mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2402501 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL HOUDART & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mars 2024, la soiété EXA ECS, ayant pour avocat Me Vaillant, doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, de désigner un expert chargé de constater les réserves, de les décrire précisément d'un point de vue technique, de préciser les modalités techniques de leur levée et de réserver les dépens.
Elle soutient que :
- elle est titulaire du macro-lot n°4 " Electricité " du marché public ayant pour objet la réalisation de travaux d'extension et de restructuration des services de réanimation, du hall et des consultations de l'hôpital du centre hospitalier Sud-Essonne-Dourdan-Etampes ;
-les travaux ont font l'objet d'une réception avec réserves par un procès-verbal en date du 14 novembre 2022 ;
- par un courrier en date du 20 avril 2023, le centre hospitalier a refusé son projet de décompte final en raison de l'absence de levée de la totalité des réserves ;
- les stipulations de l'article 3.2.4.3 du cahier des clauses administratives particulières du marché, qui prévoient que le titulaire ne peut notifier son projet de décompte final qu'après la levée des réserves, font obstacle à la notification de son projet de décompte final, malgré l'attestation du directeur des travaux du maître d'ouvrage permettant par dérogation la notification du projet de décompte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2024, le centre hospitalier Sud Essonne Dourdan-Etampes, représenté par son directeur, ayant pour avocat Me Houdart, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société EXA ECS au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que la mesure demandée n'est ni utile ni urgente.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, la société TLR Architecture et Associés, la société FB Inge et la société Oteis, représentées par Me Puybaret, demandent au juge des référés de leur donner acte de ce qu'elles s'en rapportent à la justice sur la demande d'expertise présentée à leur encontre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, Mme A, première vice-présidente, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 531-1 du code de justice administrative dispose que : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix. / Avis en est donné immédiatement aux défendeurs éventuels. () ".
2. La mesure sollicitée par la société EXA ECS tend à constater les réserves dont est assortie la réception du macro-lot n°4 " Electricité " dont elle est titulaire. Il résulte de l'instruction, et notamment du procès-verbal en date du 22 novembre 2022, que les réserves, dont le constat est demandé par la société EXA ECS, figurent déjà dans le procès-verbal de réception des travaux. Dès lors, la mesure sollicitée par la société requérante ne présente pas de caractère d'utilité au sens des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. Par suite, la requête de la société EXA ECS ne peut qu'être rejetée.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
3. Il résulte des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative qu'il n'appartient pas au juge des référés de réserver les dépens. Par suite, les conclusions présentées en ce sens doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens :
4. Il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction, de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier Sud Essonne Dourdan-Etampes au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions présentées en ce sens doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société EXA ECS est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier Sud Essonne Dourdan-Etampes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société EXA ECS, au centre hospitalier Sud Essonne Dourdan-Etampes, à la société TLR Architectures et Associés, à la société FB Inge, à la société Oteis et à la société Maintenance Technique Otimisée.
Fait à Versailles, le 17 juillet 2024
La première vice-présidente,
signé
I. A
La République mandate et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies à droit commun, contre les parties privées, à pourvoir à l'exécution à la présente décision.
N°2402501
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