LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306133

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306133

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306133
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantAMRAM

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la S.A.S CEBAT, qui demandait la condamnation de la commune du Chesnay-Rocquencourt au paiement d'une facture et de dommages-intérêts. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative préalable rejetant sa demande indemnitaire, nécessaire pour lier le contentieux. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2023, la société par actions simplifiées (S.A.S) CEBAT représenté par Me Amram, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune du Chesnay-Rocquencourt à lui verser la somme de 8 137,75 euros au titre de la facture n°21441 du 12 décembre 2018 et à lui verser la somme de 5 000 euros au titre de dommages et intérêts pour résistance abusive ;

2°) de mettre à la charge de la commune du Chesnay-Rocquencourt une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 octobre 2023, la commune du Chesnay-Rocquencourt, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de la S.A.S CEBAT la somme de 1 220 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 13 janvier 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 13 février 2025.

Par un courrier du 1er septembre 2025, le tribunal a adressé au conseil de la S.A.S CEBAT une demande de régularisation assortie d’un délai de quinze jours.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Perez, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Par un courrier du 1er septembre 2025, le tribunal a adressé à la S.A.S CEBAT une demande de régularisation par laquelle il était demandé à la société requérante d’adresser au tribunal dans un délai de quinze jours la décision administrative rejetant une demande préalable par laquelle elle aurait demandé le paiement de la facture n°21441 du 12 décembre 2018 pour un montant de 8 137,75 euros et le paiement d’une somme de 5 000 euros pour dommages et intérêts pour résistance abusive. Ce courrier mentionnait qu’à défaut de régularisation, les conclusions indemnitaires présentées par la S.A.S CEBAT pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti, et que cette demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 du code de justice administrative. Le conseil de la S.A.S CEBAT a accusé réceptions de ce courrier le 1er septembre 2025. Aucune réponse à cette demande de régularisation n’ayant été produite, les conclusions indemnitaires présentées par la S.A.S CEBAT ne peuvent qu’être rejetées comme manifestement irrecevables, faute de liaison du contentieux.

3. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune du Chesnay-Rocquencourt, qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse à la S.A.S CEBAT une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la S.A.S CEBAT la somme demandée par la commune du Chesnay-Rocquencourt au même titre.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la S.A.S CEBAT est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiées CEBAT et à la commune du Chesnay-Rocquencourt.

Fait à Versailles, le 19 décembre 2025.

Le magistrat désigné,

signé

J-L. Perez

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions