lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2407573 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er septembre 2024 et un mémoire enregistré le 16 novembre 2024, Mme A B demande au tribunal de l'indemniser des préjudices subis du fait du caractère tardif de son relogement.
Elle soutient qu'à la suite de violences conjugales, elle a dû quitter son domicile avec ses enfants et a été hébergée par ses parents, dont le logement était trop petit ; qu'elle a finalement été relogée grâce au dispositif " action logement " ; qu'elle est restée en attente de logement pendant 12 mois.
Vu le mémoire enregistré le 16 décembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucune décision DALO n'a été produite par la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (). " Aux termes, enfin de l'article R. 612-1 : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Il résulte de ces dispositions combinées que la juridiction ne peut être valablement saisie que d'un recours dirigé contre une décision de l'administration et que la requête doit être accompagnée, sous peine d'irrecevabilité, d'une copie de cette décision ou de la preuve du dépôt d'une réclamation. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle.
4. Il ressort des pièces versées au dossier que Mme A B n'a joint à sa requête introductive d'instance ni décision administrative rejetant une demande d'indemnisation, ni la preuve qu'elle a préalablement adressé une réclamation indemnitaire à l'administration. Sa requête n'a pas été régularisée par la production de l'acte attaqué ou de la preuve du dépôt d'une réclamation restée sans suite, malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal le 26 septembre 2024 et dont elle a accusé réception le même jour sur l'application Télérecours. Par suite, sa requête est irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 30 décembre 2024.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
F. Doré
La République mande et ordonne au ministre en charge du logement en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2005931
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