vendredi 13 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2404452 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Magistrat Geismar |
| Avocat requérant | SELAS AVOCATS ASSOCIÉS MIORINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2024, la SCI Jespau représentée par Me Miorini, demande au tribunal :
1°) de condamner l'État à lui verser une indemnité de 7 488,75 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du refus de la préfète de l'Essonne de lui accorder le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de l'occupant d'un logement situé 9 Grande Rue, à Etrechy (91) ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité de l'État doit être engagée dès lors que la préfète de l'Essonne a refusé de lui accorder le concours de la force publique pour l'exécution du jugement du 6 janvier 2022, ainsi que le jugement rectificatif du 7 février 2022, du tribunal de proximité d'Etampes ordonnant l'expulsion des occupants du local d'habitation situé 9 Grande Rue, à Etrechy (91) dont elle est propriétaire ;
- la responsabilité de l'Etat est engagée du 4 juin 2023 au 10 avril 2024, dès lors qu'une réquisition de la force publique lui a été vainement adressée le 3 avril 2023 ;
- elle a subi un préjudice, correspondant aux pertes de loyers et charges résultant du maintien dans les lieux des occupants, qui doit être fixé à la somme de 7 488,75 euros.
Par un mémoire enregistré le 17 janvier 2025, la préfète de l'Essonne doit être regardée comme opposant un non-lieu à statuer.
Par un acte enregistré le14 mai 2025, la SCI Jespau se désiste de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Geismar, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions du 2° de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Geismar a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 14 mai 2025, la SCI Jespau se désiste de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la SCI Jespau.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Jespau et à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.
La magistrate désignée,
signé
M. Geismar
La greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
N° 1901371
5
N° 2204073
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026