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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306639

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306639

mercredi 18 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306639
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société Educ et Sens de sa requête en annulation. Ce désistement est prononcé car la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement d'office.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 août 2023, la société Educ et Sens demande au tribunal d’annuler la décision du 8 juin 2023 par laquelle le département de l’Essonne a refusé sa demande d’habilitation.

Par un mémoire, enregistré, le 27 décembre 2023, le département de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il oppose à titre principal une fin de non-recevoir tirée du défaut de moyens, contrairement aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et fait valoir à titre subsidiaire le bien-fondé de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

En vertu des dispositions du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, donner acte de désistement.

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».

Par un courrier du 19 septembre 2025 mis à disposition de la société Educ et Sens dans l’application Télérecours citoyen le jour même et dont elle est réputée, à défaut de consultation, avoir reçu notification régulière à l’issue du délai de deux jours mentionné à l’article R. 611-8-6 précité, la société requérante a été invitée, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée qu’à défaut de confirmation dans un délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, la société Educ et Sens doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Educ et Sens.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Educ et Sens et au département de l’Essonne.


Fait à Versailles, le 18 février 2026.



La présidente de la 6ème chambre,



signé


J. Lellouch




La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision

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