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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2401439

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2401439

mardi 28 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2401439
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le versement rétroactif de l'indemnité de sujétions REP+ pour les années 2015 à 2022 et une indemnisation pour préjudices. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve du dépôt d'une demande préalable auprès de l'administration, ni de la décision administrative prise sur cette demande, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les pièces manquantes dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et la rectrice de l'académie de Versailles ont rejeté sa demande tendant au versement rétroactif de l'indemnité de sujétions REP+ et d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de lui verser rétroactivement la prime dite " REP+ " " réseau d'éducation prioritaire " pour les années 2015 à 2022 ;

2°) de condamner l'Etat à lui allouer une indemnité au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative habilitent les présidents de tribunal administratif à rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (). ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article

R. 611-7 ".

3. D'une part, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A ne sont pas accompagnées de la preuve de dépôt de sa demande tendant à ce que l'indemnité de sujétions REP+ lui soit versée rétroactivement.

4. D'autre part, les conclusions indemnitaires présentées par Mme A ne sont pas accompagnées ni de la décision prise par l'administration sur sa demande indemnitaire ni de la preuve qu'elle a préalablement adressé une réclamation indemnitaire à celle-ci.

5. La requérante a été invitée à régulariser sa requête sur les deux points en cause, par un courrier du 20 février 2024, par lettre recommandée avec avis de réception, dont elle a accusé réception le 22 février 2024 ; Or, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti par ce courrier de demande de régularisation, elle n'a ni produit les pièces qui ont été sollicitées ni justifié de l'impossibilité de les produire.

6. Il résulte de ce qui précède que la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Versailles, le 28 janvier 2025.

La présidente,

Signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance. 1

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