, ainsi que de sa demande de délai pour quitter les lieux, a condamné la requérante à payer à la propriétaire des indemnités d'occupation pour la période du 15 décembre 2020 au 4 octobre 2021 et à verser cette indemnité jusqu'à complète libération des lieux.
2. Aux termes des dispositions de l'article L.821-1 du code de la construction et de l'habitation : " ( ) Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale. " Aux termes des dispositions de l'article L.822-2 du code précité : " I.-Peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement :1° Les personnes de nationalité française ; /( )/
II.-Parmi les personnes mentionnées au I, peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement celles remplissant les conditions prévues par le présent livre pour son attribution qui sont locataires, résidents en logement-foyer ou qui accèdent à la propriété d'un local à usage exclusif d'habitation et constituant leur résidence principale. Aux termes des dispositions de l'article R.823-12 de ce code: " Les aides personnelles au logement cessent d'être dues à partir du premier jour du mois au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies. ( ) "
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de logement sociale (ALS), il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.
4. Il résulte de l'instruction que Mme B est qualifiée depuis le 20 janvier 2021 d'occupante sans droit ni titre par le propriétaire de l'appartement qu'elle occupe tout en ayant réglé une somme équivalente au montant du loyer mensuel convenu de 650,91 euros de mars à novembre 2021. Informée de cette situation par le propriétaire de Mme B, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne a décidé, le 17 décembre 2021, de rejeter le recours administratif préalable obligatoire de Mme B confirmant la décision mettant fin à son droit à l'allocation de logement sociale à compter de mars 2021. Pour contester cette décision, Mme B soutient que la caisse d'allocations familiales a commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant à son encontre la qualification d'occupante sans droit ni titre. Toutefois, cette qualification est celle que retient le juge de proximité de Juvisy-sur-Orge dans sa décision exécutoire à titre provisoire du 17 janvier 2022 par laquelle il condamne Mme B à payer une indemnité d'occupation à compter de mars 2021. En outre, postérieurement à l'enregistrement de la présente requête, dans une décision du 28 février 2023, le juge de l'exécution du tribunal judiciaire d'Evry a débouté Mme B de sa demande en annulation du commandement de quitter les lieux qui lui a été signifié le 14 juin 2022 et de sa demande de délais à expulsion. Dans ces conditions, la caisse d'allocations familiales était fondée à mettre fin au droit à l'aide au logement de Mme B à compter de mars 2021.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la caisse d'allocations familiales de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
J-M. CrandalLa greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
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01/06/2026
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01/06/2026