LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2411260

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2411260

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2411260
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10ème chambre JU - Aide sociale

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la fin de la prise en charge de sa nièce par l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour annuler le jugement du tribunal pour enfants ayant mis fin au placement. Concernant l’arrêté du département des Yvelines, il a jugé que le président du conseil départemental était en situation de compétence liée pour appliquer la décision judiciaire, rendant inopérant le moyen tiré des frais engagés par la requérante. La décision s’appuie sur les articles L. 228-3 du code de l’action sociale et des familles et le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 novembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler le jugement du tribunal pour enfants de C... du 18 septembre 2024 et l’arrêté du 23 octobre 2024 par lequel le président du conseil départemental des Yvelines met fin à la prise en charge de D... A..., née en 2014, à compter du 18 septembre 2024 au titre de l’aide sociale à l’enfance.

Elle soutient que :
- l’intérêt supérieur de l’enfant doit être pris en compte ;
- elle élève seule son fils ;
- elle a engagé des frais très importants pour l’éducation de sa nièce.

Par un mémoire en défense enregistré au tribunal le 2 décembre 2025, le conseil départemental des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- le tribunal administratif n’est pas compétent pour examiner la décision de l’autorité judiciaire ;
- les conclusions dirigées contre l’arrêté du 23 octobre 2024 sont irrecevables dès lors que le département était en situation de compétence liée ;
- il a versé 3 577,84 euros à Mme A... d’octobre 2024 à avril 2025 aux fins de remboursement des frais de cantine scolaire, de psychologue et d’entretien ;

- il n’y a plus lieu de statuer sur ces décisions.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi des 16-24 août 1790 en son article 13 ;
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique du 17 décembre 2025 à 10 heures qui s’est tenue en présence de Mme Mas, greffière d’audience.

Le rapport de M. Crandal, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.

En l’absence des parties, la clôture de l’instruction a été prononcée, en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative, après l’appel de l’affaire à l’audience.


Considérant ce qui suit :

Mme B... A... est la tante de Mme D... A... née en 2014. Par un jugement de placement du 5 septembre 2022 du tribunal pour enfants de C..., D... A... a été placée auprès de sa tante, en qualité de tiers digne de confiance. Par un jugement du 18 septembre 2024, le tribunal pour enfants de C... a mis fin à ce placement. Par arrêté du 23 octobre 2024, le président du conseil départemental des Yvelines a décidé de mettre fin à la prise en charge par le département au titre de l’aide sociale à l’enfance des dépenses d’entretien, d’éducation et de conduite de Mme D... A... placée chez sa tante. Mme B... A... demande au tribunal d’annuler ce jugement et cet arrêté.

Sur les conclusions en annulation du jugement du tribunal pour enfants de C... du 18 septembre 2024 :

Ainsi que le soutient à bon droit le département de Yvelines, les conclusions de la requête à fin d’annulation du jugement du tribunal pour enfants de C... du 18 septembre 2024 sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Sur les conclusions en annulation de la décision du président du conseil départemental des Yvelines :

Aux termes de l’article L. 228-3 du code de l’action sociale et des familles : « Le département prend en charge financièrement au titre de l'aide sociale à l'enfance, à l'exception des dépenses résultant de placements dans des établissements et services publics de la protection judiciaire de la jeunesse, les dépenses d'entretien, d'éducation et de conduite de chaque mineur : / 1° Confié par l'autorité judiciaire en application des articles 375-3, 375-5 et 433 du code civil à des personnes physiques (…) ».

Il résulte de l’instruction que, par un jugement du 18 septembre 2024, le tribunal pour enfants de C..., a décidé de mettre fin au placement de Mme D... A... chez Mme B... A... sa tante, en qualité de tiers digne de confiance.

Les décisions de l’autorité judiciaire s’appliquant à tous, le président du conseil départemental des Yvelines étant en situation de compétence liée ainsi qu’il l’expose dans son mémoire en défense, le moyen unique des conclusions à fin d’annulation de la requête, tiré de ce que Mme B... A... a engagé des dépenses d’entretien, d’éducation et de conduite de D... A... est en tout état de cause inopérant et doit être écarté pour ce motif.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme A... tendant à l’annulation de la décision du président du conseil départemental des Yvelines du 23 octobre 2024 mettant fin à la prise en charge par le département au titre de l’aide sociale à l’enfance des dépenses d’entretien, d’éducation et de conduite de D... A... placée chez sa tante, en qualité de tiers digne de confiance, ne peuvent qu’être rejetées.


D É C I D E :


Article 1er : Les conclusions de la requête à fin d’annulation du jugement du tribunal pour enfants de C... du 18 septembre 2024 sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 3 : Le jugement sera notifié à Mme B... A... et au président du conseil départemental des Yvelines.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.


Le magistrat désigné,


Signé

J-M. CrandalLa greffière,


Signé

C. Mas



La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions