lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406160 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) avant-dire-droit, de requérir les services d'un expert graphologique qui pourra confirmer que la procuration du 13 janvier 2022 et les amendements du 14 décembre 2023 sont écrits de la même main et que par suite la première est un faux ;
2°) avant-dire-droit, de requérir au besoin les documents du compte-rendu de séance du conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 13 janvier 2022, le procès-verbal des débats de cette séance et les délibérations n°31-038 à 50/057 ;
3°) d'annuler la décision du 16 avril 2024 du maire de Savigny-sur-Orge en ce qu'elle lui refuse la rectification du compte-rendu de séance du conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 13 janvier 2022, du procès-verbal des débats de cette séance et des délibérations n°31/038 à 50/507 ;
4°) d'enjoindre au maire de rectifier le compte-rendu de séance du conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 13 janvier 2022, le procès-verbal des débats de cette séance et les délibérations nos 31/038 à 50/057 en retranchant le vote de Mme C D et en recalculant les suffrages exprimés, et le nombre d'absents excusés représentés ;
5°) de condamner la commune de Savigny-sur-Orge à l'indemniser de la somme de quinze mille euros (15 000 €), sinon du montant de la somme requalifiée " au juste prix " par le tribunal, en réparation du préjudice subi du fait de la commission de ces faux et des mensonges aux juridictions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. D'autre part, aux termes de L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception. () ". Aux termes de l'article R. 112-5 de ce code : " L'accusé de réception prévu par l'article L. 112-3 comporte les mentions suivantes : 1° La date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut d'une décision expresse, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée ; 2° La désignation, l'adresse postale et, le cas échéant, électronique, ainsi que le numéro de téléphone du service chargé du dossier ; 3° Le cas échéant, les informations mentionnées à l'article L. 114-5, dans les conditions prévues par cet article. Il indique si la demande est susceptible de donner lieu à une décision implicite de rejet ou à une décision implicite d'acceptation. Dans le premier cas, l'accusé de réception mentionne les délais et les voies de recours à l'encontre de la décision. Dans le second cas, il mentionne la possibilité offerte au demandeur de se voir délivrer l'attestation prévue à l'article L. 232-3. ". Et aux termes de l'article L. 112-6 de ce code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation. () ".
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que M. B a saisi la commune de Savigny-sur-Orge d'une demande reçue le 15 février 2024 par laquelle il sollicitait la rectification du compte-rendu de séance du 13 janvier 2022, du procès-verbal de la même séance et des délibérations n°31-038 à 50/057 ainsi que l'octroi d'une indemnité de 15 000 euros. Cette demande a fait l'objet d'un accusé de réception de la commune indiquant la date de réception de la demande et la date à compter de laquelle cette demande serait réputée rejetée, la désignation du service juridique comme étant en charge de l'examen de cette demande, l'adresse électronique de ce service ainsi que les coordonnées postales et téléphoniques de la mairie permettant le cas échéant de joindre les agents du service juridique. Enfin, cet accusé de réception mentionne de façon complète les voies et délais de recours à l'encontre d'une décision de rejet expresse ou tacite de la demande. Dans ces conditions, les conclusions de M. B dirigées contre la décision implicite née le 16 avril 2024, enregistrées le 17 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de recours de deux mois prévu par les dispositions précitées, sont tardives. Il y a lieu, par suite, de les rejeter comme manifestement irrecevables en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 5 août 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
J. Sauvageot
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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