LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2307490

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2307490

mardi 18 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2307490
TypeDécision
FormationMagistrat Connin

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 29 juin 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur a retiré trois points du permis de conduire de M. B suite à un excès de vitesse constaté le 26 juin 2022. Le juge estime que l’administration n’a pas prouvé avoir délivré à l’intéressé les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En l’absence de notification de l’avis de contravention ou du titre exécutoire, M. B a été privé de la possibilité de contester l’infraction. La décision est annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 29 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 26 juin 2022.

Il soutient que :

- il n'a pas reçu notification de l'avis de contravention ou du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée relatifs à l'infraction relevée à son encontre le 26 juin 2022, de sorte qu'il n'a pas été en mesure de présenter une requête en exonération ou de former une réclamation contre le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée ;

- la décision de retrait de points attaquée, consécutive à l'infraction constatée le 26 juin 2022, a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui ont pas été préalablement délivrées ;

- elle méconnaît l'article L. 223-1 du code de la route, dès lors que la réalité de cette infraction n'est pas établie ;

- elle méconnaît le principe d'égalité ;

- il n'a pas personnellement commis l'infraction litigieuse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 21 janvier 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 février 2025.

Un mémoire, enregistré le 10 février 2025, a été présenté par M. B et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Connin, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat statuant seul a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions du 1° de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Connin a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B demande au tribunal l'annulation de la décision du 29 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 26 juin 2022.

2. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points du capital de points d'un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, qui constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.

3. Il résulte de l'instruction que l'infraction relevée par radar automatique le 26 juin 2022, constituée par un excès de vitesse d'au moins 30 km/h et inférieur à 40 km/h, entraînant le retrait de trois points du permis de conduire, a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée que M. B n'a pas payée. Le ministre de l'intérieur, qui ne peut se borner à rappeler in abstracto les différentes étapes administratives consécutives à la constatation d'une infraction par radar automatique, n'établit pas que l'intéressé aurait reçu notification de l'avis de contravention ou de l'avis d'amende forfaitaire majorée relatifs à cette infraction. Ainsi, il n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de la délivrance au requérant de l'intégralité des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, M. B, qui a été privé d'une garantie, est fondé à demander l'annulation de la décision retirant trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 26 juin 2022.

4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision qu'il attaque.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de retrait de points consécutive à l'infraction constatée le 26 juin 2022 est annulée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée pour information au préfet des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

N. Connin

La greffière,

Signé

S. Traoré

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

4

N° 1901371

9

Décisions similaires

TA78

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307673

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 29 août 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 12 et 19 mars 2023, les décisions de retrait ayant été retirées, et a déclaré irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 23 juillet 2022, le point ayant été restitué. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions en estimant que l'administration avait bien délivré les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. La décision est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

18/03/2025

TA78

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307726

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, qui contestait la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, constatée par une décision 48SI du ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 19 septembre 2023, était tardive, la décision attaquée ayant été régulièrement notifiée le 10 mars 2020. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois n'était plus opposable. Par conséquent, les conclusions en annulation de la décision 48SI et des retraits de points sous-jacents ont été déclarées irrecevables.

18/03/2025

TA78

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309767

← Retour aux décisions

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 27 septembre 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté le moyen de défaut de motivation, estimant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que l'administration peut constater la perte de validité du permis en récapitulant les retraits antérieurs. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

18/03/2025

TA78

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309814

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait des décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que la décision de perte de validité du permis pour solde de points nul, notifiée le 7 janvier 2022, était devenue définitive faute de recours dans les délais, rendant sans objet les conclusions dirigées contre les retraits de points sous-jacents. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative aux décisions 48SI.

18/03/2025