lundi 18 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302580 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL PITCHER AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 30 mars 2023, 26 juillet et 16 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Pitcher, demande au juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser la somme de 1 200 euros au titre de la subvention " MaPrimeRénov' " qui lui a été octroyée par une décision du 2 juin 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'ANAH une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la créance dont elle se prévaut n'est pas sérieusement contestable dès lors, d'une part, qu'elle a signé un contrat pour l'attribution de la prime avec son mandataire, la société Drapo, d'autre part, que la prime lui a été octroyée et enfin que les travaux ont été exécutés dans le délai d'un an à compter de la notification de l'octroi de la prime et, enfin, qu'ils sont conformes aux travaux soumis à l'ANAH ;
- elle n'a pas perçu le versement de la prime demandée.
Par un premier mémoire en défense enregistré le 3 mai 2023, l'ANAH conclut au rejet de la requête.
Par un deuxième et un troisième mémoires en défense, enregistrés les 9 septembre et 4 octobre 2024, l'ANAH conclut au non-lieu à statuer, la prime d'un montant de 1 200 euros ayant été versée le 9 août 2024.
Par une ordonnance du 22 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rollet-Perraud, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et le bien-fondé de la provision :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".
2. L'objet du référé-provision organisé par ces dispositions est de permettre le versement rapide d'une provision, assortie le cas échéant d'une garantie, dans les cas où la créance invoquée par le demandeur n'apparaît pas sérieusement contestable.
3. Il résulte de l'instruction que, par un ordre de paiement du 8 août 2024, l'ANAH a mis en paiement la somme de 1 200 euros, correspondant au montant de la prime de la transition énergétique qui a été accordée à Mme B par les décisions des 2 juin 2021 et 5 mai 2023, pour le dossier " MPR-2023-507701 " correspondant au numéro attribué à la demande de Mme B, et sur un compte bancaire correspondant à celui de la société Drapo, désignée par Mme B mandataire pour effectuer les démarches relatives au dispositif " MaPrimeRénov' ", le mandat précité donnant expressément à cette société procuration pour percevoir les fonds au nom du mandant. Si la requérante soutient qu'elle n'a jamais reçu le versement de la prime et, par suite, que l'ordre de paiement n'a jamais été suivi d'effet, elle ne produit toutefois aucune pièce à l'appui de ses allégations.
4. Dans ces conditions, l'obligation dont se prévaut Mme B est sérieusement contestable et les conclusions aux fins de versement d'une provision sur la créance née des décisions de l'ANAH des 2 juin 2021 et 5 mai 2023 lui accordant le bénéfice d'une prime de
1 200 euros au titre du dispositif " MaPrimeRénov' " ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'ANAH, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse une somme à Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Versailles, le 18 novembre 2024.
La juge des référés,
Signé
C. Rollet-Perraud
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302580
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026