LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404852

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404852

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404852
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationMagistrat Gibelin
Avocat requérantSELARL BÂTI-JURIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment l'absence de remise immédiate du procès-verbal et l'absence de rétention conservatoire du permis, n'affectent pas la légalité de la décision, au vu des autres éléments du dossier prouvant l'infraction. La décision s'appuie sur les articles L. 235-1, L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juin 2024, M. A... B..., représenté par Me Chabanne, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 28 mai 2024 par lequel la préfète de l’Essonne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de neuf mois.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;
- aucun procès-verbal n’a été remis à l’issue de l’interpellation, ce qui ne permet pas d’apporter la preuve, par la mention sur celui-ci du prélèvement effectué sur le conducteur, de la réalité matérielle de l’infraction de conduite sous l’emprise de produit stupéfiant ;
- en l’absence de rétention à titre conservatoire du permis de conduire par l’agent ayant procédé à la vérification de la consommation de produit stupéfiant par le conducteur, en application de l’article L. 224-1 du code de la route, il existe un doute sur le soupçon d’usage de tel produit ou le refus de soumission de sa part.


Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2025, la préfète de l’Essonne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués par M. B... ne sont pas fondés.





Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin pour statuer sur les requêtes relevant de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience en application des dispositions du 1° de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Gibelin a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


M. A... B..., contrôlé par les forces de l’ordre le 8 mai 2024 en situation de conduite d’un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, a fait l’objet d’une suspension provisoire de son permis de conduire pour une durée de neuf mois par un arrêté de la préfète de l’Essonne du 28 mai 2024, dont il demande l’annulation.


D’une part, aux termes de l’article L. 235-1 du code de la route : « I.- Toute personne qui conduit un véhicule ou qui accompagne un élève conducteur alors qu'il résulte d'une analyse sanguine ou salivaire qu'elle a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est punie de trois ans d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende (…) II.- Toute personne coupable des délits prévus par le présent article encourt également les peines complémentaires suivantes : / 1° La suspension pour une durée de cinq ans au plus du permis de conduire ; (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article L. 224-7 du code de la route : « Saisi d'un procès-verbal constatant une infraction punie par le présent code de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire, le représentant de l'Etat dans le département où cette infraction a été commise peut, s'il n'estime pas devoir procéder au classement, prononcer à titre provisoire soit un avertissement, soit la suspension du permis de conduire ou l'interdiction de sa délivrance lorsque le conducteur n'en est pas titulaire (…) ». L’article L. 224-8 du même code dispose : « La durée de la suspension ou de l'interdiction prévue à l'article L. 224-7 ne peut excéder six mois. Cette durée est portée à un an en cas (…) de conduite après usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants (…) ».



En premier lieu, il ressort des pièces du dossier qu’un avis de rétention de son permis de conduire, qu’il a signé, a été remis à M. B... lors de son interpellation le 8 mai 2024 à 16h55, mentionnant le prélèvement salivaire effectué le même jour à 17h15. Le procès-verbal de son audition le 21 juin 2024 par les services de la gendarmerie nationale, qu’il a également signé sans formuler de réserve sur ce point, mentionne qu’il a été informé oralement et par écrit du résultat du dépistage de produits stupéfiants, qu’il n’a pas souhaité faire une contre-expertise et que l’analyse toxicologique effectuée le 13 mai 2024, qui lui a été notifiée le 21 juin 2024, indique un résultat positif au cannabis. La circonstance, à la supposer établie, que le procès-verbal de l'infraction n'aurait pas été remis au requérant le jour de son interpellation est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

En second lieu, si M. B... soutient qu’en l’absence de rétention à titre conservatoire de son permis de conduire par l’agent l’ayant contrôlé, il existe un doute sur le soupçon d’usage de tel produit ou le refus de soumission de sa part, il ressort des pièces du dossier qu’il a fait l’objet d’un avis de rétention de son permis de conduire lors de son interpellation, qu’il a signé.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2026.


Le magistrat désigné,
signé
F. Gibelin
La greffière,
signé
A. Gateau



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions