LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2309931

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2309931

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2309931
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationMagistrat Gibelin

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer, en version dématérialisée non occultée, le bulletin d’adhésion de la commune au CAUE 91 et la convention d’objectifs afférente. En cours d’instance, la commune a transmis les documents demandés sous format dématérialisé, les seules occultations concernant des coordonnées bancaires protégées par le secret de la vie privée. Le tribunal a constaté que la demande de M. B... avait ainsi été satisfaite et a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Il a également rappelé que la condamnation à une amende pour recours abusif relève du pouvoir propre du juge, sans faire droit à la demande de la commune.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 décembre 2023 et 1er octobre 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite née le 23 octobre 2023 par laquelle le maire de Savigny-sur-Orge a refusé de lui communiquer une version dématérialisée du bulletin d’adhésion de la commune au conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de l’Essonne (CAUE 91) non occulté, et de la convention d’objectifs afférente ;
2°) d’enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge de faire droit à cette demande de communication, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 20 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée méconnaît le droit à la communication des documents administratifs tel qu’il est prévu par les dispositions de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elle méconnaît les dispositions de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.



Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2024, la commune de Savigny-sur-Orge, représentée par son maire, conclut à titre principal au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et à ce que M. B... soit condamné à une amende de 3 000 euros au titre de l’article R. 741-12 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les documents demandés ont été communiqués à M. B... ;
- une communication dématérialisée est impossible car contraire à la volonté manifestée par M. B... dans le formulaire de collecte de consentement à destination des élus ;
- la demande de M. B... revêt un caractère abusif ;
- la demande d’injonction est irrecevable ou infondée.


Les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office tiré de l’irrecevabilité des conclusions présentées sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative, dès lors que la possibilité offerte par ces dispositions de condamner le requérant au paiement d’une amende pour recours abusif constitue un pouvoir propre du juge.

Une réponse au moyen d’ordre public, présentée pour M. B..., a été enregistrée le 1er octobre 2025.


Vu :
- l’avis n° 20235160 du 12 octobre 2023 de la commission d’accès aux documents administratifs ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin pour statuer sur les litiges mentionnés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, magistrat désigné,
- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public,
- et les observations de M. B....



Considérant ce qui suit :

Par un courrier du 20 juillet 2023, dont la commune a accusé réception le jour même, M. A... B... a sollicité auprès du maire de la commune de Savigny-sur-Orge la communication par voie dématérialisée du bulletin d’adhésion de la commune au conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de l’Essonne (CAUE 91) et de la convention d’objectifs afférente. Par un courrier du 17 août 2023, les deux documents lui ont été communiqués en format papier, après occultation de certaines mentions. Estimant que cette communication ne correspondait pas à sa demande et comportait des occultations non justifiées, M. B... a saisi le 23 août 2023 la commission d’accès aux documents administratifs qui, le 12 octobre suivant, a invité le maire de la commune de Savigny-sur-Orge à communiquer les documents en format dématérialisé dans une version occultant les coordonnées bancaires de l’organisme. Une décision implicite de refus de communication est née à la suite du silence gardé pendant deux mois par le maire de la commune de Savigny-sur-Orge à compter de l’enregistrement de la saisine de la commission d’accès aux documents administratifs. Par sa requête, M. B... demande au tribunal d’annuler cette décision.


Sur le non-lieu à statuer opposé en défense :

Le maire de la commune de Savigny-sur-Orge fait valoir qu’il a communiqué au requérant l’intégralité des documents demandés. Par communication via Télérecours en date du 2 décembre 2024, concomitante à l’introduction de la requête, M. B... a transmis au tribunal le courrier du 17 août 2023 par lequel le maire de la commune de Savigny-sur-Orge lui a transmis le bulletin d’adhésion de la commune au CAUE 91 et la convention d’objectifs conclue le 23 juin 2022 entre le CAUE 91 et la commune. Si M. B... conteste les occultations opérées sur ces documents, il ressort des pièces produites que ces occultations n’ont concerné que les coordonnées bancaires du CAUE 91, mentions protégées au titre du secret de la vie privée, tandis que les nom et prénom du signataire de la convention d’objectif n’ont pas été occultés et que le bulletin d’adhésion, qui n’est pas un document devant être signé par le CAUE, ne comporte aucune mention relative à l’identité d’un signataire pour cet organisme. Le requérant étant ainsi en possession des documents demandés, sous format dématérialisé, depuis le 2 décembre 2024, sa demande doit être regardée comme ayant été satisfaite en cours instance et la requête de M. B... est devenue sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.


Sur les conclusions tendant à ce qu’une amende pour recours abusif soit infligée au requérant :

La faculté ouverte au juge par l’article R. 741-12 du code de justice administrative d’infliger à la partie requérante une amende pour recours abusif constitue un pouvoir propre. Par suite, les conclusions tendant à ce que le requérant soit condamné sur le fondement de ces dispositions ne sont pas recevables.


D E C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B....




Article 2 : Les conclusions de la commune de Savigny-sur-Orge présentées sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la commune de Savigny-sur-Orge.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.


Le magistrat désigné,

signé

F. GibelinLa greffière,

signé

A. Gateau



La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions