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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2402788

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2402788

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2402788
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A... d’une requête en annulation d’une amende administrative majorée de 375 euros pour dépôt sauvage, émise par la commune de Linas. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme A... n’ayant pas confirmé dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, il est donné acte de ce désistement pur et simple.

Texte intégral

La magistrate désignée,Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2024, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler l’amende administrative majorée pour dépôt sauvage d’un montant de 375 euros, émise à son encontre par la commune de Linas le 27 novembre 2023.



Par une lettre du 20 novembre 2025, le tribunal a demandé à Mme A..., en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois et l’a informée qu’à défaut elle serait réputée s’en être désistée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Caron, première conseillère, en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 de ce code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. (...) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».

3. L’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que cette requête conserve pour la requérante. Par une lettre du président de la formation de jugement en date du 20 novembre 2025, mise à disposition le jour-même via l’application Télérecours, Mme A... a été, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice, invitée à confirmer expressément, dans un délai d’un mois, le maintien de ses conclusions. Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai imparti d’un mois, auquel il convient d’ajouter deux jours ouvrés en application des dispositions citées au point 2, procédé à la confirmation de sa requête dans le délai imparti. Par suite, elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ce désistement devant être regardé comme pur et simple, il convient dès lors d’en donner acte sur le fondement des dispositions du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la commune de Linas.




Fait à Versailles, le 5 janvier 2026.






La magistrate désignée,



signé

V. Caron La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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