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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306947

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306947

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306947
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationMagistrat Marc

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 août 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 7 août 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Yvelines lui a refusé une remise de dette de prime pour l'activité.

Elle soutient qu'elle perçoit un revenu très modeste et qu'il lui est difficile de rembourser sa dette.

La requête a été communiquée à la caisse d'allocations familiales des Yvelines qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a bénéficié du versement par la caisse d'allocations familiales des Yvelines de la prime d'activité, calculée à partir de ses déclarations. Par une décision du 7 août 2023, la caisse d'allocations familiales des Yvelines a notifié à l'intéressée un indu de 2 853,21 euros. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de cette décision ainsi que l'octroi d'une remise totale de dette.

2. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service (). / La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'aide personnelle au logement ou de prime d'activité, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation caractérisant, de la part de l'allocataire, un manquement à ses obligations déclaratives.

4. En l'espèce, la requérante, par ses écritures et les pièces qu'elle verse au dossier, ne conteste pas utilement le bien-fondé de l'indu de prime d'activité dont le remboursement lui est demandé, en particulier la circonstance qui lui a été opposé, tirée de ce qu'elle n'avait pas répondu à la demande de précisions relatives à ses revenus pour l'année 2021. En particulier, si elle se prévaut d'une situation de précarité, elle n'en justifie pas, alors que le montant de l'indu a été calculé à partir de son quotient familial, dont elle ne conteste pas la teneur.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.

La magistrate désignée,

signé

E. Marc

La greffière,

signé

B. Dalla Guarda La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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