vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2202324 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET FRASSON-GORRET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mars 2022 et le 25 avril 2023, l'agence A+ Samuel Delmas, représentée par Me Frasson-Gorret, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupe hospitalier Nord Essonne, venant aux droits du centre hospitalier d'Orsay, à lui verser la somme de 101 400 euros toutes taxes comprises (TTC) ;
2°) de mettre à la charge du groupe hospitalier Nord Essonne la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a réalisé des prestations complémentaires à celles initialement prévues par le contrat de maitrise d'œuvre conclu avec le groupe hospitalier Nord Essonne ;
- la durée du chantier, initialement évaluée à 20 mois a finalement été portée à 54 mois ;
- elle a dû faire face à des sujétions imprévues résultant des contraintes imposées par la SNCF et le maitre de l'ouvrage, de l'erreur commise par des entrepreneurs ainsi que de la mise en liquidation de l'un des entrepreneurs ;
- des modifications de programme ont été imposées par le maitre de l'ouvrage ;
- l'allongement de la durée du chantier est également imputable au maitre de l'ouvrage qui a conclu un des lots du marché public de travaux avec un opérateur ensuite placé en liquidation judiciaire et qui a interrompu les paiements destinés à un des entrepreneurs, ralentissant l'exécution des travaux ;
- sa rémunération complémentaire doit être fixée à 101 400 euros TTC ;
- les conclusions reconventionnelles présentées par le groupe hospitalier Nord Essonne sont tardives et irrecevables.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 12 mai 2022 et le 22 mai 2023, le groupe hospitalier Nord Essonne, représenté par Me Pareydt, conclut au rejet de la requête, à ce que le montant du décompte du marché et de son solde soit fixé à -188 166,04 euros, et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'agence A+ Samuel Delmas en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence de réclamation préalable, en méconnaissance des stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Prestations intellectuelles du 26 décembre 1978 ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé ;
- l'agence A+ Samuel Delmas est redevable de pénalités de retard et de pénalités au titre du dépassement de son seuil de tolérance ;
- le solde du décompte général doit être fixé à la somme négative de 188 166,04 euros dont est redevable le maitre d'œuvre.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 ;
- le décret n°78-1306 du 26 décembre 1978 ;
- le décret n°93-1268 du 29 novembre 1993 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Geismar, première conseillère,
- les conclusions de Mme Vincent, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ioannidon, représentant le groupe hospitalier Nord Essonne.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement notifié le 24 août 2009, le centre hospitalier d'Orsay, devenu le groupe hospitalier nord Essonne (GHNE) a confié la mission de maitrise d'œuvre de la construction d'un bâtiment d'hospitalisation infanto juvénile, au sein d'un pôle de psychiatrie sur la commune de Bures sur Yvette, à un groupement solidaire dont l'agence A+ Samuel Delmas était le mandataire. A l'issue de l'avant-projet définitif, la rémunération du maitre d'œuvre a été fixée à 368 659,66 euros hors taxe (HT) et à 29 800 euros HT pour ses missions complémentaires. Sa rémunération a ensuite évolué et a été portée, notamment à la suite des avenants des 23 mai 2012 et 11 juin 2014, à la somme totale de 462 338,84 euros, puis de 498 007,74 euros. La durée du chantier, prévue initialement pour 20 mois, a été portée à 54 mois par un avenant n°3 puis à 62 mois par un avenant n° 4, soit jusqu'au 23 octobre 2014. La réception des travaux a eu lieu le 3 mars 2015. L'agence A+ Samuel Delmas ayant sollicité auprès du GHNE une augmentation de sa rémunération à la suite notamment de l'allongement de la durée du chantier, ce dernier a sollicité du juge des référés du tribunal la désignation d'un expert afin qu'il évalue les causes du retard de ce chantier. Le rapport d'expertise a été rendu le 9 septembre 2016. Le maitre d'œuvre ayant ensuite saisi, pour avis, le comité consultatif de règlement amiable des litiges (CCRA) relatifs aux marchés publics, ce dernier a proposé au GHNE, dans son avis du 18 février 2021, de verser " en équité " au maitre d'œuvre, une indemnité de 101 400 euros au titre des conséquences financières de l'allongement de la durée du chantier au-delà du 23 février 2014. Le GHNE ayant informé la requérante, par un courrier du 18 mai 2021, qu'il n'entendait pas suivre les propositions du CCRA, l'agence A+ Samuel Delmas demande au tribunal de condamner le maitre d'ouvrage à lui verser une indemnité de 101 400 euros au titre du préjudice financier que lui a causé de l'allongement de la durée des travaux.
2. Le GHNE demande à titre reconventionnel au tribunal de condamner le maitre d'œuvre au paiement de pénalités, d'un montant de 188 166,04 euros et de fixer ainsi le solde du décompte définitif.
Sur les conclusions de l'agence A+ Samuel Delmas :
3. Aux termes de l'article 9 de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée, alors applicable : " La mission de maîtrise d'œuvre donne lieu à une rémunération forfaitaire fixée contractuellement. Le montant de cette rémunération tient compte de l'étendue de la mission, de son degré de complexité et du coût prévisionnel des travaux. ". Aux termes de l'article 29 du décret du 29 novembre 1993 relatif aux missions de maitrise d'œuvre confiées par des maitres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé, alors en vigueur : " Le contrat fixe la rémunération forfaitaire du maître d'œuvre. Cette rémunération décomposée par éléments de mission tient compte : a) De l'étendue de la mission, appréciée notamment au regard du nombre et du volume des prestations demandées, de l'ampleur des moyens à mettre en œuvre, du mode de dévolution des travaux, des délais impartis et, le cas échéant, du ou des engagements souscrits par le maître d'œuvre de respecter le coût prévisionnel des travaux ;b) Du degré de complexité de cette mission, apprécié notamment au regard du type et de la technicité de l'ouvrage, de son insertion dans l'environnement, des exigences et contraintes du programme ;c) Du coût prévisionnel des travaux basé soit sur l'estimation prévisionnelle provisoire des travaux établie par le maître d'œuvre lors des études d'avant-projet sommaire, soit sur l'estimation prévisionnelle définitive des travaux établie lors des études d'avant-projet définitif. / Dans le cas où le coût prévisionnel des travaux n'est pas encore connu au moment de la passation du contrat avec le maître d'œuvre, le montant provisoire de la rémunération de ce dernier est basé sur la partie affectée aux travaux de l'enveloppe financière prévisionnelle fixée par le maître de l'ouvrage. / Son montant définitif est fixé conformément à l'article 30 ci-après ". L'article 30 du même décret prévoit que : " () III. En cas de modification de programme ou de prestations décidées par le maître de l'ouvrage, le contrat de maîtrise d'œuvre fait l'objet d'un avenant qui arrête le programme modifié et le coût prévisionnel des travaux concernés par cette modification, et adapte en conséquence la rémunération du maître d'œuvre et les modalités de son engagement sur le coût prévisionnel. ".
4. Il résulte de ces dispositions que le titulaire d'un contrat de maîtrise d'œuvre est rémunéré par un prix forfaitaire couvrant l'ensemble de ses charges et missions, ainsi que le bénéfice qu'il en escompte, et que seule une modification de programme ou une modification de prestations décidées par le maître de l'ouvrage peut donner lieu à une adaptation et, le cas échéant, à une augmentation de sa rémunération. Ainsi, la prolongation de sa mission n'est de nature à justifier une rémunération supplémentaire du maître d'œuvre que si elle a donné lieu à des modifications de programme ou de prestations décidées par le maître d'ouvrage. Dans cette hypothèse, le droit du maître d'œuvre à l'augmentation de sa rémunération est uniquement subordonné à l'existence de prestations supplémentaires de maîtrise d'œuvre utiles à l'exécution des modifications décidées par le maître de l'ouvrage. En revanche, ce droit n'est subordonné ni à l'intervention de l'avenant qui doit normalement être signé en application des dispositions de l'article 30 du 29 décembre 1993 précité, ni même, à défaut d'avenant, à celle d'une décision par laquelle le maître d'ouvrage donnerait son accord sur un nouveau montant de rémunération du maître d'œuvre.
5. En outre, le maître d'œuvre ayant effectué des missions ou prestations non prévues au marché de maîtrise d'œuvre et qui n'ont pas été décidées par le maître d'ouvrage a droit à être rémunéré de ces missions ou prestations, nonobstant le caractère forfaitaire du prix fixé par le marché si elles ont été indispensables à la réalisation de l'ouvrage selon les règles de l'art, ou si le maître d'œuvre a été confronté dans l'exécution du marché à des sujétions imprévues présentant un caractère exceptionnel et imprévisible, dont la cause est extérieure aux parties et qui ont pour effet de bouleverser l'économie du contrat.
6. Enfin, les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché à forfait peuvent également ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché dans la mesure où celle-ci justifie que ces difficultés sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre.
En ce qui concerne l'allongement de la durée des travaux :
7. La requérante fait valoir que la réalisation des travaux, initialement prévue pour s'étendre sur une durée prévisionnelle de 20 mois a excédé 54 mois et que sa rémunération devrait ainsi être proportionnelle à la durée et au montant des travaux. Toutefois, sa rémunération étant forfaitaire, l'allongement de la durée du chantier n'implique pas, en soi, le versement d'une rémunération complémentaire.
En ce qui concerne les modifications de programme :
8. Si le maitre d'œuvre évoque brièvement, dans ses écritures, les modifications de programme que le GHNE aurait imposées, il n'apporte aucune précision sur la nature de ces modifications et leur impact sur ses missions alors au demeurant qu'il ne conteste pas avoir, ainsi que le relève le CCRA dans son avis du 18 février 2021, " confirmé en séance que l'allongement de la durée des travaux n'était pas imputable à une modification de programme ou à une modification de prestations décidées par le maitre de l'ouvrage ". Dès lors, la requérante n'est pas fondée à demander une indemnisation à ce titre.
En ce qui concerne les sujétions imprévues :
9. L'agence A+ Samuel Delmas, se fondant sur le rapport d'expertise du 29 septembre 2016 aux termes duquel les causes de l'allongement des travaux seraient notamment imputables aux contraintes imposées par la SNCF, à la liquidation judiciaire de l'un des constructeurs, au retard dans l'exécution des chapes à la suite d'une erreur d'altimétrie ou en encore à l'arrêt de la réalisation de certains travaux par des entreprises intervenantes en raison du non-paiement d'une situation de travaux ou d'un refus de la finition par le maitre d'œuvre, fait valoir que la réalisation du chantier a été impactée par des sujétions imprévues. Toutefois, ces évènements, dont l'avis du CCRA a au demeurant retenu qu'ils ne révélaient pas de sujétions imprévues, ne présentent pas un caractère exceptionnel et imprévisible dont la cause serait extérieure aux parties. La société requérante n'est donc pas fondée à solliciter une indemnisation à ce titre.
En ce qui concerne les fautes imputables au maitre de l'ouvrage :
10. La requérante soutient par ailleurs que l'allongement de la durée du chantier est imputable au maitre de l'ouvrage qui, d'une part, a attribué un des lots du marché de travaux à une entreprise ensuite placée en liquidation judiciaire, et, d'autre part, a décidé d'interrompre le paiement des rémunérations de l'un des autres entrepreneurs. Toutefois, et à supposer que le maitre d'œuvre ait, ce faisant, entendu invoquer les fautes commises par le GHNE, il n'établit, ni même n'allègue, que le pouvoir adjudicateur aurait commis une irrégularité ou négligence quelconque en attribuant l'un des lots du marché de travaux à une entreprise ayant dû être placée en liquidation judiciaire en cours de travaux. De même, il n'apporte aucune précision sur les circonstances ayant conduit le maitre d'ouvrage à interrompre le paiement de prestations réalisées par l'un des intervenants, leur caractère, le cas échéant, fautif et leur incidence sur l'allongement à 54 mois de la durée des travaux.
En ce qui concerne l'indemnisation du temps passé en expertise :
11. Aucune disposition ne prévoit l'indemnisation du maitre d'œuvre au titre du temps passé lors de l'expertise sollicitée par GHNE.
12. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que l'agence A+ Samuel Delmas n'est pas fondée à demander la condamnation du GHNE à lui verser une indemnité de 101 400 euros au titre du préjudice financier que lui a causé l'allongement de la durée des travaux.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par le GHNE :
En ce qui concerne les pénalités de retard :
13. Aux termes des stipulations de l'article 7.4.2 du cahier des clauses administratives particulières du marché de maitrise d'œuvre (CCAP) : " Le délai imparti au maitre d'œuvre pour procéder à la vérification du projet de décompte final des entrepreneurs et à sa transmission au maitre d'ouvrage est fixé à 25 jours à compter de la date de l'accusé de réception du document ou du récépissé de remise ". Aux termes de son article 9.2.2 : " Si le délai fixé à l'article 7.4.2 n'est pas respecté, le maitre d'œuvre encourt une pénalité dont le montant, par jour de retard, est fixé à 1/10 000ème du montant toutes taxes comprises de l'acompte correspondant. Cependant, si le retard du maitre d'œuvre entraine le versement d'intérêts moratoires aux entreprises, le montant des pénalités qu'il encourt est égal au montant des intérêts moratoires qui lui sont imputables dans la limite du taux légal majoré de 2 points ".
14. Le GHNE soutient que les pénalités dues par le maitre d'œuvre au titre de l'absence de vérification des décomptes mensuels des entreprises, et de leurs décomptes finaux, s'élèvent à 164 160,14 euros. Il produit un tableau fixant, lot par lot, l'application de ces pénalités. Toutefois, ce tableau, s'il fait apparaitre notamment les dates de mises en demeure de fournir les décomptes généraux, ou la date à laquelle le décompte général et définitif a été signé par les titulaires de ces lots, il ne précise pas les dates de réception en lettre recommandée des projets de décompte final ou du récépissé de remise de nature à faire courir le délai de 25 jours fixé par stipulations mentionnées au point 13. Par suite, le GHNE n'est pas fondé à solliciter la condamnation de la société requérante sur le fondement de ces stipulations.
En ce qui concerne le dépassement du seuil de tolérance :
15. L'article 9.1.2 du CCAP stipule que : " le coût de réalisation des travaux est assorti d'un taux de tolérance de 3% () le cout de référence est le coût constaté à l'exclusion des couts supplémentaires non imputables à la maitrise d'œuvre ".
16. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, et n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté, que le maitre d'œuvre n'est pas responsable du dépassement du coût des travaux. Le GHNE n'est donc pas fondé à solliciter l'application d'une pénalité sur le fondement des stipulations de l'article 9.1.2 du CCAP.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions reconventionnelles présentées par le GHNE doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la requérante.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'agence A+ Samuel Delmas est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le groupe hospitalier Nord Essonne sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'agence A+ Samuel Delmas et au groupe hospitalier Nord Essonne.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
M. Maitre, premier conseiller,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
M. Geismar
La présidente,
signé
N. Ribeiro-Mengoli
La greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026