LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306246

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306246

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306246
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7éme chambre
Avocat requérantKLEIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014. Le tribunal a jugé que leur réclamation était tardive, le délai expirant le 31 décembre 2020, et qu’un jugement du 26 juillet 2022 concernant la société distributrice ne constituait pas un événement ouvrant un nouveau délai. Cette décision s’appuie sur les articles R. 196-1, R. 196-3 et L. 169 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été déclarée irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 juillet 2023, M. et Mme B... et C... A..., représentés par Me Klein, demandent au tribunal la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre de l’année 2014 ainsi que des pénalités y afférentes.

Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable, l’intervention du jugement du tribunal administratif de Versailles du 26 juillet 2022 déchargeant la société distributrice fondant les impositions contestées constituant une circonstance de nature à rouvrir le délai de réclamation ;
- il convient de tirer les conséquences de ce jugement, dès lors que la réduction de base imposable qu’il ordonne a un impact sur les distributions mises à leur charge par l’administration.

La requête a été communiquée au directeur départemental des finances publiques des Yvelines qui a indiqué, par un mémoire enregistré le 3 août 2023, n’avoir pas compétence pour défendre.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, l’administrateur général chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile de France conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est tardive, le délai de réclamation des requérants s’éteignait le 31 décembre 2020.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Lutz, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Le Vaillant, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. A la suite de la vérification de comptabilité de la société à responsabilité limitée CIES, dans laquelle M. et Mme A... ont été associés ou gérants, l’administration a mis à leur charge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux correspondants à des sommes que le service a regardées comme leur ayant été distribuées par cette société. Après avoir vainement réclamé, M. et Mme A... demandent par leur requête la décharge de ces impositions supplémentaires et des pénalités y afférentes.

2. Aux termes de l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales : « Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; (…) c) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation. Ne constitue pas un tel événement une décision juridictionnelle ou un avis mentionné aux troisième et cinquième alinéas de l'article L. 190. » Aux termes de l’article R. 196-3 de ce livre : « Dans le cas où un contribuable fait l'objet d'une procédure de reprise ou de rectification de la part de l'administration des impôts, il dispose d'un délai égal à celui de l'administration pour présenter ses propres réclamations. » Selon son article L. 169 : « Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due. » Enfin, son article R190-1 dispose que : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition. »

3. Ne constitue pas un événement susceptible de motiver la formation d'une réclamation par un contribuable, au sens et pour l'application du c) de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, la décision contentieuse rendue à l'occasion d'un litige opposant un tiers à l'administration fiscale, par laquelle le juge de l'impôt s'est seulement prononcé sur la qualification juridique de certains faits, sans annuler ni déclarer invalide aucune disposition fiscale ayant fondé l'imposition du contribuable.

4. Il résulte de l’instruction que les impositions en litige ont été notifiées par proposition de rectification du 18 juillet 2017, de sorte que, par application combinée des articles L. 169 et R. 196-3 précités du livre des procédures fiscales, le droit qu’avaient les époux A... de réclamer contre ces impositions expirait le 31 décembre 2020. Si les requérants soutiennent qu’un jugement rendu par le tribunal administratif de Versailles du 26 juillet 2022 concernant la société CIES est de nature à constituer un évènement devant rouvrir le délai de réclamation en application du c) de l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, ce jugement ne concerne ni le même contribuable, ni la même imposition, et n’annule ni ne déclare invalide aucune disposition fiscale mais s’est seulement prononcé sur la qualification juridique de certains faits contestés par cette société. Il ne constitue dès lors pas un évènement de nature à ouvrir un nouveau délai de réclamation aux requérants. Il suit de là que leurs réclamations datées du 22 décembre 2021 et du 20 décembre 2022 sont tardives. Leur requête, formée après le rejet de cette dernière réclamation, n'a donc pas été précédée d’une réclamation recevable et est, par suite, également irrecevable.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. et Mme A... est irrecevable et doit être rejetée.



D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. et Mme A... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à Mme C... A... et à l’administrateur général chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 4 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Mauny, président,
Mme Benoit, première conseillère,
M. Lutz, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2025.

Le président,
Signé
O. Mauny
Le rapporteur,
Signé
F. Lutz



La greffière,

Signé

Attia

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions