LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406507

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406507

mercredi 10 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406507
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10ème chambre JU - Aide sociale

Résumé IA

Rejet d’une demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 471,03 euros pour la période d’avril 2021 à mars 2022. Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... A... contre la décision du président du conseil départemental des Yvelines. Le juge a estimé que le requérant ne pouvait invoquer sa bonne foi, malgré ses difficultés linguistiques, pour justifier l’omission de déclaration d’indemnités journalières, et qu’il n’établissait pas sa situation de précarité. La solution est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée au tribunal le 26 juillet 2024, M. C... B... A... demande l’annulation de la décision du président du conseil départemental des Yvelines du 28 mai 2024 rejetant sa demande de remise gracieuse et laissant à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 5 471,03 euros pour la période d’avril 2021 à mars 2022.

Il soutient que :
- son défaut de maîtrise de la langue française est à l’origine du défaut de déclaration de ses indemnités journalières qui ne peut être retenu pour écarter sa bonne foi ;
- sa situation de précarité est établie car il est en situation de surendettement.


Par un mémoire en défense enregistré le 13 novembre 2025, le conseil départemental des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- le requérant n’a pas pu de bonne foi ne pas déclarer 10 726 euros d’indemnités journalières d’avril 2020 à février 2022 ;
- le requérant n’établit pas se trouver en situation de précarité.
Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience en application des dispositions de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties, ni présentes ni représentées, ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui s’est tenue le 26 novembre 2025 à 10 heures en présence de Mme Mas, greffière.

Le rapport de M. Crandal a été présenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée, en application des dispositions de l’article R.772-9 du code de justice administrative, par appel de l’affaire à l’audience.


Considérant ce qui suit :
M. C... B... A... a obtenu le bénéfice du revenu de solidarité active d’activité que lui a servi la caisse d’allocations familiales des Yvelines en janvier 2020. Après un contrôle, la caisse d’allocations familiales lui a notifié par courrier du 15 mai 2022 qu’était mis à sa charge un indu de 5 471,03 euros pour la période d’avril 2021 à mars 2022. Par une décision du 28 mai 2024, le président du conseil départemental des Yvelines a rejeté sa demande de remise gracieuse. M. B... A... demande au tribunal de prononcer la remise gracieuse de cet indu.
Aux termes de l’article L.262-46 du code de l’action sociale et des familles, la créance du département à l’égard d’un bénéficiaire du revenu de solidarité active, résultant du paiement indu de ce revenu, « peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ».

Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou d,e l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux de l’aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l’indu résulte de ce que l’allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l’intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l’inverse, portent sur des ressources dépourvues d’incidence sur le droit de l’intéressé au revenu de solidarité active ou à la prime d’activité ou sur leur montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l’information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l’omission, des justifications données par l’intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l’allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu’il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l’allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l’information reçue, ignorer qu’il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l’omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.

Il résulte de l’instruction que par courriel du 12 avril 2022, M. B... A... a répondu à la caisse d’allocations familiales ne pas avoir perçu d’indemnités journalières au titre de l’année 2021 et des deux premiers mois de 2022. La caisse primaire d’assurance maladie a communiqué à la caisse d’allocations familiales un tableau arrêtant au montant net total de 11 400 euros les indemnités journalières versées à M. B... A... en 2021. Dans ces conditions, M. A... ne peut sérieusement soutenir avoir pu de bonne foi omettre de déclarer les indemnités journalières perçues d’avril 2021 à mars 2022 en invoquant ses difficultés de compréhension de la langue française. De surcroît, M. B... A... n’établit pas se trouver dans la situation de précarité qu’il invoque. Dès lors sa demande de remise gracieuse ne peut qu’être rejetée.

D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... A... et au président du conseil départemental des Yvelines.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2025.


Le magistrat désigné,

signé

J-M Crandal La greffière,

signé

C.Mas La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions