mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2203274 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET NATAF & PLANCHAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2022, Mme A B, représentée par la SCP Nataf et Planchat, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité dès lors qu'elle n'a pas été rendue destinataire de la demande de justification n° 2172 du 6 juillet 2018 ;
- le pli adressé à son domicile, situé à Croissy-sur-Seine, dont l'accusé de réception comporte la mention " destinataire inconnu " procède d'une erreur de sorte que cet envoi n'est pas valable ;
- le pli adressé à Noirmoutier n'est pas valable dès lors que cette adresse ne correspond pas à l'adresse qu'elle a donnée à l'administration et que ce pli n'a pas été réceptionné ;
- la décision du 24 juin 2020 par laquelle l'administration a prononcé le dégrèvement des cotisations mises à sa charge et a reconnu l'irrégularité de la procédure d'imposition est créatrice d'un droit de sorte que le service ne pouvait revenir dessus en remettant les sommes à sa charge.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut au transfert de la requête au tribunal administratif de Paris ou, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Versailles est territorialement incompétent pour connaitre de ce litige dès lors que les impositions litigieuses ont été établies par le pôle de recouvrement spécialisé Parisien 1 ;
- les moyens de la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2024 à 12 heures.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, l'instruction a été rouverte pour les éléments demandés en vue de compléter l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maljevic, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Amar-Cid, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis de vérification du 20 mars 2018, la situation fiscale personnelle de Mme A B a fait l'objet d'un examen contradictoire diligenté par la direction départementale des finances publiques des Yvelines, à l'issue duquel une proposition de rectification n° 3924 lui a été adressée. Les impositions mises à la charge de Mme B au titre de l'impôt sur le revenu, de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et des contributions sociales des années 2015 et 2016, en droits, intérêts de retard et majorations, ont été mises en recouvrement une première fois en 2019 par le pôle de recouvrement spécialisé des Yvelines. Après que ces impositions ont fait l'objet d'un dégrèvement total, elles ont été remises en recouvrement le 31 juillet 2021 par le pôle de recouvrement spécialisé Parisien 1. Mme B a présenté le 10 septembre 2021 une réclamation en vue d'obtenir le dégrèvement de ces impositions. Par la présente requête, elle demande au tribunal de prononcer la décharge en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016.
2. Aux termes de l'article R. 351-3 alinéa 1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ".
3. Aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Paris : ville de Paris ; () ". En matière fiscale, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui a établi les impositions contestées.
4. Il résulte de l'instruction que les impositions contestées par la requérante dans la présente instance ont été mises en recouvrement par le pôle de recouvrement spécialisé Parisien 1 dont le siège est à Paris. Il y a lieu dès lors, en application des dispositions précitées et de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, de transmettre le dossier de la requête de Mme B au tribunal administratif de Paris.
D E C I D E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme B est transmis au tribunal administratif de Paris.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la présidente du tribunal administratif de Paris, à Mme A B et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme Caron, première conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.
Le rapporteur,
signé
S. Maljevic
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026