jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2202664 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | DELAIR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 avril 2022, le 28 avril 2023 et le 12 septembre 2023, la ministre de la culture, représentée par Me Burel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la société Gallis à lui verser la somme de 4 716 euros au titre du désordre n°4 constaté suite aux travaux exécutés dans le cadre du lot n° 224 MA 02 " couverture en ardoises " sur les bâtiments de la Forge et de la Maréchalerie sur le domaine national du château de Versailles, assortie des intérêts légaux applicables à compter de la notification du courrier de réclamation et avec capitalisation de ces intérêts en application de l'article 1343-2 du code civil ;
2°) de condamner la société Gallis à lui verser la somme de 4 792,48 euros en réparation du préjudice résultant du paiement indu de dépens à l'occasion de la précédente instance, assortie des intérêts légaux applicables à compter de la notification du courrier de réclamation avec capitalisation de ces intérêts en application de l'article 1343-2 du code civil ;
3°) de mettre à la charge de la société Gallis la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa demande fondée sur le régime de la garantie décennale est recevable ;
- sa demande est fondée dès lors que le désordre n°4, relatif aux infiltrations depuis la couverture de la Forge et à l'inversion de la pente d'évacuation sur la couverture de la Maréchalerie qui entraînent des dommages liés à des infiltrations d'eau, est imputable à la société Gallis;
- le constructeur doit être condamné à lui payer la somme évaluée à 4 716 euros Toutes taxes comprises (TTC) sur la base des travaux de reprise du désordre finalement exécutés ;
- elle est fondée à demander la condamnation de la société Gallis à l'indemniser à hauteur de 2 630 euros TTC au titre des frais d'expertise, et à hauteur de 2 162,48 euros TTC au titre de la location d'une nacelle pour permettre à l'expert et aux parties d'examiner le désordre n°4.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 avril 2023, le 5 mai 2023 et le 3 octobre 2023, la société Gallis représentée par Me Ben Zenou conclut à la condamnation de M. A, architecte en chef des monuments historiques, à garantir la société Gallis des condamnations qui seraient prononcées à son encontre au titre de la demande du ministère de la culture, à juger que la part de la responsabilité de la société Gallis dans la survenance du désordre n°4 est limitée à 10 %, et à condamner tout succombant à lui verser la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens.
Elle soutient que :
- le ministère de la culture a manqué de diligence et s'est placé, par ses erreurs, à l'origine d'une partie du préjudice qu'il a subi au titre du désordre n°4 ;
- le ministère de la culture, en tant que propriétaire de l'ouvrage, doit se voir imputer une partie de la responsabilité du désordre n°4 dès lors que le défaut d'entretien des évacuations et des couvertures, relevé par l'expert au sujet du désordre n°1, doit également être pris en compte au sujet du désordre n°4 ;
- le délai de prescription pour appeler en garantie M. A n'a pas expiré, la responsabilité de M. A est prépondérante dans le désordre n°4, et la part de responsabilité de la société Gallis est minime et ne peut excéder 10 %.
Par un mémoire enregistré le 28 juillet 2023, M. A, architecte en chef des monuments historiques, représenté par Me Delair, conclut à titre principal à sa mise hors de cause et au rejet de toutes les demandes formées contre lui, et à titre subsidiaire à laisser à la charge de la société Gallis une part de responsabilité qui ne saurait être inférieure à 90 %, à rejeter les demandes d'actualisation, et à mettre à la charge de la société Gallis une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les erreurs relevées dans le rapport d'expertise, à savoir une inversion de la pente, le fait que le chéneau n'avait pas une garde suffisante et était dépourvu de trop plein relèvent d'une méconnaissance des règles de l'art, et par suite de la responsabilité de la société Gallis ;
- son rôle s'est limité à exiger le respect du patrimoine existant.
Par ordonnance du 12 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 13 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code des marchés publics ;
- l'ordonnance du 16 janvier 2019 de la présidente du tribunal administratif de Versailles taxant et liquidant à la somme de 31 467,12 euros TTC les frais de l'expertise réalisée par M. C ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Perez,
- les conclusions de Mme Chong-Thierry, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bain, représentant le ministère de la culture.
Considérant ce qui suit :
1. Le ministère de la culture et de la communication a assuré la maîtrise d'ouvrage d'une opération de restauration des bâtiments de la Maréchalerie et de la Forge, situés dans la Petite Ecurie sur le domaine national du château de Versailles, en vue d'y accueillir l'école nationale supérieure d'architecture de Versailles. L'établissement public de maîtrise d'ouvrage et travaux culturels (EMOC), devenu Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC), a été désigné en qualité de mandataire du maître de l'ouvrage. Pour certains des lots de cette opération, la maîtrise d'œuvre de cette opération a été confiée à M. B A, architecte en chef des Monuments historiques, mandataire en ce qui concerne la restauration du clos et couvert de la cour de la Forge. Il assurait en particulier la maîtrise d'œuvre du lot n° 224 MA 02 " couverture en ardoises " attribué à la société Hairis, aux droits de laquelle vient la société Gallis. Les travaux relatifs à la restauration du clos et couvert de la cour de la Forge ont été réceptionnés le 26 mars 2005. Le 19 mars 2013, à l'occasion d'une visite de la commission de sécurité, des désordres consistant en des fissures traversantes sur le bâtiment A ainsi que la détérioration des façades en certains endroits par des eaux de ruissellement en rapport avec la position des gouttières ont été constatés sur les bâtiments. Par une ordonnance du 9 septembre 2014, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a désigné M. C en qualité d'expert aux fins, notamment, d'apprécier la ou les causes des désordres constatés et, dans le cas de causes multiples, d'indiquer la part d'imputabilité propre à chacune d'elles, et d'apprécier l'étendue des préjudices et notamment l'évaluation du coût des travaux nécessaires. M. C a déposé son rapport d'expertise le 26 novembre 2018. Par un jugement n°1906609 du 30 septembre 2021, le tribunal administratif de Versailles a partiellement fait droit aux demandes du ministère de la culture. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande de réparation du désordre n°4, relatif aux infiltrations depuis la couverture de la Forge et à l'inversion de la pente d'évacuation sur la couverture de la Maréchalerie, au motif notamment que la demande formulée à l'encontre de la société MGN était mal dirigée, dès lors que la réalisation des chéneaux, qui sont à l'origine du désordre, incombait à la société Hairis, aux droits de laquelle vient la société Gallis, titulaire du lot n°224 MA 02, et non à la société MGN, titulaire du lot n°231 MA 01 " menuiseries extérieures vitrées ". Par la présente requête, la ministre de la culture demande, sur le fondement des principes qui régissent la garantie décennale, la condamnation de la société Gallis à lui verser la somme de 4 716 euros TTC pour l'indemniser des dépenses engagées en réparation du désordre n°4 constaté par l'expert, et la somme de 4 792,48 euros TTC au titre des dépens.
Sur la garantie décennale du constructeur :
2. Il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.
En ce qui concerne la nature et l'imputabilité du désordre :
3. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise du 26 novembre 2018, que des infiltrations depuis la couverture, entrainant des dommages aux faux plafonds des salles de cours de l'école nationale supérieure d'architecture de Versailles, ont été constatées sur le bâtiment de la Forge, et qu'une inversion de la pente d'évacuation a été constatée sur la couverture de la Maréchalerie. L'expert précise que la hauteur insuffisante des relevés et l'absence de trop plein sont la cause des fuites. Le caractère décennal de ce désordre n'est pas contesté. De plus, il résulte de l'instruction que la réalisation des chéneaux incombait à la société Hairis, aux droits de laquelle vient la société Gallis, titulaire du lot n° 224 MA 02 " couverture en ardoises ". Si, dans ses conclusions, le rapport d'expertise mentionne que l'architecte en chef des bâtiments historiques et la société MGN partagent la responsabilité de ce désordre, cette mention ne peut résulter que d'une erreur matérielle dès lors que la société MGN était titulaire du lot n°231 MA 01 " menuiseries extérieures vitrées ", et que le désordre n°4 ne pouvait dès lors pas lui être imputable. Il résulte de ce qui précède que l'Etat est fondé à rechercher la responsabilité de la société Gallis au titre du désordre n°4, laquelle vient aux droits de la société Hairis, titulaire du lot dont l'exécution est à l'origine des désordres constatés.
En ce qui concerne les travaux de reprise du désordre n°4 :
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la reprise du désordre a été initialement évaluée, sur le fondement d'un devis de la société UTB émis le 5 juillet 2017, à un montant de 21 610,80 euros TTC. Toutefois, au cours de l'instance, le ministère de la culture a fait savoir que le désordre a été repris, et que le montant des travaux s'est élevé à 4 716 euros TTC. Par suite, la ministre de la culture est fondée à demander la condamnation de la société Gallis à verser à l'Etat la somme de 4 716 euros TTC au titre de la reprise de la couverture de la Forge et des pentes d'évacuation de la Maréchalerie.
En ce qui concerne les intérêts et la capitalisation de intérêts :
5. La somme de 4 716 euros portera intérêts au taux légal à compter du 13 décembre 2021, date de réception de la première demande de paiement. Ces intérêts porteront eux-mêmes intérêts à compter du 13 décembre 2022, puis à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur la réparation du préjudice résultant du paiement indu de dépens :
6. La ministre de la culture fait valoir que les frais de l'expertise réalisée par M. C, qui portait sur six désordres, ont été taxés et liquidés à la somme de 31 467,12 euros TTC par une ordonnance du 16 janvier 2019 de la présidente du tribunal administratif de Versailles. Par le jugement du 30 septembre 2021, le tribunal administratif de Versailles a mis ces frais d'expertise à la charge de l'Etat à hauteur de 26 222,12 euros TTC et à la charge solidaire des sociétés RFR et Chapelle et compagnie à hauteur de 5 245 euros TTC. La ministre de la culture est donc fondée à demander réparation du préjudice résultant de la prise en charge des frais d'expertise afférents au désordre n°4, et par suite à demander la condamnation de la société Gallis à lui verser la somme de 2 630 euros en réparation de ce préjudice, lequel montant n'est pas contesté par les défendeurs.
7. De plus, la ministre de la culture soutient que les frais de location d'une nacelle pour l'examen du désordre n°4 dans le cadre de l'expertise, d'un montant de 2 162,48 euros TTC, doivent être mis à la charge de la société Gallis. Il résulte de l'instruction que cette facture a été adressée par la société Gallis au ministère de la culture le 22 avril 2015, qu'elle est intitulée " Lot 224 MA 02 - Couverture en ardoise Mise en œuvre de moyens d'accès pour la réunion d'expertise du 18 mars 2015 " et que cette facture porte sur la prestation suivante : " Installation, mise en service et repliement d'une nacelle élévatrice pour accès aux toitures à la demande de l'expert judiciaire, compris toutes démarches préalables de logistiques ". Par suite, ces frais relèvent des dépens liés au seul désordre n°4. Il résulte de ce qui précède que la ministre de la culture est fondée à demander la condamnation de la société Gallis à lui verser la somme de 2 162,48 euros au titre de la réparation de ce préjudice.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la ministre de la culture est fondée à demander la condamnation de la société Gallis à lui verser une somme globale de 4 792,48 euros en réparation des préjudices résultants du paiement des sommes mentionnées aux points 6 et 7, somme assortie des intérêts à taux légal à compter du 4 avril 2022, date d'enregistrement de la requête. Ces intérêts porteront eux-mêmes intérêts à compter du 4 avril 2023, puis à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur la cause exonératoire :
9. Si la société Gallis soutient qu'une part de responsabilité incombe au propriétaire de l'ouvrage en raison d'un défaut d'entretien généralisé du bâtiment ayant conduit à l'engorgement des chéneaux du fait de la stagnation anormale de feuilles mortes, le rapport d'expertise n'a conclu toutefois au défaut d'entretien du maître d'ouvrage qu'en ce qui concerne le premier désordre, à savoir la dégradation de la façade cour de la Maréchalerie par le ruissellement des eaux de pluie, et la société Gallis n'apporte en outre aucun élément de nature à justifier ses allégations. Par suite, il y a lieu d'écarter cette cause exonératoire.
Sur l'appel en garantie :
10. Dans le cadre d'un contentieux tendant au règlement d'un marché relatif à des travaux publics, le titulaire du marché peut rechercher la responsabilité quasi-délictuelle des autres participants à la même opération de construction avec lesquels il n'est lié par aucun contrat de droit privé.
11. Il résulte de l'instruction, et particulièrement du rapport d'expertise, que le désordre n°4 résulte notamment d'un vice de conception qui est imputable à M. A, architecte en chef des monuments historiques, qui a assuré la maîtrise d'œuvre de ces travaux. L'expert indique notamment que " la décision de faire réaliser un travail non conforme aux règles de l'art et aux documents techniques unifiés relève de la responsabilité de l'architecte des monuments historiques qui n'a pas non plus préconisé les mesures de bon sens pour éviter des désordres ". Il ajoute que la responsabilité du désordre est partagée avec l'entreprise, et que cette dernière aura environ 1/3 de la responsabilité " pour avoir réalisé aveuglément ce travail sous la direction de l'architecte des monuments historiques ". Par suite, la société Gallis est fondée à appeler en garantie M. A, architecte en chef des monuments historiques, sur le fondement de la responsabilité quasi délictuelle.
12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner M. A, architecte en chef des monuments historiques, à garantir la société Gallis à hauteur de 66,66 % des sommes mentionnées aux points 4 et 8 du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la société Gallis demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Gallis la somme de 1 500 euros à verser à l'Etat au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à verser à la société Gallis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La société Gallis est condamnée à verser à l'Etat la somme de 4 716 euros TTC au titre de la réparation du désordre n°4, assortie des intérêts à taux légal à compter du 13 décembre 2021 et de la capitalisation des intérêts à compter du 13 décembre 2022.
Article 2 : La société Gallis est condamnée à verser à l'Etat la somme de 4 792,48 euros en réparation des préjudices mentionnés aux points 6 et 7 du présent jugement, somme assortie des intérêts à taux légal à compter du 4 avril 2022 et de leur capitalisation à compter du 4 avril 2023.
Article 3 : M. B A est condamné à garantir la société Gallis à hauteur de 66,66 % des condamnations prononcées aux articles 1 et 2.
Article 4 : La société Gallis versera à l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : M. A versera à la société Gallis une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la ministre de la culture, de la société Gallis et de M. A est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à la ministre de la culture, à la société Gallis et à M. B A.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Mauny, président,
M. Perez, premier conseiller,
M. Bélot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
Le rapporteur,
signé
J-L Perez
Le président,
signé
O. MaunyLa greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026