LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404885

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404885

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404885
TypeDécision
FormationMagistrat Crandal

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la demande de M. A visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 3 224 euros. Le tribunal a constaté que la caisse d’allocations familiales avait, après l’introduction de la requête, accordé une remise de dette de moitié. Statuant en tant que juge de plein contentieux de l’aide sociale, il a estimé que la situation de précarité et la bonne foi du requérant n’étaient pas suffisamment établies pour justifier une remise totale. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 825-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juin 2024, M. B A doit être considéré comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 16 avril 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne rejette sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 3 224 euros et de lui accorder cette remise.

Il soutient que :

- le retard apporté à la déclaration de ses ressources est imputable à son employeur ;

- il a spontanément déclaré ses salaires à la caisse d'allocations familiales ;

- il doit faire face à deux échéanciers de remboursement de prêts bancaires.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 octobre 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- une remise de dettes de moitié a été accordée à l'intéressé postérieurement à sa requête ;

- la situation de précarité n'est pas établie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Régulièrement convoquées à l'audience publique qui s'est tenue le 20 mars 2025 à 10 heures, en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A est bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement pour le logement qu'il occupe à Villebon-sur-Yvette. Par un courrier du 16 avril 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Essonne a refusé d'accorder à M. A une remise de sa dette d'aide personnelle au logement de 3 224 euros. Par sa requête, M. A doit être considéré comme demandant l'annulation de cette décision et de lui accorder la remise de la totalité de sa dette.

2. Aux termes de l'article L. 825-1 du code de la construction et de l'habitation : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale qui attribuent au tribunal de grande instance désigné en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire la compétence pour connaître des contestations relatives aux pénalités prononcées en cas de fraude, les recours dirigés contre les décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes mentionnés à l'article L. 812-1 sont portés devant la juridiction administrative ". Aux termes de son article L. 825-2 : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire ". Aux termes de son article L. 825-3 : " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : 1° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement ; 2° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires des aides personnelles au logement ".

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou à la prime d'activité ou sur leur montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.

4. Il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales de l'Essonne a, postérieurement à l'enregistrement de la présente requête, accordé une remise gracieuse égale à la moitié de la dette mise à la charge de M. A, ce dont elle l'a avisé par un courrier du 17 septembre 2024. Il en résulte que la bonne foi de M. A n'est pas contestée par la caisse d'allocations familiales qui précise que l'indu a pour origine une erreur d'enregistrement de ses ressources imputable au système d'information inter-administrations pendant la période de décembre 2021 à novembre 2022. M. A justifie devoir rembourser des mensualités d'emprunts bancaire de 371,14 euros jusqu'en juin 2029 et de 54,18 euros jusqu'en octobre 2027, tandis que la caisse d'allocations familiales de l'Essonne expose, dans son mémoire en défense du 8 octobre 2024, que les revenus mensuels de son foyer s'élèvent en moyenne à 3 776 euros, en incluant les prestations familiales, et que son quotient familial était de 1 223 euros en avril 2024. Il résulte de ce qui précède que la caisse d'allocations familiales s'est livrée à une juste appréciation de la situation de M. A en lui accordant la remise de la moitié de la dette mise à la charge de M. A. Par suite, ses conclusions à fin de remise gracieuse de la totalité de sa dette ne peuvent être accueillies.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la caisse d'allocations familiales de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

Le magistrat désigné,

signé

J-M. Crandal

La greffière,

signé

S. Paulin

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411272

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental de l’Essonne refusant le renouvellement de son contrat de jeune majeur, sur le fondement de l’article L. 222-5 5° du code de l’action sociale et des familles. Postérieurement à l’introduction de la requête, le département a conclu le contrat sollicité, ce qui a conduit M. A à se désister de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

30/06/2025

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411274

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A, un jeune majeur afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental de l’Essonne refusant sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le requérant invoquait notamment une violation de l’article L. 222-5 5° du code de l’action sociale et des familles. En cours d’instance, M. A a signé un contrat jeune majeur avec le département et s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus de litige.

30/06/2025

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411278

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, un jeune majeur afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental de l’Essonne du 16 décembre 2024 mettant fin à sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le requérant invoquait un défaut d’examen sérieux de sa situation et une violation de l’article L. 222-5 5° du code de l’action sociale et des familles. Postérieurement à l’introduction de la requête, le département a conclu le contrat jeune majeur demandé, ce qui a conduit M. B à se désister purement et simplement de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 30 juin 2025.

← Retour aux décisions

30/06/2025

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410891

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales des Yvelines d’inscrire sa petite-fille sur son compte pour le versement de prestations familiales. Le tribunal a relevé d’office que ce litige, portant sur l’application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu des articles L.142-1 et L.142-8 du code de la sécurité sociale et de l’article L.211-16 du code de l’organisation judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

26/06/2025