LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407443

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407443

mercredi 10 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407443
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10ème chambre JU - Aide sociale

Résumé IA

Indu de revenu de solidarité active (RSA) – Tribunal administratif de Versailles – La requérante contestait un indu de 589,62 euros et demandait des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le conseil départemental ayant accordé une remise gracieuse totale de l'indu, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de demande préalable et absence de préjudice établi. Décision fondée sur le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 août 2024, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 19 juin 2024 par laquelle le conseil départemental des Yvelines a rejeté son recours administratif préalable obligatoire et maintenu à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 589,62 euros pour la période d’août 2022 à juin 2023. Elle demande au tribunal de l’indemniser en réparation de son préjudice moral.

Elle soutient que :
- la caisse d’allocations familiales a effectué un calcul de moyenne ;
- le montant de 80 euros d’indemnités de chômage en octobre 2022 a été omis ;
- le résultat de la simulation qu’elle a effectuée donne un résultat différent pour la période de novembre 2022 à janvier 2023 ;
- elle conteste en partie le montant de l’indu mis à sa charge.


Par un mémoire en défense enregistré le 13 novembre 2025, le conseil départemental de Yvelines conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que par décision du 9 septembre 2024 la requérante a été déchargée de l’indu mis à sa charge qui a fait l’objet d’une remise gracieuse.

Vu les autres pièces du dossier ;


Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Crandal, conseiller honoraire, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui s’est tenue le 26 novembre 2025 à 10 heures en présence de Mme Mas, greffière d’audience.
Ont été entendus :
- le rapport de M. Crandal ;
- les observations de Mme B... qui a demandé que le tribunal condamne le conseil départemental des Yvelines à lui verser des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral et du préjudice financier causés par sa décision.
- en application de l’article R.611-7 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a soulevé, oralement à l’audience, le moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité d’une telle demande en l’absence de demande préalable auprès du conseil départemental et de chiffrage de la demande ;
- le conseil départemental des Yvelines ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée, en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Mme A... B... est allocataire de la caisse d’allocations familiales des Yvelines qui lui sert le revenu de solidarité active. A la suite d’un contrôle de ses ressources portant sur la période de mai à octobre 2022, la caisse d’allocations familiales (CAF) des Yvelines a adressé un courrier à la requérante constatant des différences entre les ressources qu’elle avait déclarées et celles que la CAF a constatées et mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 589,62 euros. Par une décision du 16 juin 2024 le président du conseil départemental des Yvelines a rejeté son recours administratif préalable obligatoire et confirmé l’indu mis à sa charge fondé sur la différence entre les ressources constatées et les ressources déclarées. Par décision du 9 septembre 2024, le président du conseil départemental des Yvelines a accordé la remise totale de l’indu mis à la charge de Mme B....

Il résulte de ce qui précède, ainsi que le tribunal en a été avisé par le défendeur le 13 novembre 2025, que les conclusions à fin d’annulation de la décision du 19 juin 2024 du président du conseil départemental des Yvelines ont perdu leur objet. En conséquence il n’y a plus lieu d’y statuer.


Sur les conclusions indemnitaires :

En l’absence de toute précision sur la réalité du préjudice moral et en l’absence de toute estimation pécuniaire, alors qu’en outre la requérante n’a présenté aucune demande préalable auprès du conseil départemental des Yvelines ainsi qu’il a été dit par le magistrat désigné lors de l’audience du 26 novembre 2025 en application de l’article R.611-7 du code de justice administrative les conclusions de la requérante à fin qu’une indemnité en réparation de ce préjudice allégué mais non établi soit mise à la charge du conseil départemental des Yvelines ne peuvent qu’être rejetées.


D É C I D E:

Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 19 juin 2024 du président du conseil départemental des Yvelines.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au département des Yvelines.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2025.



Le magistrat désigné,




J-M CrandalLe greffier,




C. Mas


La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions