mercredi 4 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406481 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre à l'administration de lui faire une proposition de logement.
Elle soutient avoir déposé une demande de logement social en avril 2022, être sans logement depuis la vente de son appartement en janvier 2024 et n'avoir reçu aucune proposition de logement en dépit de la décision du 14 février 2024 du préfet de l'Essonne la reconnaissant prioritaire pour un relogement au titre de l'accord collectif départemental 2022-2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
3. La juridiction administrative ne peut connaître à titre principal que de conclusions tendant soit à l'annulation d'une décision, soit à une demande de condamnation à verser une somme d'argent. Ainsi, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à une autorité administrative.
4. Alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que Mme B aurait été reconnue prioritaire par une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de l'Essonne sur le fondement du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que les conclusions de l'intéressée tendant au prononcé d'une injonction à titre principal à l'égard de l'administration sont manifestement irrecevables. Par suite, la requête de Mme B ne peut qu'être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 4 septembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
signé
N. Ribeiro-Mengoli
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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