mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2202458 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET GRÜTZMACHER -GRAVERT - VIEGENER (GGV) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 mars 2022 et le 22 mars 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Dantec Dynamics, représentée par Me Ngatsing, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de retenue à la source auxquels elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2016, 2017 et 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
La société soutient que :
- les impositions en litige ont été établies au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de l'article R. 61 11 du livre des procédures fiscales, dès lors qu'elles ont été mises en recouvrement alors que la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires, dont elle avait régulièrement sollicité la saisine, n'avait pas encore rendu son avis ;
- les impositions en litige ont été établies en méconnaissance des dispositions des articles 39-1, 1° et 57 du code général des impôts ; l'administration n'a pas apporté la preuve qui lui incombe qu'elle aurait agi dans un sens contraire à son intérêt propre et aurait ainsi transféré des bénéfices à l'étranger ;
- le taux de marge nette de son activité " Scientific ", porté à 2,34% par le service vérificateur au titre de l'exercice clos 2016, et à 1,82 % au titre de l'exercice clos en 2017, ne tient pas compte de la situation économique tant de la société que du groupe au cours de ces deux exercices ; concernant les rectifications opérées au titre de l'exercice clos en 2018, le taux de rentabilité nette de 1,5 % constaté au titre de cet exercice doit être considéré comme situé dans l'intervalle de pleine concurrence pour une société de distribution ; dès lors, il n'y a pas lieu de procéder à une réintégration additionnelle de management fees qui viendrait s'ajouter aux 358 000 euros déjà réintégrés par la société de sa propre initiative.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 17 août 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée du contrôle fiscal Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par société requérante ne sont pas fondés.
Un mémoire, non communiqué, présenté par l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée du contrôle fiscal Ile-de-France, a été enregistré le 10 juin 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ghiandoni,
- et les conclusions de Mme Mathé, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Dantec Dynamics, filiale détenue à 100 % par la société Dantec Dynamics A/S dont le siège social est au Danemark, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité du 9 juillet au 28 novembre 2019 portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018. A l'issue des opérations sur place, le service de contrôle a remis en cause la politique de prix mise en place au sein du groupe et a conclu à l'existence d'un acte anormal de gestion et d'un transfert de bénéfice à l'étranger. Des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés et de retenue à la source ont ainsi été notifiées à la société SAS Dantec Dynamics par une proposition de rectification en date du 9 décembre 2019. Ces rectifications ont été maintenues après le recours hiérarchique et le recours devant l'interlocuteur régional. La société a sollicité la saisine de la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires le 10 juillet 2020. Les rappels de retenue à la source ont été mises en recouvrement le 31 mai 2021. Par les écritures visées ci-dessus, la SAS Dantec Dynamics sollicite la décharge des rappels de retenue à la source auxquelles elle a été assujettie pour les exercices clos en 2016, 2017 et 2018.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
2. Aux termes de l'article L. 59 A du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à la présente procédure : " I.- La commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires intervient lorsque le désaccord porte : / 1° Sur le montant du résultat industriel et commercial, non commercial, agricole ou du chiffre d'affaires, déterminé selon un mode réel d'imposition ; / 2° Sur les conditions d'application des régimes d'exonération ou d'allégements fiscaux en faveur des entreprises nouvelles, à l'exception de la qualification des dépenses de recherche mentionnées au II de l'article 244 quater B du code général des impôts ; / 3° Sur l'application du 1° du 1 de l'article 39 et du d de l'article 111 du même code relatifs aux rémunérations non déductibles pour la détermination du résultat des entreprises industrielles ou commerciales, ou du 5 de l'article 39 du même code relatif aux dépenses que ces mêmes entreprises doivent mentionner sur le relevé prévu à l'article 54 quater du même code ; / 4° Sur la valeur vénale des immeubles, des fonds de commerce, des parts d'intérêts, des actions ou des parts de sociétés immobilières servant de base à la taxe sur la valeur ajoutée, en application du 6° et du 1 du 7° de l'article 257 du même code. / II.- Dans les domaines mentionnés au I, la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires peut, sans trancher une question de droit, se prononcer sur les faits susceptibles d'être pris en compte pour l'examen de cette question de droit. / Par dérogation aux dispositions du premier alinéa, la commission peut se prononcer sur le caractère anormal d'un acte de gestion, sur le principe et le montant des amortissements et des provisions ainsi que sur le caractère de charges déductibles ou d'immobilisation. ". Aux termes de l'article R. 61 A-1 du même livre, dans sa rédaction applicable à la présente procédure : " Le montant de l'impôt exigible à la suite d'une procédure de rectification est calculé : / () c) () sur la base notifiée par l'administration au contribuable après avis de la commission compétente ou du comité consultatif du crédit d'impôt pour dépenses de recherche dans le cas où le litige leur a été soumis. "
3. Si la SAS Dantec Dynamics fait valoir que les rappels de retenue à la source en litige ont été mis en recouvrement avant que la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaire ne statue, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 61 A-1 du livre des procédures fiscales, d'une part, il résulte de l'instruction que la commission n'était saisie que du désaccord persistant entre l'administration fiscale et la société requérante concernant la détermination de son résultat imposable relevant de l'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos de 2016 à 2018 et, d'autre part, et en tout état de cause, la commission n'était pas compétente pour se prononcer sur les rectifications en matière de retenue à la source mises à la charge de la société au titre des revenus réputés distribués au profit de la société danoise société Dantec Dynamics A/S et de la société allemande Dantec Dynamics GMBH. Par suite, le moyen ainsi invoqué n'est pas fondé et doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
4. D'une part, aux termes de l'article 109-1 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. () ". Aux termes du 2. de l'article 119 bis du même code dans sa rédaction alors en vigueur : " Les produits visés aux articles 108 à 117 bis donnent lieu à l'application d'une retenue à la source dont le taux est fixé par l'article 187 lorsqu'ils bénéficient à des personnes qui n'ont pas leur domicile fiscal ou leur siège en France (). ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main d'œuvre, (). Toutefois les rémunérations ne sont admises en déduction des résultats que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à l'importance du service rendu. Cette disposition s'applique à toutes les rémunérations directes ou indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursements de frais () ".
6. Enfin, aux termes de l'article 57 du même code dans sa rédaction alors en vigueur : " Pour l'établissement de l'impôt sur le revenu dû par les entreprises qui sont sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d'entreprises situées hors de France, les bénéfices indirectement transférés à ces dernières, soit par voie de majoration ou de diminution des prix d'achat ou de vente, soit par tout autre moyen, sont incorporés aux résultats accusés par les comptabilités. Il est procédé de même à l'égard des entreprises qui sont sous la dépendance d'une entreprise ou d'un groupe possédant également le contrôle d'entreprises situées hors de France () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'elle constate que les prix facturés par une entreprise établie en France à une entreprise étrangère qui lui est liée - ou ceux qui lui sont facturés par cette entreprise étrangère -, sont inférieurs - ou supérieurs - à ceux pratiqués par des entreprises similaires exploitées normalement, c'est-à-dire dépourvues de liens de dépendance, l'administration doit être regardée comme établissant l'existence d'un avantage qu'elle est en droit de réintégrer dans les résultats de l'entreprise française, sauf pour celle-ci à justifier que cet avantage a eu pour elle des contreparties au moins équivalentes. A défaut d'avoir procédé à une telle comparaison, le service n'est, en revanche, pas fondé à invoquer la présomption de transferts de bénéfices ainsi instituée mais doit, pour démontrer qu'une entreprise a consenti une libéralité en facturant des prestations à un prix insuffisant - ou en les payant à un prix excessif -, établir l'existence d'un écart injustifié entre le prix convenu et la valeur vénale du bien cédé ou du service rendu.
7. D'une part, l'administration peut, pour établir l'existence d'une majoration des prix d'achat ou d'une minoration des prix de vente facturés entre une entreprise établie en France et une entreprise étrangère qui lui est liée, ainsi d'ailleurs que le préconisent les Principes de l'OCDE applicables aux prix de transfert à l'intention des entreprises multinationales et des administrations publiques, se fonder sur la comparaison d'un ratio financier pertinent de l'une ou l'autre entreprise, tel que le taux de marge sur ces transactions, avec celui d'entreprises similaires exploitées normalement, c'est-à-dire dépourvues de lien de dépendance. D'autre part, une différence ainsi constatée par l'administration entre les prix pratiqués par une entreprise française avec les entreprises qui lui sont liées et les prix pratiqués entre des entreprises similaires exploitées normalement peut être regardée comme ne constituant pas un avantage dépourvu de contrepartie susceptible d'être réintégré dans les résultats de cette entreprise si elle est justifiée par les risques que celle-ci a vocation à assumer et qui affectent sa rentabilité. Dans ce dernier cas, il lui incombe de justifier à la fois qu'elle avait, du fait des fonctions qu'elle exerçait au sein du groupe, vocation à assumer ces risques, et que l'écart entre les ratios financiers constatés et ceux d'entreprises similaires exploitées normalement s'explique par la réalisation de ces risques.
8. En premier lieu, pour établir l'existence d'un avantage tarifaire octroyé au cours des exercices en litige par la SAS Dantec Dynamics à sa société mère danoise et à sa société sœur allemande, et, partant, d'un transfert indirect de bénéfices au sens des dispositions précitées de l'article 57 du code général des impôts, l'administration a fait application d'une " méthode transactionnelle de marges nettes " (MTMN), consistant à comparer le ratio de marge nette sur le chiffre d'affaires de cette société à raison des opérations en cause avec celui d'un panel d'entreprises dépourvues de lien de dépendance et exerçant dans des domaines d'activité voisins. Ce faisant, elle a constaté que le ratio de marge nette de la société était de - 10% en 2016, -30 % en 2017 et 0% en 2018, là où il s'élevait 3,70% en 2016, 4,16% en 2017 et 4,29% en 2018 pour la moyenne des sociétés comparées. Ni ces constats, ni les termes de comparaison ainsi retenus par l'administration fiscale ne sont utilement contestés par la société requérante. En outre, l'administration a relevé que les pertes d'exploitation chroniques de la SAS Dantec Dynamics coïncident avec son intégration dans le groupe Nova, en 2009, alors que son chiffre d'affaires est équivalent ou supérieur aux années antérieures à 2009. A cet égard, elle a constaté que les taux de remise pratiqués au profit de la filiale française sur les ventes de produits fabriqués par Dantec Dynamics A/S ou Dantec Dynamics GMBH ont significativement baissés depuis l'entrée dans le groupe Nova - de 35 % à 27 % pour les produits vendus par la société danoise et de 35 % à 14 % pour les produits vendus par la société allemande - sans que cette baisse ne soit justifiée par l'entreprise et alors que les distributeurs tiers bénéficient d'une remise de 20 à 25 %. Au regard de ces éléments, la société requérante a accepté une situation qu'une société indépendante n'accepterait pas de prolonger et à laquelle elle mettrait fin. En conséquence, il résulte de ce qui précède, que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'administration s'est exclusivement fondée sur ses résultats déficitaires pour constater l'existence d'un transfert de bénéfices de la société requérante vers les sociétés Dantec Dynamics A/S et Dantec Dynamics GMBH. Enfin, si la société requérante soutient que sa situation déficitaire trouve son origine dans la chute exceptionnelle des ventes au cours des années vérifiées tant en France qu'au niveau du groupe, elle ne le démontre pas.
9. Il résulte de ce qui précède, d'une part, que l'administration démontre l'existence d'un avantage accordé par la SAS Dantec Dynamics à sa société mère danoise et à sa société sœur allemande, et établit ainsi une présomption de transfert de bénéfices pour les transactions en cause, à hauteur de la différence entre le montant constaté des recettes et celui qui aurait résulté de l'application du taux de marge nette moyen du panel d'entreprises comparables et d'autre part, que la société requérante ne démontre pas l'existence d'une contrepartie directe ou indirecte au moins équivalente à l'avantage consenti.
10. En second lieu, les pourcentages de marge retenus par l'administration au titre des trois années vérifiées se situent, pour 2016 et 2018 entre le premier quartile et la médiane de l'étude des comparables qu'elle a réalisée mentionnée au point 8 du présent jugement et, pour 2017, en dessous du premier quartile de cette même étude. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale s'est fondée sur le taux de marge nette " cible " de 2,60 % négocié avec la société requérante lors d'un précédent contrôle qui avait porté sur les exercices clos 2014 et 2015 et a ensuite tenu compte de la baisse du chiffre d'affaires avancé par la société requérante pour les années 2016 et 2017. L'administration a ainsi appliqué au taux " cible " une baisse de 10 % pour 2016 et une baisse de 30 % pour 2017. Elle précise enfin dans ses écritures, qui ne sont pas utilement contredites par la société requérante, qu'elle n'a retenu aucune baisse pour 2018 dès lors que le chiffre d'affaires de la société pour cette année était équivalent à celui constaté au titre des exercices clos précédemment vérifiés. En conséquence, au regard de ces éléments, l'administration fiscale, contrairement à ce que soutient la société requérante, a tenu compte de sa situation économique et les allégations de la société requérantes ne remettent pas en cause la réintégration des " management fees " au-delà du montant qu'elle avait elle-même réintégré de sa propre initiative.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Dantec Dynamics n'est pas fondée à soutenir que les impositions en litige ont été établies en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 57 du code général des impôts.
12. Par suite, la requête de la SAS Dantec Dynamics ne peut qu'être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de SAS Dantec Dynamics est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Dantec Dynamics et l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée du contrôle fiscal Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président,
Mme Bartnicki, première conseillère,
Mme Ghiandoni, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
S. Ghiandoni
Le président,
Signé
R. FéralLa greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026