LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2302863

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2302863

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2302863
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationMagistrat Belot
Avocat requérantCHARLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 avril 2023 et 6 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Charles, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures ;

1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2022 par laquelle le directeur de l'agence de Pôle emploi de Palaiseau lui a notifié un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 8 717,56 euros au titre de la période de février 2021 à juin 2022 ;

2°) de prononcer la décharge de la somme de 8 717,56 euros ;

3°) d'annuler la décision implicite de rejet de la demande de remise de dette ;

4°) d'enjoindre à France travail Île-de-France de lui accorder la remise de dette demandée dans un délai de quinze jours ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la requête est recevable, dès lors que la mention des voies et délais de recours était insuffisamment précise et qu'il reste recevable à contester la décision implicite de refus de remise de dette ;

- la décision en litige est entachée d'un défaut de motivation en droit ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que, pendant la période en cause, il n'a perçu avec l'allocation de solidarité spécifique aucun autre revenu, qu'il s'agisse de revenus en provenance de sa micro-entreprise ou d'aides sociales ;

- France travail a manqué à son obligation d'information et de vigilance prévue par les dispositions, alors en vigueur, de l'article L. 5312-1 du code du travail ;

- sa situation financière justifie de faire droit à sa demande de remise de dette.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2023, Pôle emploi, devenue France travail, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable, dès lors que le requérant n'a pas saisi, dans le délai impératif de deux mois suivant la notification du trop-perçu en cause, la médiation régionale de Pôle emploi Île-de-France alors que la contestation de M. A était soumise à une médiation préalable obligatoire ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le décret n°2022-433 du 25 mars 2022 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Bélot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bélot a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 8 septembre 2022, le directeur de l'agence de Pôle emploi, devenu France travail, de Palaiseau a notifié à M. B A un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 8 717,56 euros au titre de la période de février 2021 à juin 2022. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

2. Par un courrier du 23 février 2023, M. A a adressé au directeur de l'agence de Pôle emploi, devenu France travail, de Palaiseau une demande d'effacement de sa dette. M. A demande l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur cette demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 septembre 2022 notifiant un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 213-11 du code de justice administrative : " Les recours formés contre les décisions individuelles qui concernent la situation de personnes physiques et dont la liste est déterminée par décret en Conseil d'Etat sont, à peine d'irrecevabilité, précédés d'une tentative de médiation. Ce décret en Conseil d'Etat précise en outre le médiateur relevant de l'administration chargé d'assurer la médiation ". Aux termes de l'article L. 213-13 du même code : " La saisine du médiateur compétent interrompt le délai de recours contentieux et suspend les délais de prescription, qui recommencent à courir à compter de la date à laquelle soit l'une des parties, soit les deux, soit le médiateur déclarent, de façon non équivoque et par tout moyen permettant d'en attester la connaissance par l'ensemble des parties, que la médiation est terminée ".

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 5312-47 du code du travail, créé par l'article 5 du décret du 25 mars 2022 relatif à la procédure de médiation préalable obligatoire applicable à certains litiges de la fonction publique et à certains litiges sociaux : " La procédure de médiation préalable obligatoire prévue par l'article L. 213-11 du code de justice administrative est applicable aux recours contentieux formés contre les décisions individuelles suivantes prises par Pôle emploi et relevant du champ de compétence du juge administratif : / () 7° Les décisions prises pour le compte de l'Etat relatives () b) A l'allocation de solidarité spécifique prévue aux articles L. 5423-1 à L. 5423-3 () ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " () Les dispositions de l'article 5 sont applicables aux recours contentieux susceptibles d'être présentés à l'encontre des décisions intervenues à compter du 1er juillet 2022 ". Aux termes de l'article R. 5312-48 du code du travail : " Le médiateur chargé de la médiation préalable obligatoire mentionnée à l'article R. 5312-47 est le médiateur régional de Pôle emploi territorialement compétent ".

7. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision du 8 septembre 2022 lui notifiant un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique devait être précédée d'une médiation préalable obligatoire assurée par le médiateur régional de France travail Île-de-France. Il résulte de l'instruction que cette décision a été notifiée à M. A le même jour avec la mention suffisamment précise des voies et délais de recours et que M. A, qui disposait d'un délai de deux mois pour saisir le médiateur régional de France travail Île-de-France, n'a effectué cette saisine que le 22 novembre 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision du 8 septembre 2022 sont irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande de remise de dette :

8. Aux termes de l'article R. 213-12 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif est saisi dans le délai de recours contentieux d'une requête n'ayant pas été précédée d'une médiation qui était obligatoire, son président ou le magistrat qu'il délègue rejette cette requête par ordonnance et transmet le dossier au médiateur compétent. / Le médiateur est supposé avoir été saisi à la date d'enregistrement de la requête ".

9. Il résulte de l'instruction que la demande d'effacement de dette présentée par M. A a été enregistrée par les services de France travail Île-de-France le 27 février 2023. Par suite, une décision implicite de rejet de cette demande étant intervenue au terme du silence gardé pendant deux mois par France travail Île-de-France, soit le 27 avril 2023, M. A ne pouvait valablement saisir le médiateur régional de France travail Île-de-France qu'à compter de cette date. Il ne résulte pas de l'instruction que M. A a procédé à une telle saisine. Par conséquent, les conclusions dirigées contre le refus d'effacement de la dette de M. A sont irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées. Le dossier, en tant qu'il concerne cette demande d'effacement de dette, doit être, en application des dispositions de l'article R. 213-12 du même code, transmis au médiateur régional de France travail Île-de-France.

Sur les frais d'instance :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie dans la présente instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le dossier de M. A, en tant qu'il concerne la demande d'effacement de sa dette d'allocation de solidarité spécifique, est transmis au médiateur régional de France travail Île-de-France.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à France travail Île-de-France et au médiateur régional de France travail Île-de-France.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

S. BélotLa greffière,

signé

G. Le Pré

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions