vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204656 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Président Gosselin |
| Avocat requérant | SELARL FRANCK COHEN AVOCAT |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 juin 2022 et 7 septembre 2022, sous le n° 2204656, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 9 février 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté l'invalidité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul et la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 27 juillet, 4 septembre , 8 septembre à 14h08, 8 septembre 2020 à 15h54 et 30 avril, 10 juin, et 19 juin 2021 à 17h10 et 17h11 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur la restitution des points du permis de conduire au titre de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision " 48 SI " est entachée d'irrégularité eu égard au défaut d'information préalable en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer concernant les conclusions dirigées contre les infractions des 30 avril et 10 juin 2021 et contre la décision 48 SI du 9 février 2022, et au rejet de la requête.
Il soutient que les points afférents aux infractions concernées ont été restitués au requérant, que le relevé d'information intégral ne fait mention d'aucune décision 48 SI en date du 9 février 2022 et que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
II- Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 septembre 2022 et 8 novembre 2022, sous le n°2206795, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 22 juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté l'invalidité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul et la décision implicite de rejet de son gracieux du 3 août 2022 ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 4 septembre 2020, 27 juillet 2020, 8 septembre 2020 à 14h08, 8 septembre 2020 à 15h54, 19 juin 2021 à 17h10 et 19 juin 2021 à 17h11 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur la restitution des points de son permis de conduire au titre de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision " 48 SI " est entachée d'irrégularité eu égard au défaut d'information préalable en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions n'est pas établie ;
Par un mémoire en défense enregistré le 31 octobre 2022, le ministre de l'intérieur a conclu au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens exposés sont infondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gosselin, vice-présidente en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Gosselin a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes susvisées n° 2204656 et 2206795 présentées par M. B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. M. B a commis une série d'infractions au code de la route 4 septembre 2020, 8 septembre 2020 à 14h08, 8 septembre 2020 à 15h54, 27 juillet 2020, 30 avril 2021, 10 juin 2021, et 19 juin 2021 à 17h10 et 17h11, ayant entraîné le retrait de plusieurs points affectés à son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 9 février 2022, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures et a constaté un solde de points nul. Par une première requête, M. B demande l'annulation de la " 48 SI " du 9 février 2022 et des différentes décisions de retrait de points. Par une seconde décision référencée " 48 SI " du 22 juin 2022, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures et a constaté un solde de points nul eu égard aux infractions consécutives des 19 juin 2021 à 17h10, 19 juin 2021 à 17h11, 8 septembre 2020 à 14h08, 8 septembre 2020 à 15h54, 4 septembre 2020 et 27 juillet 2020. Par une seconde requête, M. B demande l'annulation de la décision " 48 SI " du 22 juin 2022 ainsi que des décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral que les points retirés à la suite des infractions relevées les 30 avril 2021 et 10 juin 2021 ont été restitués en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points concernées sont dès lors dépourvues d'objet.
En ce qui concerne le défaut de notification :
4. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 223-3 du code de la route : " Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ".
5. M. B soutient que les décisions de retrait de points contestées ne lui ont jamais été notifiées. Toutefois, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions précitées, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, que M. B n'aurait pas été informé des décisions de retrait de points est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision de retrait. Le moyen tiré du défaut de notification des décisions attaquées, inopérant, doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la réalité des infractions :
6. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention de l'exécution d'une composition pénale, la notification d'une condamnation pénale devenue définitive, du paiement de l'amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
7. Les infractions relevées les 27 juillet, 4 septembre et 8 septembre 2020 ainsi que les 19 juin, 10 juin et 30 avril 2021 ont donné lieu, en l'absence de paiement de l'amende forfaitaire afférente dans le délai de quarante-cinq jours précité, à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le requérant ne soutient pas avoir formé une requête en exonération dans les délais ni une réclamation en ce qui concerne ces infractions. Dans ces conditions, leur réalité doit être regardée comme étant établie. Par suite, le moyen tiré du défaut de réalité des infractions doit être écarté.
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
8. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent alinéa. ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
9. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu, préalablement, délivrer un document contenant les informations prévues aux articles précités du code de la route, lesquels constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a satisfait à cette obligation d'information. Il appartient au juge, saisi d'un moyen tiré de cette omission, de rechercher si compte tenu des circonstances de l'espèce, et notamment, le cas échéant, de l'information dont l'intéressé a bénéficié à l'occasion d'autres infractions, elle a eu pour effet de priver l'intéressé de la garantie instituée par la loi.
S'agissant des infractions commises les 27 juillet 2020, 4 septembre 2020 et 8 septembre 2020 à 15h54 :
10. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. En vertu des dispositions de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre que cet avis était inexact ou incomplet.
11. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral, que les infractions commises le 27 juillet, 4 septembre et 8 septembre 2020 à 15h54 ont donné lieu à l'émission de titre exécutoire pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit pour ces trois infractions des attestations du trésorier principal du contrôle automatisé relative aux encaissements des amendes le 8 avril 2022. Dans ces conditions, M. B doit être regardé comme ayant été destinataire de cet avis préalablement à l'émission des avis d'amende forfaitaire majorée. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. B n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis à cette occasion, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route préalablement au paiement de ces amendes.
S'agissant des infractions commises les 8 septembre 2020 à 14h08 et les 19 juin 2021 à 17h10 et 17h11 :
12. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2 du code de la route, issu de l'arrêté du 4 décembre 2014, en cas d'infraction entraînant le retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne un retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
13. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. Par ailleurs, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
14. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral que les infractions commises les 8 septembre 2020 à 14h08 et 19 juin 2021 à 17h10 et 17h11 ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Cette mention, qui établit la seule réalité de l'infraction, n'est toutefois pas de nature à attester que le contrevenant a reçu l'information exigée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, alors même que l'intéressé soutient qu'elle ne lui a pas été délivrée. Si le ministre de l'intérieur et des outre-mer verse à l'instance les procès-verbaux électroniques relatifs à ces infractions, ceux-ci, qui ne comportent ni les informations précitées, ni la signature de M. B, ni même la mention " refus de signer ", ne sont pas davantage de nature à établir que l'administration s'est acquittée de l'obligation qu'elle tire des dispositions susvisées. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du relevé d'information intégral et de l'attestation de paiement établie par le comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé que s'agissant des infractions commises au cours de l'année 2020 et constatées par voie de radar automatique, l'ensemble des informations précitées a été délivré. Dans ces conditions, l'omission de cette information lors de la constatation des infractions des 8 septembre 2020 à 14h08 et les 19 juin 2021 à 17h10 et 17h11 ne saurait avoir eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver le requérant de la garantie instituée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées, y compris celles dirigées contre une décision du 9 février 2022, dont le requérant n'a pas établi la réalité, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, la somme que demande M. B au titre des frais exposés dans le cadre des présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.
Le magistrat désigné
Signé
C. Gosselin La greffière,
Signé
S. Burel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2204656 - 2206795
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026