jeudi 19 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2403404 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 avril 2024, 2 et 3 mai 2024, 5 juin, 13 et 28 octobre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision non produite par laquelle la Caisse d'allocations familiales d'Evry ne lui a pas versé son revenu de solidarité active concernant la période de mai 2022 à octobre 2023 ;
2°) d'enjoindre à la Caisse d'allocations familiales d'Evry le versement des sommes dues concernant la période de mai 2022 à octobre 2023, au titre de ses droits au revenu de solidarité active ;
3°) de condamner la Caisse d'allocations familiales à lui verser des dommages et intérêts au titre du préjudice subi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l 'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. D'une part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / () ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ", et aux termes de l'article R. 772-6 du même code, " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
4. Enfin aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier(..) " Et aux termes de l'article R. 611-8- 6 de ce même code " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. Lorsque le juge est tenu, en application d'une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l'application ou le téléservice. "
5. En premier lieu, M. A ne produit pas dans sa requête la décision attaquée. En l'absence de cet élément qui permettrait d'apprécier sa situation, il a été invité à régulariser sa requête par lettre recommandée avec avis de réception en date du 23 avril 2024, dont il a accusé réception le 2 mai 2024 sur Télérecours. Si le requérant a, par des mémoires en date du 2 mai 2024 et 5 juin 2024, produit plusieurs courriers de la Caisse d'allocations familiales et complété les éléments de sa requête. il n'a pas produit, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, la décision attaquée. Par suite, sa requête est entachée d'une irrecevabilité insusceptible de régularisation.
6. En second lieu, en dépit d'une demande de régularisation en date du 23 avril 2024, dont il a accusé réception le 2 mai 2024 sur Télérecours, M. A n'a pas produit, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, une argumentation propre à établir que le Conseil départemental des Yvelines aurait méconnu ses droits, accompagnée de pièces justificatives utiles. Si celui-ci a produit 5 mémoires en date des 2 et 3 mai, 5 juin, 13 et 28 octobre 2024, ces seuls éléments sont insuffisants pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, les moyens qu'il soulève dans sa requête ne sont pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée sur le fondement des dispositions du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Versailles, le 19 décembre 2024.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
P. Ouardes
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
24034042403404
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