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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2400696

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2400696

lundi 22 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2400696
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 janvier 2024, la société civile immobilière Solitim, représentée par Me Rossi-Landi, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Montgeron à lui verser la somme de 360 479,72 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 31 juillet 2023 et de leur capitalisation, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité, d'une part, de l'arrêté du 27 décembre 2019 par lequel le maire de cette commune lui a refusé la délivrance d'un permis de construire modificatif, d'autre part, de l'arrêté du 27 février 2020 en tant qu'il a assorti d'une prescription la délivrance d'un permis de construire modificatif et, enfin, de l'arrêté du 24 juillet 2020 par lequel ce maire a ordonné l'interruption des travaux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montgeron la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2024, la commune de Montgeron, représentée par Me Saint-Supéry, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Solitim la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il résulte de l'instruction que la demande indemnitaire du 27 juillet 2023 adressée par la société Solitim à la commune de Montgeron a fait l'objet d'une décision de rejet notifiée à l'intéressée le 2 octobre 2023 et comportant la mention des voies et délais de recours. La requête de cette société, qui n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 25 janvier 2024, soit postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux, est tardive et, par suite, manifestement irrecevable. Une telle irrecevabilité n'étant pas régularisable, il y a lieu, dès lors, de rejeter la requête en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Solitim une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la société Solitim est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Montgeron présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Solitim et à la commune de Montgeron.

Fait à Versailles, le 22 avril 2024.

La présidente,

signé

N. Boukheloua

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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