mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2203398 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2022, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer la décharge, en droits et en pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017 pour un montant total de 6 013 euros.
Il soutient que les chèques perçus pour un montant total de 10 490 euros ne constituent pas des revenus ou distributions occultes au sens des dispositions du c. de l'article 111 du code général des impôts mais correspondent à des ventes occasionnelles de matériels au profit de la société Pop Sécurité.
Par un mémoire, enregistré le 6 mai 2022, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines a conclu à sa mise hors de cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2022, l'administrateur général des finances publiques conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maljevic, conseiller,
- et les conclusions de Mme Amar-Cid, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'un contrôle sur pièces, M. B A s'est vu notifier, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales, au titre de l'année 2017, pour un montant de 6 013 euros résultant de la taxation entre ses mains, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. M. A a présenté une réclamation contentieuse le 28 mai 2021, qui a fait l'objet d'une décision de rejet le 28 février 2022. Par la présente requête, il demande au tribunal de prononcer la décharge des impositions et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge.
2. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. () / c. Les rémunérations et avantages occultes () ".
3. Il résulte de l'instruction que dans le cadre de la vérification de comptabilité de la société Pop Sécurité Privée, le droit de communication que le service a exercé auprès des établissements bancaires de la société a révélé que cette dernière avait versé à M. A, au cours de l'année 2017, la somme totale de 10 490 euros, par le biais de 4 chèques. La vérification de comptabilité de la SARL Pop Sécurité Privée au titre des exercices clos en 2016, 2017 et 2018 a mis en évidence que cette société n'employait aucun salarié au titre de cette période et que M. A n'était pas davantage associé de cette société. Le service a estimé que ces chèques constituaient des revenus distribués imposables entre les mains de M. A dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers sur le fondement des dispositions, citées au point précédent, du c de l'article 111 du code général des impôts.
4. Le requérant, qui ne conteste pas avoir perçu de telles sommes, soutient que ces chèques ne constituent pas des revenus occultes mais la contrepartie de la vente occasionnelle de matériels effectuée au profit de la SARL Pop Sécurité Privée. Toutefois, le requérant n'apporte aucune précision supplémentaire sur les transactions dont il fait état ni la moindre pièce au soutien de ses allégations. Dans ces conditions, en l'absence notamment de toute preuve de contrepartie à ces versements, le service était fondé à regarder les sommes litigieuses comme un avantage ou une rémunération occulte au sens des dispositions du c de l'article 111 du code général des impôts et à les imposer entre les mains de M. A dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et des contributions sociales correspondantes, auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017. Dès lors, sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à B A et à l'administrateur général des finances publiques.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme Caron, première conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
S. Maljevic
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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