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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2410432

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2410432

mercredi 12 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2410432
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B contestant la décision de la Caisse d'allocations familiales d'Evry de ne lui accorder qu'une remise partielle de 710 euros sur sa dette de RSA de 1419,99 euros. Le requérant n'a soulevé qu'un seul moyen, tiré d'une retenue déjà effectuée lors de l'ouverture de ses droits à l'AAH, jugé inopérant. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance, faute de moyens recevables ou assortis de précisions suffisantes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 11 octobre 2024 par laquelle la Caisse d'allocations familiales d'Evry ne lui a accordé qu'une remise partielle de 710 € de sa dette de Revenu de solidarité active (RSA) d'un montant initial de 1419,99 € :

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative habilitent les présidents des formations de jugement des tribunaux administratifs à rejeter par ordonnance, et après expiration du délai de recours, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Dans sa requête, M. A B se borne à soutenir qu'une retenue avait déjà été effectuée lors de l'ouverture de ses droits à l'AAH. Si le requérant a renvoyé le formulaire que lui avait adressé le tribunal en application de l'article R.772-6 susvisé, il n'a pas signé ce document, dans lequel il ne fait état, au demeurant, d'aucun moyen autre que celui qu'il avait déjà exposé dans sa requête. L'unique moyen dont il se prévaut étant inopérant, sa requête doit être rejetée en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B

Fait à Versailles, le 12 février 2025 .

Le président de la 4ième chambre,

Signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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