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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2402915

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2402915

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2402915
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B contestant une décision de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée complète ni fourni les éléments demandés dans le délai imparti, malgré une demande de régularisation. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 18 mars 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Essonne ne lui a accordé qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Marc, première conseillère, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.

La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Et aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

3. A l'appui de sa requête, Mme B n'a produit que la première page de la décision du 18 mars 2024 qu'elle conteste. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 8 avril 2024, régulièrement présenté le 11 avril 2024 et distribué le 25 avril 2024, Mme B n'a pas produit dans le délai de quinze jours qui lui était imparti la décision attaquée complète et n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire, la décision complète n'ayant été enregistrée au greffe du tribunal que le 13 mai 2024. Au demeurant, une demande de régularisation tendant à ce que la requête soit complétée par des pièces et des moyens permettant au tribunal de se déterminer a été adressée à la requérante le 22 mai 2024, qui en a accusé réception le 24 mai 2024, mais sans avoir produit, au jour de la présente ordonnance, les éléments demandés. Dès lors, la présente requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu, par suite, de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Versailles, le 17 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

E. Marc

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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